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Communications de l’Alliance

Mise à jour: 2 octobre 11h

Rémunération en cas d’absence

En raison de cette rentrée particulière, l’­Alliance a préparé un tableau résumant la rémunération en lien avec une absence causée par une situation liée à la COVID-19.

Il est important de rappeler que si vous travaillez à distance et êtes payés à 100 %, vous devez effectuer une prestation d’enseignement virtuel. Si vous devez vous absenter pour une situation inscrite dans le tableau — absence normalement rémunérée grâce aux jours de maladie — mais que vous avez déjà utilisé les six journées de votre banque de congés de maladie, le congé devra être sans solde.

Mise à jour: 14 septembre 15 h 45

Enregistrement des rencontres de parents

Bonjour,

Plusieurs enseignantes et enseignants nous ont mentionné avoir reçu l’ordre d’enregistrer les rencontres de parents, afin de mettre une vidéo à la disposition de ceux qui n’auraient pas pu se joindre à la réunion.

Sachez que les directions d’établissement ne peuvent vous imposer l’enregistrement de cette réunion, pas plus que celui des cours donnés en ligne. Cette décision et les conséquences en découlant vous appartiennent totalement.

Si vous avez des questions, n’hésitez pas à communiquer avec le membre du Conseil d’administration responsable de la vie syndicale de votre établissement.

Mise à jour: 8 septembre 10h 

Rencontre d’information — présentation PPT

Bonjour,

Dans le contexte particulier que nous vivons, il est important de bien connaître nos droits et nos obligations. À cet effet, nous avons tenu en visioconférence, le 2 septembre dernier, une rencontre d’information sur la rentrée devant quelques centaines de membres.

L’Alliance met à votre disposition la présentation PowerPoint diffusée lors de cette rencontre.

Nous vous rappelons d’aviser immédiatement votre direction lorsque des règles sanitaires ne sont pas respectées. Si aucun ajustement n’est fait, vous avez la responsabilité de le signaler au syndicat et à un inspecteur de la CNESST au 1-844-838-0808.

Mise à jour: 1er septembre 14h 

Aide-mémoire

Vous trouverez un aide-mémoire, qui vous indique les quelques éléments de base à vous rappeler en tout temps pour assurer la protection de votre santé et de celle de vos élèves.

Consultez également les documents de la Direction régionale de santé publique de Montréal et du CNESST, disponibles dans la section Communications officielles de cette page, pour plus de précisions

Mise à jour: 26 août, 13h 

 La rentrée à la FGJ

Bonjour,

C’est la rentrée des classes au secteur de la formation générale des jeunes et, quoi qu’en dise le CSSDM, nous savons de source sûre que bien des écoles ne sont vraiment pas prêtes à accueillir les élèves et leurs enseignantes et enseignants. Rien pour calmer nos inquiétudes, partagées également par certains parents et plusieurs spécialistes de la santé.

Depuis plusieurs semaines, nous avons exigé que soient mises en place une foule de mesures pour que votre protection soit assurée. Nos demandes ne sont d’ailleurs pas farfelues ! Celles d’un groupe de 150 médecins sont même au-delà de nos exigences afin d’éviter qu’un chaos s’installe dans les établissements et que le milieu de l’éducation ne soit le déclencheur d’une deuxième vague de la pandémie.

Les consignes du ministère n’ont malheureusement pas changé. Les élèves de 10 ans et moins ne porteront pas le masque et les élèves de 10 ans et plus ne le porteront que dans les aires communes. Le ministre Roberge s’en tient toujours au respect du 2 mètres de distanciation et à la fameuse bulle-classe. Or, nous le savons tous, c’est quasi impossible… C’est pourquoi nous vous encourageons à respecter le 2 mètres en tout temps avec vos élèves de 10 ans et plus. Si votre local ne le permet pas, veuillez en aviser immédiatement votre direction qui devra alors trouver une solution. Veuillez également informer le membre du Conseil d’administration responsable de la vie syndicale de votre établissement de toutes les situations où il y a des ratés et des anomalies.

Devant ces situations, nous avons, de notre côté, demandé officiellement au CSSDM un report de la rentrée scolaire. Cette demande a été refusée, le CSSDM se contentant de nous répondre que tout était en place. Nous leur avons démontré le contraire et nous continuons à exercer des pressions.

Plusieurs profs ont suggéré un recours à une grève. Pour ce faire, il aurait fallu convoquer une assemblée générale extraordinaire. Or, l’Alliance a choisi de ne pas en ajouter sur vos épaules en ce moment de planification de rentrée scolaire chaotique. Au lieu de cela, nous avons plutôt opté de sortir publiquement dans les médias* et de faire des représentations politiques, notamment avec le soutien du mouvement Je protège mon école publique, pour démontrer les enjeux et exiger les changements nécessaires afin de nous assurer de la protection de votre santé et celle des élèves.

Vous n’entendrez certainement pas le CSSDM ou le ministère dire que c’est grâce à la pression que nous avons exercée qu’ils ont décidé de fournir des lunettes de protection ou des visières, par exemple. Mais nous savons quant à nous pertinemment que nos actions et exigences ont un impact et que des changements se font grâce à vous qui continuez à nous faire part des situations inacceptables dans vos établissements et grâce à nous qui continuons à nous battre. Nous ne baisserons pas les bras.

*Pour voir toutes les entrevues disponibles : https://alliancedesprofs.qc.ca/medias/

Mise à jour: 25 août, 17 h 

Demandes et questions de l’Alliance – 2

À la veille de la rentrée de vos élèves, nous sommes bien conscients qu’il y a encore une foule de questions auxquelles votre employeur n’a pas répondu. Bien que ce ne soit pas de notre responsabilité, sachez que nous sommes constamment à la recherche des informations justes. Nous n’avons reçu aucune réponse à notre lettre adressée au ministre de l’Éducation et aux directions de santé publique. Nous continuons tout de même à exiger des réponses du CSSDM, sachant toutefois qu’il n’a pas toujours une marge de manœuvre et qu’il doit s’en tenir aux règles du ministère. Voici donc une suite des réponses aux questions que nous lui avons posées et des informations complémentaires. Vous vous doutez bien que certaines des réponses ne nous satisfont pas du tout. Sachez que nous continuons à exercer des pressions pour assurer votre santé.

Organisation et planification

Est-ce que le CSSDM acquiesce à notre demande d’entrées progressives dans tous les établissements afin d’apprivoiser les nouvelles règles et de faciliter la rentrée ?

Non

Est-ce que les réunions et rencontres virtuelles seront privilégiées pour les différents comités ?

Ça peut varier selon les besoins de l’école, selon la disponibilité des locaux et selon les horaires du personnel. Nous vous encourageons à privilégier les rencontres virtuelles lorsque c’est possible.

Durant les journées pédagogiques, les enseignants pourront-ils aussi faire leur TNP et leur TC à l’extérieur de l’école ?

Le CSSDM ne recommande pas de télétravail pour les journées pédagogiques de début d’année, mais cela pourrait varier selon les besoins de l’école. N’hésitez pas à en faire la demande à votre direction si les tâches que vous devez faire peuvent s’effectuer en dehors de l’établissement.

Est-ce que tout le temps de nature personnelle (TNP) ou le temps complémentaire (TC) pourra se faire à l’extérieur de l’établissement ?

Il appartient à la direction d’établissement d’analyser les demandes des enseignants à la lumière de l’organisation du travail, notamment les remplacements d’urgence (RU), afin d’autoriser le travail à l’extérieur en tenant compte des services à rendre aux élèves et au bon fonctionnement de l’établissement. N’hésitez pas à en faire la demande à votre direction si les tâches que vous devez faire peuvent s’effectuer en dehors de l’établissement.

Quels sont les cours qui peuvent se faire dans d’autres locaux que celui attitré à un groupe ?

De manière générale, ce sont les cours d’éducation physique et les laboratoires de science qui se dérouleront dans un local différent. Selon le CSSDM, ça pourrait aussi être le cas pour d’autres spécialités dans certaines écoles.

Est-ce que le CSSDM suivra les directives ministérielles qui recommandent d’éviter la semestrialisation pour l’anglais intensif afin de ne pas pénaliser les élèves en cas d’un nouveau confinement ?

Non, le CSSDM autorise la semestrialisation (demi-année) d’anglais intensif.

Une « caméra hibou » (owl camera) a été utilisée cet été pour transmettre des cours en direct à l’éducation des adultes. Ce projet sera-t-il reconduit ?

Il n’y aura pas de « caméra hibou » dans les classes cette année.

Comment allons-nous nous assurer que les parents et les élèves allophones comprennent bien les consignes et règles de sécurité liées à la COVID-19 ?

Comme demandé par l’Alliance, des documents seront traduits pour ces parents et élèves.

Mesures de protection

Qui aura accès à l’équipement de protection complet ?

Les profs d’écoles ou de classes spécialisées ou encore ceux ayant un élève intégré pour lequel il existe des risques de projections imprévues ou la possibilité d’interactions intermittentes et imprévisibles.

Personnel enseignant

Quel est le personnel enseignant qui peut être exempté ? (mise à jour)

Les exemptions confirmées l’année dernière restent en vigueur pour l’instant, sauf pour les femmes enceintes et les femmes qui allaitent. En vertu du programme Pour une maternité sans danger, le Bureau des services-conseils en assiduité au travail (BSCAT) étudie les nouvelles demandes et en informe l’employée et sa direction.

Comment dois-je procéder si j’ai des symptômes de la COVID-19 et que je dois m’absenter du travail ?

Vous devez téléphoner à la ligne Info-COVID et ensuite communiquer rapidement avec votre direction d’établissement pour lui expliquer les directives que vous aurez reçues en appelant à ce service (aller se faire tester, isolement de quelques jours, etc.). Vous appelez aussi au TAS pour signaler votre absence.

Est-ce qu’un prof doit piger dans sa banque de congés de maladie s’il doit rester à la maison parce que son enfant a des symptômes de COVID et qu’il ne peut pas aller à la garderie ou à l’école ?

Le CSSDM nous indique que les profs devront utiliser le congé, sans rémunération, de 10 jours maximum pour responsabilités familiales. Comme l’Entente nationale le prévoit, le CSSDM puisera automatiquement dans la banque de 6 journées de congé de maladie monnayables afin d’assurer une rémunération au prof qui s’absente pour ce motif. Si l’absence dure plus de 6 jours, les 4 jours de congé pour responsabilités familiales qui restent ne seront donc pas rémunérés.

Par contre, si vous avez aussi des symptômes et devez passer un test de la COVID-19, vous serez rémunérés de manière régulière et serez en télétravail, comme indiqué dans la dernière infolettre Demandes et questions de l’Alliance.

Des sanctions sont-elles prévues si un membre du personnel refusait de porter le masque et de respecter les consignes de sécurité ?

Oui, des mesures administratives et disciplinaires pourront être imposées au personnel qui refusera de respecter les consignes de sécurité.

Y aura-t-il un registre des suppléants afin de savoir rapidement qui a travaillé dans les classes où il y aurait des cas de COVID-19 ?

Le CSSDM collaborera aux enquêtes de la Direction de la santé publique, le cas échéant.

Les directions fourniront-elles des documents de procédures pour leur établissement aux suppléants ?

Toutes les informations seront incluses dans la communication en lien avec la suppléance.

Dans tous les cas, si vous considérez que votre santé et celle des élèves est menacée, que ce soit par la déficience de la ventilation ou le non-respect des règles édictées par la Direction de la santé publique, veuillez rapidement l’indiquer à votre direction et communiquez avec le membre du Conseil d’administration responsable de la vie syndicale de votre établissement, si cette dernière ne semble pas suivre les règles.

Mise à jour: 20 août, 11 h 45

Demandes et questions de l’Alliance

Après l’envoi de notre lettre de demandes, l’Alliance a tenu une rencontre avec ses homologues du CSSDM pour obtenir des réponses à nos questions. Voici les premières informations obtenues. Nous attendons encore des confirmations sur d’autres sujets.

Organisation et planification

Est-ce qu’il y aura ajout de journées pédagogiques en début d’année afin de bien préparer les lieux et de les adapter aux consignes de sécurité ?

Le ministre de l’Éducation a été très clair à ce sujet : aucun ajout de journée pédagogique et le CSSDM nous dit devoir respecter cette consigne.

Quelles sont les règles émises pour l’organisation des récréations, des dîners, des services de garde dans les établissements de la formation générale des jeunes et pour l’admission et les inscriptions à l’éducation des adultes ?

En raison du principe de subsidiarité, chaque établissement peut établir son plan comme bon lui semble, en respectant les mesures sanitaires.

Afin de faciliter le rattrapage pédagogique et de respecter les règles sanitaires, y aura-t-il une baisse de ratio ?

NON, mais nous continuons de faire des représentations en ce sens au niveau national.

Est-ce que l’on condamnera les locaux dont la ventilation est déficiente ?

Selon le CSSDM, tous les locaux sont appropriés.

Si vous doutez de la qualité de l’air de votre classe ou de votre établissement, veuillez en faire part à votre direction et nous en aviser immédiatement.

Mesures de protection

Est-ce que des masques de procédure seront fournis aux profs et élèves qui n’en ont pas ?

Oui. Le CSSDM a prévu des masques pour chacun des profs, pour une commande totale de 7 000 000 de masques de procédure.

Est-ce que les élèves à l’EDA et à la FP sont tenus de porter un masque à moins de deux mètres ?

Les élèves de ces secteurs doivent porter un masque s’ils se trouvent à moins de 2 m des autres élèves ou des profs.

Est-ce que l’on fournira des protections supplémentaires aux enseignantes et enseignants qui le désirent ? Cela est d’autant plus important pour les suppléants, les spécialistes et les profs du secondaire qui côtoient plusieurs groupes.

Oui. Les profs qui souhaitent obtenir une visière ou des lunettes de protection en recevront. Nous vous encourageons à faire une demande à votre direction.

 Est-ce que des lavabos supplémentaires ont été installés dans les écoles ?

 Au primaire : des lavabos desservant deux locaux sont en installation. Presque 80 % du travail a été effectué.

Au secondaire et dans les centres : des solutions hydroalcooliques sont fournies pour le lavage des mains, en complément des lavabos qui existent déjà.

Personnel enseignant

Est-ce que les profs pourront effectuer leur travail de nature personnelle et leur temps complémentaire à distance ou à la maison s’ils le désirent ?

Oui

 Quels sont les critères d’exemption des enseignantes et des enseignants ?

 Ce sont les mêmes critères de santé et d’âge qu’au printemps dernier. Si vous souhaitez être exemptés, vous devez remplir un formulaire. Les profs qui ont été retirés l’an dernier n’ont pas à le remplir à nouveau.

Lorsqu’un prof est déclaré exempté, il ne perd pas son poste, il sera en télétravail. Il aura soit la responsabilité d’enseigner aux élèves à la maison ou de travailler sur des projets particuliers.

Pour les profs qui pourraient être exemptés et qui préfèrent travailler en classe, vous êtes priés de vous informer auprès de la CNESST pour savoir exactement ce qui pourrait arriver si jamais vous étiez atteints de la COVID-19.

Pour cette raison, à l’instar du CSSDM, nous vous recommandons de ne pas signer le formulaire qui demande une exemption de votre exemption de travailler en classe en raison des critères basés sur votre santé ou sur votre âge.

Est-ce que les profs avec des proches à risque peuvent être exemptés ?

Non. Le CSSDM dit ne pas avoir d’ouverture à ce sujet. Mais en raison du principe de subsidiarité qui accorde de la latitude aux directions d’établissement, nous vous recommandons de faire une demande à votre direction.

Cas de COVID-19 dans les établissements

 Est-ce que les profs qui ont des symptômes, qui doivent se faire tester ou qui sont malades doivent piger dans leur banque de congés de maladie pour être rémunérés ?

Non. Ils seront considérés comme en télétravail et recevront leur salaire régulier. Une procédure claire à ce sujet sera transmise aux profs.

Qu’en est-il pour les enseignantes et enseignants à statut précaire qui ont contracté la COVID-19 ?

Ils seront rémunérés par la CNESST.

Qu’arrivera-t-il s’il y a un cas de COVID-19 dans une classe ou une école ?

Toutes les situations seront évaluées au cas par cas. C’est la direction de la santé publique qui devra déterminer quels profs et quels élèves doivent être testés et décider si une classe ou une école doit fermer.

Dans tous les cas, si vous considérez que votre santé et celle des élèves est menacée, que ce soit par la déficience de la ventilation ou le non-respect des règles édictées par la direction de la santé publique, veuillez l’indiquer à votre direction et communiquer avec le membre du conseil d’administration responsable de la vie syndicale de votre établissement.

Mise à jour: 17 août, 11 h

Demandes pour une rentrée sécuritaire

La semaine dernière, l’Alliance a fait parvenir une lettre à la direction générale du CSSDM, aux autorités en santé publique et au ministre de l’Éducation pour leur faire part des inquiétudes et interrogations exprimées par les membres concernant la rentrée scolaire ainsi que pour leur exposer nos exigences afin d’assurer la santé et la sécurité de tous. Nous vous invitons à lire cette lettre.

Nous rencontrerons sous peu nos homologues du CSSDM. Nous vous tiendrons au courant des différents développements.

Si vous avez des préoccupations et des questions, n’hésitez pas à les formuler à votre direction d’établissement.

Mise à jour: 12 août, 13h

Plan de la rentrée actualisé

Certaines enseignantes et certains enseignants de la formation professionnelle sont déjà en poste et la rentrée scolaire arrive à grands pas pour les profs des autres secteurs. Le ministre de l’Éducation a annoncé cette semaine son plan actualisé de retour en classes dans le contexte de la pandémie. Nous avons pris connaissance de ce plan et nous sommes bien conscients qu’il y a des failles, notamment sur la nécessité d’avoir un plan clair pour le rattrapage pédagogique. Il y a aussi une confusion sur le port du masque et les règles de distanciation. C’est un enjeu particulier entre autres pour les profs du secondaire, les suppléants et les spécialistes. C’est pourquoi nous avons demandé une rencontre avec nos homologues du CSSDM cette semaine, pour établir des balises qui doivent rencontrer tous les principes de santé et sécurité dictés par la Direction de la santé publique. Même si nous sommes bien conscients que le risque zéro n’existe pas, soyez assurés que si les plans établis par le CSSDM ne nous satisfont pas, nous n’hésiterons pas à aller au-delà de cette instance et exigerons du gouvernement qu’il mette en place toutes les mesures possibles pour assurer votre santé et votre sécurité.

Nous profiterons de la rencontre avec le CSSDM pour poser les questions que plusieurs d’entre vous nous ont acheminées. Nous vous rappelons par le fait même que c’est votre direction qui est responsable de l’application du plan ministériel dans votre établissement. N’hésitez pas à lui faire part de vos questionnements et de vos inquiétudes.

En attendant la rentrée,  profitez de ces quelques beaux jours de vacances!

Mise à jour: 18 juin à 16 h 20

Modification au bulletin du préscolaire

La FAE a effectué des représentations en votre nom afin de vous permettre, exceptionnellement, d’inscrire la mention Non évalué (NÉ) au bulletin si vos traces à la 3e étape sont insuffisantes pour vous permettre de porter un jugement. Vous trouverez les modalités dans la lettre du sous-ministre.

Mise à jour: 11 juin à 14 h 40

Changement aux paramètres de l’évaluation

Dans le contexte de la pandémie, le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur (MEES) a changé les paramètres de l’évaluation. Voici un résumé des changements au régime pédagogique qui pourra répondre à vos nombreuses interrogations ainsi que la lettre du sous-ministre à laquelle nous faisons référence (pages 2 et 3).

BULLETIN POUR LE PRÉSCOLAIRE

À l’éducation préscolaire, aucune modification ne sera apportée au bulletin habituel. L’enseignant devra effectuer un bilan et utiliser les cotes A, B, C ou D pour évaluer l’enfant par rapport aux attentes du programme, tout en tenant compte du contexte exceptionnel de l’année scolaire qui a été interrompue.

En raison de la situation particulière, la FAE agit en ce moment même pour tenter de corriger cet aspect. Par ailleurs, une pétition circule concernant le droit d’ajouter la mention « Non évaluée » (NE).

BULLETIN POUR LE PRIMAIRE ET LES TROIS PREMIÈRES ANNÉES DU SECONDAIRE

Étape 3 :

Les résultats de la 3e étape seront présentés selon les mentions « Réussie » (R), « Non réussie » (NR) ou « Non évaluée » (NE), et ce, par compétence. On évalue donc cette étape si on a des observations et selon notre jugement professionnel.

Si on a peu ou pas de traces ou des traces qui ne nous permettent pas d’évaluer la réussite, alors pour cette dernière étape seulement et en fonction de notre jugement professionnel (répété maintes fois par le ministre Roberge), on peut alors choisir de mettre la mention NE.

Résultat disciplinaire final :

On ne peut mettre la mention « Non évaluée » (NE). Il faut alors inscrire ce qui est indiqué dans la lettre du sous-ministre, soit « Réussie » (R), ou « Non réussie » (NR) en se fiant aux deux premières étapes et à nos observations pendant la pandémie, le cas échéant.

En résumé :

  • Étape 3 = R, NR ou NE
  • Résultat disciplinaire final = R ou NR

BULLETIN POUR LES 4e ET 5e SECONDAIRES

Étape 3 :

Les résultats de la 3e étape seront exprimés par les mentions « Réussie » (R), « Non réussie » (NR) ou « Non évaluée » (NE), et ce, pour chaque compétence. On évalue donc cette étape si on a des observations et selon notre jugement professionnel.

Si on a peu ou pas de traces ou des traces qui ne nous permettent pas d’évaluer la réussite, alors pour cette dernière étape seulement et en fonction de notre jugement professionnel (répété maintes fois par le ministre Roberge), on peut alors choisir de mettre la mention NE.

Résultat disciplinaire final :

Exprimé en pourcentage, la 1re étape valant 40 % et la 2e, 60 %. Les observations de la 3e étape peuvent venir bonifier le résultat final, mais pas l’abaisser.

Relevé des apprentissages pour la sanction des étudesdes élèves de 4e et de 5e secondaires :

Le résultat final sera transformé en mention « Réussite (REU) » ou « Non réussite » (NRE).

En résumé :

  • Étape 3 = R, NR ou NE
  • Résultat disciplinaire final = %
  • Relevé des apprentissages pour la sanction  des études: REU ou NRE

Si vous avez des questions, n’hésitez pas à communiquer avec le membre du Conseil d’administration responsable de la vie syndicale de votre établissement.

Mise à jour: 5  juin à 13 h 20

Camps pédagogiques

 Comme vous le savez, le ministre de l’Éducation a annoncé par surprise la mise en place de camps pédagogiques à l’intention des élèves en difficulté, et ce, dans de très courts délais. Cette annonce de dernière minute a suscité la grogne de tout le milieu de l’éducation. Sans doute grâce aux pressions exercées, le ministre Roberge a finalement décidé que ces camps seraient facultatifs et a remis la responsabilité entre les mains des commissions scolaires.

 

La CSDM a ainsi décidé de mettre en place ces camps pédagogiques pour les élèves des classes spécialisées. Ainsi, 9 demi-journées leur seront offertes, à compter du lundi 8 juin, avec une entrée progressive s’étalant sur deux jours afin de préparer la classe.

 

Les enseignantes et enseignants qui font déjà de l’enseignement à distance avec ces élèves restent en télétravail, à moins qu’ils préfèrent enseigner en classe. Le cas échéant, un autre prof prendra la charge d’enseignement à distance avec les élèves qui ne participeront pas aux camps pédagogiques. Tous les profs qui n’effectuent pas présentement une prestation en télétravail peuvent donc être convoqués.

 

Dans tous les cas, si vous vous trouvez en classe, assurez-vous de bénéficier du matériel de protection prévu et également de recevoir la formation adéquate pour son utilisation.

 

Les camps prendront fin le 23 juin et les journées pédagogiques du 25 et 26 juin sont maintenues.

 

Si vous avez des questions, n’hésitez pas à communiquer avec le membre du Conseil d’administration responsable de la vie syndicale de votre établissement.

Mise à jour: 1er juin à 13 h

Occasion de formations

L’année scolaire 2019-2020 aura été rocambolesque pour nous, les enseignantes et enseignants de Montréal.

Nous avons assisté, non sans résister, à l’adoption sous bâillon par le gouvernement de la CAQ de la loi 40, une loi qui attaque de plein fouet nos conditions d’exercice. Nous avons constaté, une fois de plus, le mépris du gouvernement provincial à notre égard au moment du dépôt de l’offre patronale pour le renouvellement de notre contrat de travail. Nous avons dû jongler, depuis le début de la pandémie de la COVID-19 et la fermeture des écoles, avec des consignes floues et imprécises de la part d’un ministre de l’Éducation complètement déconnecté de la réalité montréalaise.

Et tout cela sans compter les difficultés récurrentes auxquelles nous faisons face, année après année, comme prof à Montréal.

La semaine dernière, pour ajouter au tableau, notre profession a été mal menée à bien des égards dans l’univers médiatique québécois. Nous croyons que les situations dont il est question sont des cas d’exception et qu’ils ne peuvent être généralisés. Les profs font des pieds et des mains, depuis le début de la crise, pour joindre leurs élèves et offrir un suivi de qualité. L’Alliance profite tout de même de l’occasion pour rappeler que les enseignantes et enseignants sont tenus d’assurer une prestation complète de travail, faute de quoi ils s’exposent à des sanctions, comme des mesures disciplinaires ou une perte de revenus.

Considérant la situation actuelle et l’incertitude entourant la rentrée de septembre ainsi que l’importance que nous accordons au bien-être des élèves, un scénario où l’enseignement à distance se poursuivrait ne peut être exclu. En ce sens, toute initiative visant une formation ou l’appropriation des outils technologiques est la bienvenue. L’Alliance défend le principe de la formation durant les heures de travail et la souplesse de l’employeur pour nous donner le temps nécessaire à l’appropriation des différentes plateformes et ressources qui nous sont offertes est une nécessité. Les formations doivent être suivies à l’intérieur de la semaine régulière de travail de 32 h. Celles-ci doivent être soutenues par votre direction d’établissement ! Nous sommes conscients que ce virage numérique n’est pas facile et souhaité par tous, mais les situations actuelles et probablement futures nous amènent vers ces modes de travail de façon inévitable.

Les profs sont résilients, les profs sont des battants. Mais évidemment, ils ont besoin d’être soutenus, valorisés et appréciés. Nous faisons partie de la solution, il est grand temps qu’on nous écoute ! Continuons notre travail et poursuivons la lutte afin qu’enfin, l’éducation redevienne une véritable priorité.

Mise à jour: 25 mai à 8 h 50

Rentrée le 25 mai à l’EDA

Les consignes ministérielles étant ce qu’elles sont depuis le début de la crise liée à la pandémie — floues — il nous a été difficile d’obtenir l’information claire en lien avec votre rentrée prévue aujourd’hui. Entre-temps, nous avons exercé des pressions pour que les décisions prises tiennent compte d’abord et avant tout de votre santé et de votre sécurité, ainsi que celles des élèves.

À l’éducation des adultes (EDA), l’enseignement se fait entièrement à distance. La réouverture des centres n’est permise que pour la passation d’épreuves ministérielles et d’examens locaux en classe. De plus, il ne sera pas possible de retourner sur les plateaux d’enseignement en entreprise avec les élèves en formation de métiers semi-spécialisés.
À noter que la présence en classe pour la passation des épreuves ministérielles et examens devra s’effectuer en respect des règles dictées par la Direction générale de santé publique relativement à la formation des groupes (maximum 15 personnes) ainsi qu’en respect des règles d’hygiène propres aux environnements (nettoyage, lavage de mains) et distanciation (2 mètres).

EXCEPTION : selon le ministère de l’Éducation de l’Enseignement supérieur (MEES), le Centre Champagnat est considéré comme une école spécialisée.

Si vous avez des questions, n’hésitez pas à communiquer avec le membre du Conseil d’administration responsable de la vie syndicale de votre établissement. Dans tous les cas, si vous considérez que les règles exigées de la santé publique ne sont pas respectées, nous vous demandons de communiquer avec nous pour que nous puissions intervenir. Vous pouvez également les signaler sur la plateforme Ça cloche. Votre santé et sécurité sont primordiales.

Mise à jour: 22 mai à 13 h

Retour en classe le 1er juin pour les enseignantes et enseignants d’écoles ou de points de services spécialisés

Comme vous le savez, le gouvernement a annoncé la semaine dernière le report de l’ouverture des écoles du grand Montréal métropolitain en septembre. Il a toutefois prévu une exception pour les écoles qui ont un mandat régional ou suprarégional de niveau tant primaire que secondaire, son intention étant de donner un répit aux parents d’enfants handicapés. Selon les informations que nous avons obtenues, le gouvernement préparerait actuellement un décret dans les prochains jours forçant les centres de services du Grand Montréal métropolitain à rouvrir certains établissements et points de service. L’Alliance est d’avis, dans le contexte où cette réouverture décrétée semble inévitable, que le retour des élèves HDAA en classe dans le contexte actuel représente un défi de taille et que les embûches sont multiples.

Concrètement, les écoles ou points de service qui pourraient rouvrir sont ceux qui ont un mandat régional ou suprarégional. Ces établissements sont ceux qui reçoivent des enfants des territoires autres que celui de la CSDM. Cependant, il peut arriver qu’un établissement ait théoriquement un mandat régional ou suprarégional, mais ne reçoive que des enfants du territoire de notre centre de service. Le MEES ne s’étant pas arrêté à cette nuance, ces établissements et points de service seront tout de même soumis aux mêmes règles de réouverture.

Pour le primaire, les écoles touchées sont les suivantes :

  • De l’Étincelle ;
  • Saint-Pierre-Apôtre ;
  • Victor-Doré ;
  • le point de service pour les élèves ayant une déficience auditive de l’école Gadbois ;
  • le point de service pour les élèves ayant une déficience visuelle ou auditive de Saint-Enfant-Jésus ;
  • le point de service TSA de l’école Saint-Étienne (TSA 50/24).

Pour le secondaire, les écoles concernées sont les suivantes :

  • Irénée-Lussier ;
  • Joseph-Charbonneau ;
  • le point de service pour les élèves TSA de l’école Édouard-Montpetit ;
  • le point de service pour les élèves ayant une déficience auditive de l’école Lucien-Pagé.

Afin de permettre aux profs et aux élèves de ces écoles ou points de service un bon déroulement pour un retour en classe en toute sécurité, avec l’équipement de protection nécessaire, la date qui a été déterminée pour l’ouverture est le 1er juin. À ce jour, la CSDM mentionne qu’il n’y a qu’entre 12 % et 19 % des élèves qui ont confirmé leur présence, selon l’établissement.

L’Alliance veillera à ce que les balises fixées par la CNESST s’appliquent à la lettre lors du retour à l’école : hygiène des mains, nettoyage des locaux et du matériel, etc. Étant donné la très grande difficulté, voire l’impossibilité dans certains cas, d’appliquer les consignes de distanciation pour les élèves fréquentant les établissements visés par une réouverture, l’Alliance assurera une vigie afin de valider que l’équipement de protection complet est prévu et fourni par l’employeur, soit des masques de procédure ainsi qu’une protection oculaire et idéalement des blouses. Une formation sur l’utilisation des équipements de protection digne de ce nom doit être offerte à l’ensemble du personnel. C’est une question de santé et de sécurité non négligeable.

Comme le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur (MEES) prévoit que les élèves ayant une « condition de santé précaire pouvant être aggravée par un déconfinement » ne devraient pas retourner en classe, les directions doivent se soumettre à ces exigences et ne pas permettre aux enfants qui répondraient à ce critère de se présenter, même si le parent désire que son enfant fréquente l’école.

L’Alliance est bien consciente que de multiples questions et préoccupations demeurent et invite les enseignants à exprimer leurs préoccupations aux représentants syndicaux de leur établissement pour qu’ils communiquent avec nous. Il est également possible d’écrire à info@alliancedesprofs.qc.ca pour nous interpeller directement.

Mise à jour: 21 mai à 16 h 15

Rentrée le 25 mai à la FP

Les consignes ministérielles étant ce qu’elles sont depuis le début de la crise liée à la pandémie — floues — il nous a été difficile d’obtenir l’information claire en lien avec votre rentrée prévue lundi prochain. Entre-temps, nous avons exercé des pressions pour que les décisions prises tiennent compte d’abord et avant tout de votre santé et de votre sécurité, ainsi que celles des élèves.

À la formation professionnelle (FP), le télétravail et l’enseignement à distance sont privilégiés. Pour les activités de nature technique ne pouvant être effectuées en ligne ou pour administrer des épreuves permettant aux étudiants de terminer leur formation, des classes pourraient se tenir en demi-groupes (15 élèves maximum), en respectant les règles de santé publique. Une désinfection des lieux se fera lorsqu’un groupe quittera la classe. Pour ce qui est des outils en nombre restreint, ils doivent également être désinfectés après chaque utilisation. Si l’apprentissage avec vos élèves demande une certaine proximité, les profs de la FP peuvent demander à leur direction une visière et une blouse de protection pour eux-mêmes ainsi que pour leurs étudiants.

Si vous avez des questions, n’hésitez pas à communiquer avec le membre du Conseil d’administration responsable de la vie syndicale de votre établissement. Dans tous les cas, si vous considérez que les règles exigées de la santé publique ne sont pas respectées, nous vous demandons de communiquer avec nous pour que nous puissions intervenir. Vous pouvez également les signaler sur la plateforme Ça cloche. Votre santé et sécurité sont primordiales.

Mise à jour: 13 mai à 15 h 45

Informations supplémentaires pour la rentrée

La situation évolue et tous les acteurs de l’éducation doivent s’adapter en conséquence. Dans le contexte d’organisation d’une ouverture possible des établissements d’enseignement le 25 mai prochain, nous avons posé une série de questions à notre employeur. Voici les réponses de la CSDM et certaines précisions de l’Alliance.

Télétravail (le télétravail se fait à la maison, et non à l’école)

1.  Pourquoi ne pas instaurer des balises claires qui pourraient guider les directions sur le choix de ceux qui peuvent faire du télétravail ?

Nous avons constaté que les directions approuvent ou non les demandes des profs qui souhaitent faire du télétravail pour cause de maladie non reconnue dans la liste de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) ou qui vivent auprès d’un proche à risque. Cela se fait de façon arbitraire, de façon non équitable et cause de nombreux maux de tête. Puisque du personnel enseignant est disponible à la CSDM (spécialistes du secondaire ou enseignants du primaire), nous considérons que toutes les personnes à risque1 ou qui vivent avec des proches vulnérables selon les critères de l’INSPQ devraient pouvoir travailler de la maison pour leur protection.

1 Rappel : membres du personnel qui présentent une vulnérabilité sur le plan de la santé comme identifiée par la Santé publique (maladie chronique, déficit immunitaire grave, grossesse, personnes de 70 ans ou plus).

Réponse de la CSDM

Les directions vont tenter de permettre le télétravail, si cela est possible. Cependant, il s’agit d’une décision locale variable en fonction de la réalité de chaque équipe-école et ce n’est pas une question d’équité, mais d’organisation et elles ont le devoir de donner le service aux élèves présents à l’école à la suite de la réouverture.

2.  Combien d’enseignants sont actuellement affectés au télétravail au secteur primaire et combien de postes restent à pourvoir ?

Réponse de la CSDM

Nous ne sommes pas en mesure d’indiquer précisément quel est le nombre de postes à pourvoir ou le nombre d’enseignants actuellement affectés au télétravail au secteur primaire. Chacune des écoles est différente. Par conséquent, chaque école a un besoin différent en télétravail. À ce jour, la plupart des écoles peuvent offrir le service avec le personnel déjà en place et n’ont donc pas besoin de demander l’apport de profs suppléants et autres.  

Redéploiement d’enseignants dans les écoles primaires

3.  Quelle catégorie d’enseignantes et d’enseignants peut être redéployée dans le réseau ?

Réponse de la CSDM

Nous allons potentiellement redéployer des enseignants autres que ceux du préscolaire et du primaire. Cela pourrait donc être des enseignants du secondaire et de l’éducation des adultes qui effectuent moins de suivis d’élèves.

Procédures sanitaires

4.  S’il y avait une éclosion en milieu scolaire, quelles seraient les procédures entreprises dans le milieu ?

Réponse de la CSDM

Nous allons respecter les consignes émises par la Direction de la santé publique (DSP).

5.  Comme on demande aux élèves ayant des symptômes associés à la COVID-19 ou vivant avec un proche avec des symptômes de ne pas se présenter à l’école, quelles sont les procédures mises en place pour vérifier la bonne santé des élèves et de leurs proches ?

Réponse de la CSDM

Nous demandons la collaboration des parents pour éviter que leur enfant se présente à l’école avec des symptômes et pour respecter les directives de la DSM si un proche a des symptômes. Il n’y a aucun formulaire à remplir.

6.  Est-ce que tous les établissements ont prévu un local de retrait au cas où un élève ou un enseignant présenterait des symptômes pendant une journée de travail, comme le demande la CNESST ?

Réponse de la CSDM

Chaque établissement doit s’assurer d’identifier un tel local, équipé de la trousse qui comprend du matériel de protection. C’est à la direction de déterminer qui sera responsable de l’élève ou de l’enseignant en fonction de la situation et la réalité de l’école.

7.  Comme il y a lieu de limiter les déplacements entre les différents lieux, est-ce qu’on interdira aux élèves d’aller dîner à la maison ?

Réponse de la CSDM

Cela n’est pas interdit par la DSP ou le MEES. Les mesures d’hygiène d’entrée et de sortie de l’école devront toutefois être respectées.

Prise en charge du personnel ou des élèves infectés

8.  Qui assumera le salaire d’un prof qui a dû s’absenter le temps de vérifier si les symptômes ressentis sont associés à la COVID-19 ?

Réponse de la CSDM 

  • Si l’enseignante ou l’enseignant est en mesure de faire du télétravail, la CSDM assumera son salaire à temps plein ;
  • Si les symptômes le rendent incapable de faire du télétravail, il recevra des prestations selon le régime d’assurance salaire ;
  • Si la DSP confirme après enquête que ce prof a contracté le virus à l’école, son salaire sera assumé par la Commission des normes, de l’équité, de la santé et la sécurité du travail (CNESST

9.  L’Alliance pourrait-elle être mise au courant si des cas sont déclarés dans des établissements ?

Réponse de la CSDM

Oui, nous vous informerons des cas de COVID-19 confirmés.

Tâche

10.  Nous avons appris que les orthopédagogues en dénombrement flottant de certaines écoles seront responsables de groupes classes. Les parents sont-ils informés que leurs enfants ne pourront pas recevoir les services qu’ils requièrent ?

Réponse de la CSDM

Normalement, les orthopédagogues en dénombrement flottant doivent continuer à être en soutien aux élèves et non d’être titulaires d’une classe. Il se peut que cela n’ait pas été possible dans certains cas.

11. Considérant que les documents ministériels stipulent que les enseignants du primaire seront payés au 1/1000 lorsqu’ils dépasseront leur tâche éducative (après 23 h), est-ce que les enseignants du secondaire seront aussi payés au 1/1000 lorsqu’ils dépasseront leur tâche éducative (après 20 h) ?

Réponse de la CSDM

Nous sommes en attente de la décision du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur (MEES).

Retraite 

12.  Quelles sont les modalités mises en place afin de retenir les enseignantes et enseignants qui seraient tentés de prendre leur retraite plus tôt, en raison des conditions ?

Réponse de la CSDM

Les employés peuvent contacter leur direction pour les rassurer sur le respect des mesures d’hygiène. La date de retraite étant une décision personnelle, si nous recevons une démission pour fin de retraite, nous devrons l’accepter.

Budgets

13. Est-ce que les budgets « classe » et « classes multiniveaux » sont censés être gelés ?

Réponse de la CSDM

Non, aucune directive n’a été donnée à ce sujet aux directions.

Fin d’année scolaire

Nous tenons à préciser qu’il n’est pas prévu de prolonger les classes au-delà du 23 juin. Les 25 et 26 juin ne seront donc pas des journées en présence d’élèves, mais bien des journées pédagogiques.

En terminant, nous vous demandons de communiquer avec nous si vous constatez des situations irrégulières ou si les mesures d’hygiène ne semblent pas respectées. Pour toute autre question, n’hésitez pas à écrire à info@alliancedesprofs.qc.ca à communiquer avec le membre du Conseil d’administration responsable de la vie syndicale de votre établissement.

Mise à jour: 7 mai à 15 h 10

Report de l’ouverture des établissements et questions-réponses

L’annonce de la réouverture des écoles primaires, maintenant repoussée au 25 mai, soulève une foule de questions sur les modalités de sécurité et d’organisation scolaire. Nous présentons ici une série de réponses aux questions les plus fréquemment posées et les positions de l’Alliance.

Rentrée scolaire le 25 mai

1-  Quelles sont les modalités pour un retour graduel dans chacun des secteurs (FGJ, EDA et FP) ? 

Tout le personnel enseignant est en télétravail dans la semaine du 4 mai. Les modalités précises de retour dans les établissements ne sont pas encore établies pour tous les secteurs. Chacune des directions d’établissement primaire procédera à l’organisation du retour en classe.

Pour le secondaire et l’éducation des adultes, la formation se fera à distance. De plus, pour la formation générale des adultes, l’accès aux centres sera permis pour les épreuves ministérielles, en demi-groupes, à compter du 25 mai.

Pour la formation professionnelle, la formation pourra reprendre en demi-groupes dès le 25 mai pour les activités de nature plus technique ne pouvant être réalisées en ligne ou pour tenir des examens dans le seul objectif de permettre aux étudiants de terminer leur formation. Pour ce faire, des mesures doivent être mises en place par les équipes-centres pour diminuer au maximum les risques de santé publique. Le télétravail sera privilégié, mais les directions pourront demander à ce que des enseignantes et enseignants se présentent dans leur milieu.

2-  Est-ce que l’état de santé des élèves, des enseignantes et des enseignants sera pris en compte ? 

Pour des raisons de santé et de sécurité et compte tenu de la nature spécifique de l’état de santé de chacun, il appartient aux parents de prendre la décision d’envoyer son enfant à l’école pour cette période de retour. Pour les membres du personnel qui présentent une vulnérabilité sur le plan de la santé comme identifiée par la Santé publique (maladie chronique, déficit immunitaire grave, grossesse ou allaitement, personnes de 70 ans ou plus), il est recommandé de remplir un formulaire d’exemption afin que les prestations de travail puissent s’effectuer à distance selon les modalités qui seront déterminées dans chacun des établissements scolaires.

3-  Les parents peuvent choisir d’envoyer leurs enfants à l’école. Pouvons-nous aussi être présents sur une base volontaire ?  

Non, seules les personnes à risque nommées à la question 2 seront en télétravail au primaire. Au secondaire et à l’EDA, l’enseignement se fera à distance. À la FP, les centres devront s’organiser. Certains pourraient être appelés à donner des cours pratiques sur place, mais nous voyons avec la CSDM à ce que tous les cours qui demandent une proximité ne soient pas donnés. La majorité devra enseigner en télétravail.

4-  Quels sont les critères d’une personne « à risque » ?

Ce sont les personnes qui souffrent d’une maladie chronique ou d’un déficit immunitaire grave, les femmes enceintes ou qui allaitent et les personnes âgées de 70 ans et plus. Si vous croyez être l’une d’elles, vous devez remplir le formulaire transmis par votre direction d’établissements. On y demande d’autoriser la CSDM à communiquer avec le médecin traitant ou d’affirmer solennellement que les informations inscrites dans le formulaire sont exactes et véridiques. Le bureau de la santé de la CSDM déterminera si vous correspondez aux critères.

Selon les recommandations de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), les maladies chroniques justifiant une exemption du travail doivent être non contrôlées ou compliquées et donc assez graves pour nécessiter un suivi médical régulier ou des soins hospitaliers.

5-  Si un prof n’est pas considéré comme à risque, mais qu’il juge que les mesures d’hygiène sont inadéquates, peut-il utiliser son droit de refus CNESST ? 

Les conditions de travail en milieu scolaire sont détaillées dans un document de travail élaboré par la CNESST en collaboration avec la Santé publique. Tout exercice de l’enseignement à l’intérieur de ces balises ne permettra pas d’en remettre en question la légitimité. Une liste de vérifications quotidiennes doit être suivie et la CNESST pourra être interpellée s’il y a non-respect de l’une ou l’autre des mesures d’hygiène afin que des correctifs soient ordonnés.

L’exercice du droit de refus prévu aux articles 12 à 30 de la LSST est étroitement limité aux situations où, au-delà du risque inhérent à la nature de la tâche requise, un enseignant serait, pour de multiples facteurs, exposé à un danger pour sa vie. Ces situations, lorsqu’elles se présentent, doivent immédiatement être dénoncées à l’employeur afin que le processus d’intervention de la CNESST puisse être suivi.

6- Quel sera le statut officiel d’un prof qui doit continuer le confinement ?  

Il continuera à effectuer ses tâches en télétravail.

7-  Les profs qui ne peuvent se présenter dans les établissements pour des restrictions médicales continueront-ils à recevoir leur salaire ou seront-ils considérés en invalidité (assurance-salaire) ?

Ils continueront à recevoir leur salaire s’ils font du télétravail. S’il ne leur est pas possible de travailler, des prestations d’assurance-salaire leur seront versées.

8- Qu’arrive-t-il aux enseignantes et enseignants qui vivent avec des personnes vulnérables ?

De récentes directives ministérielles prévoient que les enseignants et les membres du personnel qui ont des craintes pour la santé de leurs proches ayant des conditions de santé les rendant vulnérables à la COVID-19 doivent en aviser les directions d’école et les responsables des ressources humaines. Ces derniers sont invités à tenir compte de ces demandes, si possible, lors de l’affectation des tâches en considérant que certaines fonctions exigent une présence en classe alors que d’autres tâches, comme l’accompagnement des élèves restés à la maison, peuvent très bien se faire à distance.

Organisation scolaire et pédagogie

9-  Quelles sont les modalités de retour en classe sécuritaire pour les élèves ? 

Un nombre maximum de 15 élèves par local devra être exigé, en respectant la distance de 2 mètres entre chaque personne. Ainsi, il se peut que moins de 15 élèves puissent se trouver dans une classe.

10- Quelles seront les mesures pour la distanciation physique ? 

L’utilisation de repères visuels permettant de respecter la norme de distanciation physique de 2 mètres est exigée. Certaines installations comme les bibliothèques, les gymnases et les laboratoires d’ordinateurs sont fermés. L’accès aux modules de jeux est interdit.

Les laboratoires de sciences et les bibliothèques dans les centres de l’éducation des adultes demeureront fermés. Toutefois, l’accès aux centres sera permis pour les épreuves ministérielles, en demi-groupes, à compter du 25 mai.

Les profs de la FP pourraient être appelés à faire passer des examens aux étudiants (dans le seul objectif de leur permettre de terminer leur formation) ou à donner des cours pratiques sur place dans le respect des mesures de distanciation physique pour des groupes qui ne dépasseraient pas la moitié de leur taille habituelle. Nous mettons de la pression pour que les cours qui demandent une proximité ne soient pas donnés. Nous continuons à vous tenir informés.

11-  Est-ce que les enseignants en télétravail doivent faire de la formation à distance ? 

Oui, tout le personnel enseignant doit faire un enseignement à distance. Les élèves qui ne seront pas en classe poursuivront leurs apprentissages à distance et des travaux scolaires leur seront transmis. Un accompagnement pédagogique des enseignants leur sera offert.

12- Comme le ministre de l’Éducation a demandé qu’on communique avec les élèves qui choisissent de rester à la maison chaque semaine, est-ce que les enseignantes et les enseignantes doivent les soutenir et prendre également la charge de son groupe ?

 Selon la CSDM, un autre enseignant sera responsable des élèves à la maison.

13-  Est-ce que la CSDM compte mettre en place des solutions technologiques pour faciliter les apprentissages à distance ? 

 Une formation de la TELUQ sur la formation à distance sera rendue disponible pour les profs qui souhaiteraient la suivre. Il faudra qu’une structure soit mise en place pour assurer le déploiement technologique et que les consultations et les modalités de sa mise en œuvre soient réalisées. Pour les centres de la FP et de l’EDA, une consultation devrait avoir lieu en CPEPE sur l’utilisation des TIC dans la tâche d’enseignement (4-3.03 B) 5)) et la direction devra élaborer avec la participation des profs une proposition pour adoption au conseil d’établissement sur la mise en œuvre des programmes d’études lorsque la séquence doit être revue et sur les modalités d’application du régime pédagogique quant au mode d’enseignement à distance. La direction doit également demander aux profs une proposition sur les critères de l’implantation de cette nouvelle méthode pédagogique là où la formation à distance n’est pas déjà implantée.

14-  À la FP, quels modules des diplômes d’études professionnelles seront à distance et lesquels seront donnés à l’école ?

On parle d’enseignement à distance et de possibles ateliers techniques à l’occasion en demi-groupes.

15-  Qu’en est-il des évaluations techniques, avec la distanciation ?

 Il n’y a pas d’examen.

Pour la formation professionnelle, et de manière exceptionnelle, l’élève en fin de parcours pourrait être appelé à réaliser une épreuve d’évaluation dans la mesure où la distanciation physique de 2 mètres est respectée. De telles épreuves doivent se tenir en demi-groupes avec les mesures sanitaires adéquates.

16-  Que faire si je ne suis pas du tout à l’aise de me filmer et de mettre le tout sur le Web ?

Les profs disposent d’une autonomie professionnelle, y compris dans le cadre de la formation à distance. Ils ne sont donc pas obligés de se filmer pour enseigner à leurs élèves à distance. L’Alliance devra également être consultée par le biais du comité pédagogique de consultation (CPC) sur l’utilisation de l’ordinateur dans l’accomplissement de tâches en relation avec la fonction générale des profs. Ainsi, l’Alliance compte réaffirmer l’autonomie professionnelle des enseignantes et enseignants et s’assurer qu’aucun prof ne soit forcé de faire circuler son image sur le Web.

17-  Qu’en est-il des élèves à besoins particuliers ?

Les élèves HDAA peuvent retourner à l’école, si les mesures de sécurité peuvent être respectées. Pour combler le besoin de sécurité de l’ensemble des élèves, et encore davantage des élèves vulnérables, la première préoccupation devrait être de favoriser le retour à un climat sécurisant à l’école. Les équipes-écoles sont invitées à considérer la situation particulière des élèves vulnérables dans la composition des groupes.

18-  Qu’en est-il des élèves vulnérables (maladies chroniques et cancer, des classes spécialisées, handicaps lourds) ?

 La première préoccupation devrait être de favoriser le retour à un climat sécurisant à l’école. Les équipes-écoles sont invitées à considérer la situation particulière des élèves vulnérables dans la composition des regroupements de 15 élèves qu’ils devront constituer. Évidemment, ceci dans la mesure où l’élève ne présente pas de symptômes associés à la COVID-19 et qu’il n’ait pas une condition de santé précaire pouvant être aggravée par un déconfinement.

19- Y aura-t-il du soutien psychologique et orthopédagogique supplémentaire pour évaluer l’impact du confinement sur les élèves à risque ? 

Nous n’avons pas encore d’information à ce sujet.

20-  Comme les parents peuvent décider d’envoyer leur enfant à l’école, ne risque-t-on pas d’accroître les inégalités entre les élèves qui y seront et ceux qui resteront à la maison ? 

Oui.

21-  Quels seront les horaires de classe ? 

L’école sera ouverte à temps plein au primaire. L’horaire de chaque école, y compris les pauses et les dîners, sera déterminé localement et pourrait demeurer le même. Chaque établissement pourra se doter de mécanismes propres, dans le respect de sa réalité et afin de respecter les consignes sanitaires.

Au secondaire, à l’éducation des adultes et à la formation professionnelle, l’organisation appartiendra à chacun des établissements. Vous pouvez d’ailleurs faire des recommandations.

22-  Les stagiaires retournent-ils en classe ?   

Tous les stages sont suspendus présentement. Nous attendons les indications du MEES sur le financement du budget alloué aux enseignantes et enseignants associés pour les stages qui n’étaient pas terminés ou commencés lors de la fermeture des établissements scolaires pour vous en informer.

Mesures de sécurité

23-  Quelles sont les mesures prises pour que soit respectée la consigne de lavage des mains ? 

Nous exigeons qu’il y ait un nombre suffisant de lavabos dans les établissements et des solutions hydroalcooliques doivent être fournies, sans quoi nous interviendrons au nom de votre santé et de votre sécurité.

24-  Quel équipement de protection sera fourni au personnel enseignant ?

La CSDM fournira des masques de base (et non des N-95, réservés pour le personnel des hôpitaux) au personnel qui le désire. Des consignes de rappel seront données tous les jours et des affiches seront déployées aux endroits stratégiques pour rappeler l’importance de l’hygiène liée au lavage des mains.

25-  Qu’entend-on par « entretien régulier » pour assurer la salubrité des locaux ?

  • Les locaux sont nettoyés quotidiennement.
  • Les installations sanitaires sont nettoyées et désinfectées quotidiennement.
  • Les surfaces qui sont touchées régulièrement (poignées de porte, interrupteurs, bureaux de travail, équipements d’ordinateur, micro-ondes, fontaines d’eau, robinets, etc.) sont nettoyées avec les produits nettoyants habituels plusieurs fois par jour.
  • Les objets qui sont partagés par plusieurs élèves (livres, jeux, ordinateurs, tablettes, etc.) sont nettoyés entre chaque utilisation.
  • Des solutions hydroalcooliques, du savon et du papier à main jetable sont à la disposition des élèves et du personnel pour procéder au lavage des mains très fréquemment pendant la journée.
  • L’hygiène des mains est obligatoire à l’entrée à l’école, avant et après chaque récréation, avant et après la consommation de nourriture, après s’être mouché et à la sortie de l’école.
  • Des mesures devront être prises pour que personne n’ait à tenir les portes.

De l’équipement sera disponible selon la nature des interventions jugées nécessaires pour les situations où des symptômes se manifesteraient auprès d’un élève, en fonction d’une proximité nécessaire en raison de la nature d’une activité particulière ou à la demande d’un enseignant selon les dernières informations transmises par les autorités gouvernementales.

26-  Certaines écoles sont déjà en état de surpopulation, comment fait-on pour assurer la distanciation physique dans ce cas. 

Les mêmes règles doivent s’appliquer partout. La CSDM devra aviser la Direction de la santé publique s’il lui est impossible de maintenir les règles. Nous veillons quant à nous à ce qu’elles soient respectées, sinon nous dénoncerons les situations où la santé et la sécurité sont en jeu.

27-  Comment vont faire les profs d’éducation physique dans le gymnase ?

Il n’y aura pas de cours d’éducation physique.

28-  Les spécialistes seront-ils en télétravail ou leur assignera-t-on d’autres tâches ?

Il est fort possible qu’on assigne d’autres tâches aux spécialistes, selon l’organisation scolaire de chaque école. L’arrêté ministériel permet aux commissions scolaires de redéployer leur personnel à l’endroit et au moment où les besoins le justifient.

29-  Que dois-je faire lorsqu’un élève présente des symptômes au cours de la journée (en attendant de joindre les parents) ?

L’exclusion immédiate des élèves présentant des symptômes est exigée, non seulement par l’Alliance, mais aussi par la CNESST. Demandez l’intervention de votre direction

30-  Le personnel enseignant en santé du secteur de la formation professionnelle et les élèves de ce secteur qui se sont portés volontaires dans les établissements de santé devront-ils être en quarantaine avant de rentrer dans leur centre ?

 Les enseignantes et enseignants qui ont été mobilisés dans les CHSLD ne sont pas tenus de s’isoler pour 14 jours à moins que ceux-ci aient eu des contacts à risque modéré ou sévère avec un cas de COVID-19. Ainsi, tout contact d’un travailleur avec une personne souffrant de la COVID-19 dans les 48 heures précédant l’apparition des symptômes chez cette personne jusqu’à la levée de l’isolement du cas doit être évalué.

Les contacts à risque modéré et élevé qui nécessitent un isolement de 14 jours sont les suivants :

  • prodiguer des soins corporels sans masque ni aucune autre forme de protection à un cas confirmé ;
  • être un contact direct avec des liquides biologiques infectieux (avoir reçu des crachats ou des expectorations dans le visage lors de toux ou d’éternuements, s’être touché le visage après avoir touché à main nue un mouchoir rempli de sécrétions sans s’être lavé les mains, etc.) ;
  • avoir un contact prolongé (au moins 15 minutes) à moins de 2 mètres avec un cas en ne portant pas d’équipement de protection (masque de procédure, blouse, gants, visière).

Une procédure de prise en charge, d’isolement et de désinfection est élaborée dans le guide préparé par la CNESST.

31-  Pouvons-nous exiger que la CNESST vienne valider nos classes avant d’y accueillir des élèves ? Pouvons-nous assurer que chaque enseignant et enfant soit en sécurité ?

Non, il n’est pas dans le mandat des inspecteurs de la CNESST de faire des validations. Un guide a été publié, avec la collaboration de la CNESST, pour établir les règles sanitaires qui devront être suivies dans le milieu scolaire. Le non-respect des règles qui seront prévues pourra cependant justifier l’intervention d’un inspecteur qui, selon les circonstances, pourra émettre les ordonnances nécessaires au respect des consignes liées aux méthodes de travail prévues en milieu scolaire.

32-  Si plusieurs cas se déclarent dans la même école et que des profs doivent s’absenter, qui les remplacera ? Pourra-t-on fermer l’école ?  

Nous n’avons pas encore de réponse à cette question.

33-  Qu’arrive-t-il à un prof qui se trouve contaminé après le déconfinement ? 

S’il est démontré qu’il a contracté la COVID-19 sur son lieu de travail, son salaire sera assumé par la CNESST. Sinon, il sera en congé de maladie et recevra des prestations d’assurance-salaire.

Préparation de la prochaine année scolaire (été 2020 et année 2020-2021)

34-  Comment se feront les prochaines séances d’affectation (FGJ et EDA) 

Sous réserve de la possibilité de faire des rassemblements de plusieurs personnes avant le 30 juin, les séances d’affection de juin se feront en ligne. Surveillez les dates. Pour les séances de début d’année, selon l’évolution de la situation, elles pourraient être en personne. La situation sera réévaluée au moment opportun.

35-  Comment se fera l’attribution des tâches d’été en formation professionnelle et à l’éducation des adultes ?

Nous n’avons pas encore reçu cette information pour la formation professionnelle. La séquence prévue à la section 9 de la clause 13-2.10 devrait normalement être respectée.

Pour l’éducation des adultes, une séance d’affectation par Internet aura lieu à la mi-juin, l’octroi des postes sera fait selon la section 9 de la clause 11-2.09 de la convention collective locale. Par conséquent, seuls les enseignantes et enseignants ayant rempli leur fiche signalétique sur SAI au plus tard le 20 mai pourront obtenir un poste lors de cette séance.

36-  Qui ira enseigner en formation professionnelle cet été si le taux d’absentéisme est élevé ?

L’organisation scolaire relève de chaque centre.

37-  Comment se dérouleront les élections des représentants de parents et les rencontres avec les parents en début d’année ? 

Nous allons commencer par régler la prochaine rentrée (25 mai) et les affectations avant d’aborder la rentrée du mois d’août.

38-  Qu’en est-il des journées pédagogiques de fin d’année ? 

Il n’est pas prévu de prolonger les classes au-delà du 23 juin.

39-  Et vous, chère et cher collègue, comment allez-vous ?

Nous profitons de cette infolettre pour vous rappeler qu’en cas de besoin, vous pouvez toujours communiquer avec le programme d’aide aux employés (Morneau Shepell) ou encore avec Tandem, offert en collaboration avec La Capitale.

Nous vous demandons de nous faire part de tous les éléments qui ne respectent pas les règles exigées pour que nous puissions intervenir. Vous pouvez également les signaler sur la plateforme Ça cloche. Nous vous remercions de votre précieuse collaboration.

Mise à jour: 7 mai à 14 h 30

Report de la réouverture des écoles

Le gouvernement vient d’annoncer le report de la réouverture des écoles de Montréal au 25 mai prochain.

Nous sommes conscients que vous avez toutes et tous hâte de retrouver vos élèves et de retourner en classe. Dans le contexte actuel, il n’était pas rationnel de croire en la faisabilité d’une réouverture des écoles le 19 mai qui respecte les mesures sanitaires et les règles de distanciation sociales. Nous saluons la décision raisonnable du gouvernement.

Mise à jour: 1er mai à 14 h 45

Télétravail la semaine du 4 mai

La CSDM nous a confirmé que tous les profs sont en télétravail la semaine du 4 mai. La commission scolaire nous donnera plus d’informations pour la semaine suivante.

Nous continuons à vous tenir au courant.

Mise à jour: 30 avril à 8 h 40

Erratum – Rentrée le 4 mai

Dans le tourbillon de la situation et de l’information à vérifier, il semble que l’Alliance a mal interprété les renseignements qui lui ont été transmis. Ainsi, les directions pourraient vous demander de vous présenter à votre établissement pour faire votre prestation de travail, à compter du 4 mai prochain. Nous sommes désolés de cet inconvénient.

Cela dit, nous réitérons que nous comptons sur vous pour évaluer la faisabilité d’une rentrée des élèves le 19 mai.

Mise à jour: 29 avril à 17 h 15

Rentrée le 4 mai

Comme l’a annoncé le ministre de l’Éducation lundi, les établissements scolaires de Montréal ouvriront le 19 mai prochain et la rentrée du personnel enseignant se fera le 4 mai. Votre direction communiquera avec vous, si ce n’est déjà fait, pour vous convoquer à une première rencontre afin de vous donner des consignes claires. Bien que certains aient déjà reçu une convocation de la direction pour une rencontre dans votre établissement, sachez que cette rencontre doit se faire à distance. Du 4 au 19 mai, vous devez effectuer une prestation de travail, mais vous n’êtes pas tenus d’aller en classe. Vous pourrez aller récupérer votre matériel, selon un plan établi par votre direction, pour faire du télétravail. D’autres rencontres en visioconférence seront sans doute demandées afin de voir à l’organisation de la rentrée du 19.

Les défis que pose cette rentrée dans la situation actuelle sont majeurs. Nous comprenons parfaitement toutes vos inquiétudes. C’est pourquoi il sera important de poser à votre direction toutes vos questions sur l’application des règles de distanciation physique et de mesures sanitaires, notamment, et sur la faisabilité d’une rentrée en respectant les enjeux de santé publique.

Par exemple, comment seront placés les bureaux dans la classe ? Le corridor et la disposition des casiers respectent-ils les mesures de distanciation ? Comment seront organisés les rentrées et sorties d’établissement, les récréations, les dîners ? Comment devrons-nous agir dans les cas de crise d’élèves vulnérables ? Toutes ces questions devraient être prises en compte par votre direction et devront être acheminées à la Direction de la santé publique si aucune solution n’est envisagée. Ce sont les profs qui sont les mieux placés pour évaluer si une telle rentrée est faisable ou non dans notre contexte montréalais.

Le rôle que vous jouerez est primordial et il sera important pour nous, afin que nous puissions vous défendre et protéger votre santé et celle de vos proches. Nous vous remercions de votre participation.

Mise à jour: 27 avril à 20 h

Réouverture des établissements : mesures sanitaires d’abord

C’est avec stupéfaction que l’Alliance a accueilli, au même moment que le reste de la population, les propos du ministre de l’Éducation sur le « plan » mis en place pour la réouverture des écoles primaires montréalaises le 19 mai prochain. L’Alliance n’est pas du tout rassurée des propos tenus par le ministre Roberge puisque bien des questions restent encore en suspens…

Nous sommes bien conscients que vous avez hâte de retourner enseigner et de retrouver vos élèves, mais nous ne laisserons pas le gouvernement faire une réouverture précipitée des établissements scolaires aux risques et périls de votre santé. Nous avons plusieurs doutes sur la faisabilité du plan, qui doit prendre en compte la réalité montréalaise : la pénurie de profs, les milieux défavorisés, les parents et les élèves allophones, les mesures de distanciation sociale dans nos écoles, etc. C’est pourquoi nous sommes en constante communication avec la CSDM pour obtenir des réponses à nos interrogations, pour connaître quel plan sera mis en place sur son territoire et pour voir à ce que les plus strictes mesures sanitaires soient respectées avant que vous puissiez retourner en classe. Aucun compromis ne sera fait sur votre santé, soyez-en assurés !

Nous continuerons à vous tenir informés, au fur et à mesure que nous aurons les réponses.

Mise à jour: 22 avril à 11 h 20

Assouplissement de rémunération / précaires

Voici les dernières informations qui concernent les enseignants à statut précaire de tous les secteurs (FGJ, EDA et FP).

Le gouvernement du Canada a modifié les conditions d’accès à la Prestation canadienne d’urgence afin qu’un plus grand nombre de travailleurs puissent en bénéficier. C’est donc une bonne nouvelle pour certains membres du personnel enseignant à statut précaire qui n’y étaient pas admissibles et qui pourraient maintenant s’en prévaloir, et ce, rétroactivement au 15 mars. Ces nouvelles conditions d’accès sont les suivantes :

  • Avoir épuisé le droit à des prestations régulières de l’assurance-emploi et ne pas être en mesure de trouver un emploi ou de retourner au travail en raison de la COVID-19 ;
  • Avoir subi une diminution d’heures de travail en raison de la COVID-19 et ne pas avoir gagné, au moment de déposer votre demande, de revenus supérieurs à 1000 $ pendant 14 jours consécutifs, au cours de la période de prestation initiale de 4 semaines, soit la première période avec une diminution de revenus. Pour chaque période de prestation de 4 semaines qui suit cette période initiale, ne pas avoir gagné de revenus supérieurs à 1000 $.

La condition « d’avoir gagné un revenu d’au moins 5000 $ en 2019 ou dans les 12 mois précédant votre demande », demeure et vous devez y satisfaire pour bénéficier des prestations de ce programme.

Comme vous le savez, la situation évolue rapidement. Nous suivons de près les annonces gouvernementales qui s’ajoutent quotidiennement. Nos messages sont ajustés en fonction des nouvelles informations. Encouragez vos collègues à s’inscrire à cette infolettre.

Bien que nous ayons à cœur de vous informer à ce sujet, l’Alliance ne répondra pas aux questions qui concernent la Prestation canadienne d’urgence. Vous pouvez communiquer avec le Mouvement action-chômage .

Pour toutes autres questions, n’hésitez pas à écrire à info@alliancedesprofs.qc.ca.

Mise à jour: 19 avril à 20 h 30

Erratum – infolettre 11

La réponse à la question no 2 de l’Infolettre numéro 11 présente quelques nuances.

2.  Puis-je résilier mon contrat à temps partiel ou à la leçon avec la CSDM pour avoir accès à la Prestation canadienne d’urgence ?

La réponse aurait dû être la suivante :

Non. Si vous mettez fin à votre contrat, sachez que ce sera considéré comme une démission. Votre lien d’emploi avec la CSDM sera rompu et votre dossier fermé. Dans un tel cas, vous êtes radiés de la liste de priorité et de tous les bassins. Si vous souhaitez travailler à nouveau pour la CSDM, vous devrez refaire tout le processus d’embauche. Dans le cas où la CSDM vous réembauche, vous serez inscrits au bassin inférieur de la suppléance occasionnelle, selon le cas, au bassin étudiant. Par ailleurs, vous ne pourrez pas obtenir une prestation canadienne d’urgence (PCU), car l’admissibilité au programme exige la perte d’emploi en raison de la COVID-19. La démission ne répond pas à ce critère.

L’Alliance s’efforce de transmettre les informations le plus rapidement possible. Nous vous remercions de votre compréhension.

Mise à jour: 17 avril à 12 h 45

Personnel enseignant en santé – Rectificatif

Après avoir envoyé l’infolettre hier, l’Alliance a appris que la CSDM avait choisi de laisser le personnel enseignant en santé décider s’il souhaite se porter volontaire pour répondre aux besoins du réseau. On ne vous affectera donc pas à une tâche obligatoire pour le moment. Si jamais la CSDM revenait à un mode d’affectation, toutes les réponses diffusées dans notre infolettre hier deviendront valides.

Comme vous le savez, la situation évolue rapidement et, par conséquent, les informations changent. Nous vous invitons à rester en contact avec l’équipe de personnes déléguées de votre établissement, à qui nous enverrons les modifications ou les précisions supplémentaires pertinentes.

Mise à jour: 16 avril à 12 h 15

Personnel enseignant en santé

L’appel du premier ministre Legault fait à tout le personnel enseignant en santé a suscité une foule de questions. L’Alliance est très préoccupée par la situation et comprend vos inquiétudes. Les arrêtés ministériels du MSSS permettent de surseoir à l’application de certaines dispositions des conventions collectives et ne donnent pas beaucoup de marge de manœuvre aux parties. C’est pourquoi nous avons fait des pieds et des mains pour obtenir l’information la plus claire possible sur les paramètres de mise en œuvre.

La CSDM est en communication avec le CIUSS Centre-Sud, qui s’occupera de lui transmettre les besoins pour tout Montréal. Environ 1 600 personnes sont requises, dont des infirmières, infirmières auxiliaires et préposés aux bénéficiaires. Le nombre de postes demandés sera indiqué sur une plateforme et toutes les commissions scolaires de l’île ont le devoir de combler les besoins. On vous fournira des équipements de protection, de la formation au besoin et une introduction au milieu de travail. Notre rôle est notamment de nous assurer du respect de ces conditions. Nous continuons à veiller à ce que votre santé soit protégée.

Le personnel enseignant sera affecté en prêt de service : les primes et les heures supplémentaires seront payées par la CSDM qui recevra les données des établissements de santé.

Voici une série de questions avec les réponses dont nous disposons à ce jour

 1.  Suis-je obligé d’aller travailler ?

Oui

2.  Quels motifs peuvent me permettre de refuser ?

Vous pouvez être exemptés si vous avez 70 ans ou plus ou si une condition médicale vous en empêche selon les mêmes modalités que celles appliquées au personnel du réseau de la santé et des services sociaux. Si vous n’avez pas de billet de médecin, vous devrez éventuellement en fournir un pour prouver le diagnostic actuel. Les dossiers médicaux seront aussi pris en compte.

3.  Que faire avec mes enfants d’âge scolaire ?

Les services de garde d’urgence pourront recevoir vos enfants selon les mêmes modalités que celles appliquées au personnel du réseau de la santé et des services sociaux.

4.  Ma tâche est actuellement de 95 %, est-ce que cette proportion sera respectée ?

Pas nécessairement. Les conditions de travail des profs redéployés dans le réseau de la santé et des services sociaux sont celles des conventions collectives applicables au titre d’emploi occupé dans le réseau à l’exception de la rémunération. Les profs bénéficient également des primes offertes aux travailleuses du réseau de la santé et des services sociaux.

5.  Qu’arrive-t-il avec mon congé de préretraite, pour lequel j’ai reçu 80 % de mon salaire toute l’année ?

Vous serez payés pour toutes les heures que vous travaillerez. L’arrêté ministériel modifie les dispositions applicables dans le secteur de la santé et des services sociaux pour permettre notamment à l’employeur de suspendre ou de modifier les congés déjà autorisés et de refuser les demandes de congés.

6.  Si je refuse d’aller travailler, est-ce que je vais recevoir mon salaire ?

Si vous refusez pour des raisons autres que les motifs médicaux valables, la CSDM communiquera avec nous, mais vous pourriez avoir une coupe de traitements et voir une mesure disciplinaire être versée à votre dossier.

7.  Si on a besoin de moi au-delà de la date de fin de mon contrat, suis-je obligé de continuer ?

Nous attendons plus de précisions de la part du gouvernement. Il faut toutefois savoir que l’état d’urgence sanitaire confère des pouvoirs extraordinaires à la ministre de la Santé et des Services sociaux.

8.  Suis-je obligé de travailler à temps plein ?

Oui, si les besoins le demandent. L’affectation relève du CIUSSS. La rémunération devrait demeurer celle prévue au contrat avec la commission scolaire jusqu’à concurrence des 32 heures. Les heures effectuées au-delà de la semaine normale de 32 heures, mais jusqu’à concurrence de 40 heures, seront normalement compensées à un taux horaire correspondant à 1/1280e de la rémunération annuelle d’une prestation de travail à temps plein et les heures de travail effectuées au-delà de 40 heures seront compensées au même taux, majoré de 50 %.

9.  Est-ce que je peux travailler dans un endroit plus près de chez moi ?

L’affectation est du ressort du CIUSSS.

10.  Vais-je travailler de soir, de nuit, les fins de semaine ?

C’est possible. La journée régulière de travail peut être modifiée, mais ne peut excéder 12 heures. Les profs redéployés bénéficient des primes qui sont normalement applicables au personnel salarié du réseau de la santé et des services sociaux, y compris celles qui ont été récemment ajoutées.

11.  Comment vais-je connaître mon affectation ?

Le CIUSS ou votre direction de centre communiquera directement avec vous. Ils contacteront d’abord les enseignantes et enseignants qui ont déjà un contrat à plus de 75 % en commençant par les moins anciens, comme cela se passe lors des cours d’été.

12.  Dans le cas où j’aurais travaillé dans un milieu où j’ai été en contact avec la COVID-19, devrai-je faire une quarantaine avant de retourner enseigner dans mon établissement ?

Les modalités d’un éventuel retour en classe n’ont pas encore été arrêtées.

Mise à jour: 16 avril à 10 h 45

Informations complémentaires

Statut précaire FGJ (suppléants occasionnels, sous contrats à temps partiel ou à la leçon)

 1.  Que fait l’Alliance pour les enseignantes et enseignants à statut précaire ?

Dès le début de la crise, l’Alliance a interpellé la CSDM afin d’obtenir un support financier pour tous les profs à statut précaires qui se retrouvaient sans revenus ou encore avec de petits contrats à temps partiel ou à la leçon et qui n’étaient donc pas admissibles à l’assurance-emploi, leur lien d’emploi étant maintenu. Nous le savons, votre situation est extrêmement difficile à vivre. Le message de l’employeur était clair : il ferait tout ce qu’il peut pour vous garder et éviter votre départ vers d’autres commissions scolaires. Cependant, tout ceci ne dépend pas de lui. Les fonds sont débloqués par le gouvernement du Québec. L’Alliance a demandé à la FAE d’intervenir au niveau national. Malheureusement, il n’y a pas eu de résultats positifs à cette démarche.

La meilleure option pour vous, à l’heure actuelle, est donc de présenter une demande au Fonds d’aide fédéral (nouvelle Prestation canadienne d’urgence [PCU]). Les critères principaux pour obtenir une telle prestation sont : avoir obtenu un revenu minimum de    5000 $ au cours des 12 derniers mois ou au cours de l’année 2019 et avoir « cessé de travailler en raison de la Covid -19 ». Les précaires qui sont sous contrat ne sont donc pas admissibles à cette aide financière.

Cependant, le premier ministre Justin Trudeau a laissé entendre que les conditions d’accès au PCU seraient assouplies d’ici peu. Les profs, qui normalement travailleraient 10 heures et moins par semaine, pourraient devenir admissibles à cette prestation (PCU). Le gouvernement du Québec a annoncé que des mesures seront mises sur pied d’ici peu pour aider ceux qui ne se qualifieraient pas pour le PCU. Si votre demande est acceptée, vous recevrez une prestation mensuelle imposable de 2000 $, pendant une période maximale de 4 mois.

2.  Puis-je résilier mon contrat à temps partiel ou à la leçon avec la CSDM pour avoir accès à la Prestation canadienne d’urgence ?

Oui. Cependant, sachez que si vous mettez fin à votre contrat ceci est l’équivalent d’une démission, votre lien d’emploi avec la CSDM sera rompu et votre dossier fermé. Dans un tel cas, vous êtes radiés de la liste de priorité et de tous les bassins. Si vous souhaitez travailler à nouveau pour la CSDM, vous devrez refaire tout le processus d’embauche. Dans le cas où la CSDM vous réembauche, vous serez inscrits au bassin inférieur de la suppléance occasionnelle ou selon le cas au bassin étudiant.

Invalidité

3.  Je reçois présentement des prestations d’assurances traitement. Vais-je pouvoir revenir à un traitement normal ?

L’employeur va respecter la date prévue de retour au travail indiquée sur votre rapport médical d’invalidité ou votre certificat médical et vous commencerez à recevoir la rémunération normale à partir de ce moment.

4.  Je reçois présentement des prestations d’assurances traitement, mais je me sens mieux et j’aimerais devancer la date de mon retour au travail. Est-ce possible ?

Certains retours au travail peuvent être justifiés, comme celui des profs dont les billets médicaux prévoyaient notamment une date indéterminée ou indiquaient une situation à réévaluer lors d’une prochaine visite médicale avec mention d’une date précise, et que cette date ne corresponde pas à la date de retour du travail.

Dans les autres cas, nous vous recommandons de respecter la date prévue de retour au travail indiquée dans les documents déjà fournis et de ne pas vous précipiter dans les cliniques pour une réévaluation, afin de ne pas surcharger le réseau de la santé.

Décisions aux conseils d’établissement

5.  Est-ce que les directions ont l’obligation de tenir les rencontres de conseil d’établissement ?

Le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur (MEES) fait valoir que si des décisions sont absolument nécessaires (c’est-à-dire qu’elles doivent obligatoirement être prises), dans le contexte où il est possible que les conseils d’établissement (CE) puissent se réunir d’ici la fin de l’année scolaire, il faudra d’abord favoriser la concertation entre la direction d’établissement et la présidence du CE pour qu’elles conviennent ensemble des modalités facilitant les contacts à distance avec tous les membres des conseils d’établissement (courriels, visio, téléphone, etc.). Il n’est pas question que la direction exerce les fonctions et pouvoirs du CÉ, car ce dernier « ne s’applique pas d’emblée à la situation actuelle ». Par ailleurs, le MEES explique que les séances de CE à distance contreviendraient à l’article 68 qui détermine que les séances doivent être publiques.

La règle générale pour le moment est de reporter les décisions et de privilégier la concertation à distance entre la direction et la présidence du CÉ. Le MEES précise que les autres actions possibles seront déterminées au fur et à mesure de l’évolution de la situation. Le ministre ajoute qu’en toute situation, il faudra s’assurer d’avoir le quorum.

Nous vous recommandons de vous assurer que les directions/présidences ne convoquent pas de CÉ avant qu’on sache si les établissements ouvriront avant la fin de l’année scolaire.

Mise à jour: 14 avril à 17 h 20

Arrêté ministériel du 10 avril

Vendredi dernier, le premier ministre François Legault a laissé entrevoir le scénario d’une réouverture des établissements scolaires avant le 4 mai. Le même jour, son gouvernement se donnait les pouvoirs, par un arrêté ministériel, de réquisitionner « toute personne » à l’emploi des commissions scolaires pour combattre la pandémie de COVID-19. Beaucoup d’entre vous nous ont partagé leurs inquiétudes par rapport au récent positionnement du gouvernement Legault. Nous, les profs, ne voulons pas agir comme cobayes !

Aujourd’hui, lors de son point de presse quotidien, le premier ministre a eu des propos plus rassurants pour les enseignantes et les enseignants. Il a notamment lancé un appel à l’aide aux quelque « 2000 personnes qui enseignent [et qui] ont des compétences en santé [et à] tous les enseignants en soins infirmiers. »

Au moment d’écrire ces lignes, nous disposons de peu d’informations supplémentaires à vous partager. L’Alliance est en contact avec la commission scolaire pour clarifier les impacts de l’arrêté. Nous continuons nos représentations auprès des acteurs responsables et nous vous communiquerons les détails lorsque nous les aurons.

Mise à jour: 9 avril à 15 h 50

Les élèves vulnérables

Dans ses différentes communications, le ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur (MEES) indique que nos actions et nos suivis doivent être prioritairement dirigés vers les élèves vulnérables. Voici une série de questions qui nous sont régulièrement posées à ce sujet et les réponses associées.

1.   De qui parle-t-on lorsqu’il est question d’élèves vulnérables ?

Ce sont les élèves qu’on suspecte en « compromission », c’est-à-dire ceux qu’on soupçonne de vivre une situation relevant de la protection de la jeunesse. Ce peut aussi être des enfants qui vivent beaucoup d’anxiété à cause du confinement. L’Alliance ne croit pas nécessaire de faire un suivi systématique de tous les élèves à risque, HDAA et à besoins particuliers.

2.   Qu’est-ce qu’on demande exactement aux profs comme prise de contact ?

D’abord, il faut rappeler que les suivis se font sur une base libre et volontaire. Si vous entrez en contact avec vos élèves, l’objectif de l’employeur est de détecter ceux et celles qui seraient en situation de « compromission » et de les référer à la direction. C’est elle qui pourra mobiliser les professionnels nécessaires concernés (psychoéducateurs, travailleurs sociaux, etc.) qui savent le mieux agir, selon les situations.

3.   La grille de compilation envoyée est-elle prescriptive ?

Non. C’est un outil pour aider les profs et, dans la mesure du possible, les directions à avoir une vision globale de la situation des élèves de l’établissement. Ce n’est pas un outil de gestion pour vérifier le travail des profs. Vous ne devriez pas sentir de pression de la part de votre direction pour lui envoyer une grille remplie.

4.   Il a été mentionné à plusieurs reprises qu’un suivi hebdomadaire orthopédagogique ou d’enseignement ressource se ferait pour tous les élèves qui avaient un plan d’intervention (PI) avant le 13 mars. Est-ce que c’est systématique ?

Non. Encore ici, c’est une suggestion. Les enseignants-ressources, les enseignants-orthopédagogues et leurs collègues peuvent faire ce suivi sur une base libre et volontaire, si c’est possible. Il est fort compréhensible que des moyens au PI soient inapplicables durant la période de fermeture des établissements. La souplesse est donc de mise quant à l’application du PI en cette période particulière.

5.   La CSDM a affirmé que des équipes relevant des « Services à l’élève » peuvent être mises à contribution pour soutenir certains d’entre eux dans des situations particulières. Comment s’organisent ces services ?

Dans le cas où vous jugez qu’un soutien supplémentaire à celui des professionnels de votre établissement devrait être accordé, nous vous suggérons d’interpeller votre direction par courriel ou par téléphone. Il n’y a pas de formulaire à remplir. Selon les différents sons de cloche de l’équipe-école, c’est la direction d’établissement qui demande le soutien des Services à l’élève de la CSDM. Les équipes Répit ou des équipes de cellules d’intervention peuvent prêter main-forte. Si pour une raison ou une autre, les services demandés par des profs ne sont pas déployés, vous pouvez contacter le membre de CA responsable de la vie syndicale de votre établissement ou écrire à info@alliancedesprofs.qc.ca.

Mise à jour: 8 avril à 15 h 50

Contact avec les élèves et l’école

Après trois semaines de fermeture des établissements, l’Alliance a reçu plusieurs questions de la part des enseignantes et des enseignants de tous les secteurs. Certaines sorties du ministre ou directives des directions ont pu laisser planer des doutes sur certains éléments. Nous faisons ici un résumé de certaines questions souvent demandées et des réponses associées. Vous trouverez également la lettre du ministre du 2 avril annotée par les conseillers de la FAE pour certaines références.

Communication avec les élèves et enseignement à distance (tous les secteurs)

Bien que nous comprenions que les profs ont envie d’être en contact avec leurs élèves, nous portons à votre attention quelques préoccupations que plusieurs d’entre vous ont eues en lien avec cette consigne du ministre Roberge.

1. Suis-je obligé de communiquer avec les élèves ?

Non. Que vous soyez enseignante ou enseignant au primaire, spécialiste ou prof au secondaire, à la formation professionnelle ou à l’éducation des adultes, cela doit se faire sur une base libre et volontaire. « Dans la mesure du possible », nous dit le ministre (point 12 de la lettre du ministre) et nous répète la commission scolaire (CS). Si vous êtes dans l’impossibilité technique (pas d’ordinateur), physique (malade) ou autre, faites-en part à votre direction afin qu’elle prenne les mesures nécessaires pour communiquer avec les parents de vos élèves.

Si vous décidez de mettre en place des initiatives libres et spontanées afin de garder le contact avec vos élèves, nous vous suggérons d’être très prudents dans vos démarches. Pour des raisons de sécurité, nous vous encourageons à communiquer avec votre adresse courriel de la CSDM et à adresser vos messages à l’attention des parents.

Par ailleurs, nous vous rappelons que le suivi hebdomadaire demandé par le ministre de l’Éducation devrait être prioritairement dirigé vers les élèves vulnérables et les élèves allophones. Il ne s’agit pas d’enseigner à distance, mais bien de garder un contact.

2. Ma direction m’oblige quand même à téléphoner aux élèves. Que faire ?

Nous vous suggérons de mentionner par courriel à votre direction que vous communiquerez selon la façon qui vous semble la plus adéquate avec vos élèves et d’informer le membre de CA responsable de votre établissement de la situation. La commission scolaire nous l’a confirmé : il ne peut y avoir de pression ou de contrainte imposées par votre direction quant à la façon de communiquer avec vos élèves ou l’utilisation de quelque autre outil qui vous est proposé. Nous vous invitons à utiliser votre jugement professionnel quant aux modalités à prendre sur ces sujets et à communiquer vos problématiques avec votre direction. Celle-ci devrait faire preuve de souplesse.

3. Suis-je obligé de poser des questions aux parents ou aux élèves ?

Non.

4. Suis-je obligé d’utiliser l’outil de consignation fourni par la CS ?

Non.

5. Puis-je donner des devoirs aux élèves ?

Oui. Mais le ministre nous indique que l’utilisation des outils mis à la disposition des parents et des élèves demeure optionnelle et ne constitue pas une obligation.

6. Suis-je obligé d’ajouter du contenu au plan de travail proposé par le MEES ?

Non, la situation personnelle de chaque prof est variable et vous pouvez acheminer le plan tel quel.

7. Puis-je donner des cours en ligne à mes élèves ?

Oui, mais le ministre nous indique que ce type d’initiative peut être proposé, et non exigé. Et pas de nouveaux apprentissages, mais seulement une consolidation des acquis, afin d’éviter qu’un fossé se creuse entre les élèves qui peuvent avoir accès à du matériel pédagogique et les élèves qui n’y ont pas accès.

8. Les parents de mes élèves sont allophones et ne lisent pas le français. Que faire ?

Ça fait partie de nos grandes préoccupations à l’Alliance. Nous vous conseillons de parler avec votre direction d’établissement de la situation. Celle-ci pourra faire appel aux intervenants appropriés.

9. Des parents ne répondent pas à mes communications. Que faire ?

Le ministère demande de communiquer avec les élèves, dans la mesure du possible. Nous vous recommandons d’informer votre direction d’établissement de cette situation.

10. Les familles des classes d’accueil ou des classes de milieux défavorisés me disent qu’ils n’ont pas d’argent, pas d’ordinateur ou encore qu’ils manquent de nourriture. Que faire ?

Rapportez ces cas à votre direction qui joindra les intervenants appropriés.

Rencontres de personnel

11. La direction nous demande de faire des rencontres du personnel par Skype et j’éprouve des problèmes. Que faire ? 

Contactez votre direction et faites-lui part de votre problématique. Le mot clé de la CS est « souplesse ».

12. Je n’ai pas d’ordinateur et je songe à en acheter un pour communiquer avec mes élèves. Est-ce une bonne idée ?

Non. L’employeur devrait fournir le matériel nécessaire (point 1 de la lettre du ministre). Contactez votre direction et faites-lui part de votre problématique. Le mot clé de la CS est « souplesse ».

13. Mes frais de télécommunications pour le suivi à distance de mes élèves peuvent-ils être remboursés ?

C’est à la discrétion des commissions scolaires, il faut en faire la demande. Contactez votre direction.

14. Une rencontre est convoquée à la dernière minute. Que faire si je ne peux pas y participer ?

Contactez votre direction et faites-lui part de votre problématique. Le mot clé de la CS est « souplesse ».

15. Il n’y a pas d’ordre du jour pour une rencontre. Que faire ?

Il n’y a pas de règles claires sur l’obligation d’un ordre du jour. Cependant, si jamais la direction souhaitait que des décisions soient prises, il est important de lui rappeler de reporter ce point au moment où tous les acteurs concernés pourront en discuter. Si la direction veut uniquement vous faire part de points d’information, vous pourriez lui mentionner qu’un simple courriel est suffisant.

Nous espérons que ces réponses sauront répondre à vos interrogations. Si vous avez d’autres questions, n’hésitez pas à communiquer avec un conseiller de l’Alliance à info@alliancedesprofs.qc.ca ou encore avec le membre du Conseil d’administration responsable de votre établissement. Nous prenons connaissance des courriels et messages téléphoniques de façon quotidienne.

Mise à jour: 31 mars à 13 h 25

Informations supplémentaires

Dans le contexte de la situation liée à la pandémie, voici quelques informations supplémentaires pour les enseignantes en retrait préventif et la personne remplaçante.

Les retraits préventifs des enseignantes se poursuivent malgré la fermeture des établissements, prévue à ce jour jusqu’au 1er mai. La Commission des normes, de l’équité et de la santé et sécurité du travail (CNESST) a d’ailleurs émis une directive en ce sens aux agents et agentes concernés. Ainsi les indemnités de remplacement de revenus (IRR) continuent d’être versées. Toutefois, si vos IRR cessent d’être versées, nous vous demandons de nous en informer afin que nous puissions intervenir auprès de la commission scolaire.

Enseignantes qui recevaient déjà des IRR de la CNESST

Les enseignantes qui étaient déjà indemnisées par la CNESST au moment de la fermeture des établissements continueront de recevoir les versements directement de la CNESST. Les règles habituelles continuent de s’appliquer. Conséquemment, les IRR prendront fin, le cas échéant, quatre (4) semaines avant la semaine prévue de l’accouchement ou à la fin de l’année scolaire pour celles dont la date de l’accouchement est prévue après le 25 juillet.

Nouveaux dossiers

Pour les enseignantes qui recevaient ou ont déjà reçu les paiements par la commission scolaire, soit les 5 premiers jours ouvrables et les 14 jours civils suivants, il est possible qu’il y ait un délai pour le versement des IRR par la CNESST. En effet, il y a un retard dans le traitement des dossiers par la CNESST. Cependant, les versements seront rétroactifs. La commission scolaire a d’ailleurs fait parvenir à la CNESST la liste des enseignantes ayant récemment commencé leur retrait préventif afin que leur dossier respectif soit traité dans les meilleurs délais.

Pour celles qui amorcent les démarches liées au retrait préventif, assurez-vous de transmettre à la commission scolaire une copie du certificat visant le retrait préventif et l’affectation de la travailleuse enceinte ou qui allaite ainsi que le rapport de la Santé publique du programme pour une maternité sans danger (PMSD) afin de ne pas retarder le versement de vos IRR par la CNESST. Ces démarches sont nécessaires en raison de l’arrêté ministériel 2020-004.

Vous pouvez consulter les documents d’informations sur adagio dans la section santé/sécurité http://gestion-personnes.csdm.qc.ca/sante-securite/maternite-sans-danger/.

 Enseignantes ou enseignants remplaçants

Les remplacements liés aux retraits préventifs se poursuivent également. Conséquemment, les enseignantes et enseignants remplaçants continuent de recevoir leur rémunération.

Le remplacement se poursuit également aussi dans le cas où l’enseignante en retrait préventif doive commencer son congé de maternité. En effet, la convention locale prévoit que le remplacement est assumé par la même enseignante ou le même enseignant jusqu’au terme du remplacement ou de la fin de l’année scolaire (5-1.14 section 5 point 6).

Pour toutes questions, n’hésitez pas à communiquer avec l’Alliance par courriel à info@alliancedesprofs.qc.ca.

Mise à jour: 30 mars à 12 h 25

Communication avec vos élèves

Le ministre de l’Éducation a eu la brillante idée, la semaine dernière, de demander aux enseignantes et enseignants de prendre contact avec leurs élèves, sans donner de consignes claires. L’Alliance a interpellé la Commission scolaire de Montréal à ce sujet, qui nous a répondu que les directions d’établissement prépareront un protocole et le communiqueront avec tous les membres du personnel au cours des prochains jours.

Nous savons par ailleurs que plusieurs enseignantes et enseignants mettent déjà en place des initiatives libres et spontanées afin de garder le contact avec leurs élèves. Nous vous suggérons d’être très prudents dans vos démarches et d’attendre les directives de vos directions d’établissement. Pour des raisons de sécurité, nous vous encourageons à communiquer avec votre adresse de la CSDM et à adresser vos messages à l’attention des parents.

Nous vous rappelons également que le suivi hebdomadaire demandé par le ministre de l’Éducation devrait être prioritairement dirigé vers les élèves vulnérables et les élèves allophones. Il ne s’agit pas d’enseigner à distance, mais bien de garder un contact. Certains profs vivent des situations particulières et ne peuvent pas effectuer de suivi. C’est pour cela qu’il doit se faire sur une base libre et volontaire. Aucune contrainte ni pression ne peuvent être exercées sur les profs par qui que ce soit.

S’il s’avérait que lors des contacts avec vos élèves vous recevriez des confidences avec lesquelles vous n’êtes pas à l’aise, nous vous invitons à informer rapidement votre direction d’établissement, qui a comme responsabilité de vous accompagner. N’oubliez pas que vous n’êtes ni psychologue ni travailleur social, même si vous entretenez de bons liens avec vos élèves.

En terminant, nous vous demandons de faire attention aux fausses informations qui circulent sur les réseaux sociaux. Tenez-vous informés des nouvelles concernant votre travail par le biais de notre infolettre, de notre site Web et de notre page Facebook. Invitez vos collègues à faire de même ! Les membres du Conseil d’administration et le personnel-conseil de l’Alliance demeurent disponibles pour répondre à vos questions.

Mise à jour: 23 mars à 14 h 45

Le premier ministre du Québec, François Legault, et Jean-François Roberge, ministre de l’Éducation, ont annoncé le prolongement de la fermeture des établissements scolaires jusqu’au 1er mai inclusivement, ainsi que l’annulation de tous les examens du ministère pour l’année en cours. Vous serez appelés, au moment opportun, à évaluer les apprentissages de vos élèves en vous appuyant notamment sur leurs résultats cumulés depuis le début de l’année. Il n’y aura donc pas de promotion automatique.

Par ailleurs, le gouvernement provincial a indiqué vouloir mettre en place des mesures destinées aux parents d’élèves. Il mettra à la disposition des parents, à partir du 30 mars, un site Web pour leur suggérer des activités et des ressources destinées à leurs enfants. Par la suite, dès le 6 avril, les parents devraient recevoir de la part du ministère de l’Éducation, par courriel ou par la poste, une liste d’activités destinées à leurs enfants. Finalement, le gouvernement fera appel à Télé-Québec pour la diffusion de capsules pédagogiques.

Nous vous rappelons qu’il est impossible de retourner dans les écoles ou les centres pour récupérer quelque matériel que ce soit. Une direction d’établissement ne peut pas demander aux enseignantes et enseignants de retourner dans son école ou dans son centre. Les profs continuent d’être payés pendant cette période.

L’Alliance vous invite à demeurer solidaires durant cette période et à suivre les recommandations émises par la Direction de la santé publique. Les membres du Conseil d’administration et du personnel de l’Alliance demeurent à votre service tout au long de cet épisode.

Mise à jour: 20 mars à 13 h 15

Mise au point pour les profs à statut précaire

La situation actuelle est préoccupante pour toutes et tous, particulièrement pour les enseignantes et les enseignants à statut précaire. Nous en sommes bien conscients et nous faisons tout ce que nous pouvons pour vous défendre. Cependant, malgré toute notre bonne volonté, un syndicat ne peut pas exiger de l’employeur de rémunérer ses employés si aucune affectation ne leur avait été confiée. Dans le cas qui nous concerne, l’employeur précise que : tout le personnel qui devait recevoir une paie sera rémunéré en fonction de l’affectation qui lui avait été confiée, et ce, à l’exception du cas où il y a retour de la personne remplacée.

Cela signifie que, même sans prestation de travail, les profs qui avaient une affectation prévue seront payés, à moins que l’enseignant absent soit de retour. Pour les suppléantes et suppléants à la journée qui n’avaient pas d’affectation et qui n’ont pas reçu de paie le 19 mars, nous vous encourageons fortement, si ce n’est déjà fait, à faire une demande de relevé d’emploi auprès de la CSDM à l’adresse : srhprod@csdm.qc.ca.

Pour ce qui est des profs à statut précaire qui recevront leur dernière paie le 2 avril, les relevés d’emploi seront émis après cette date de façon massive par le Service de la gestion des personnes et du développement des compétences de la CSDM. Vous n’avez donc pas de démarche à faire. Toutefois, si vous constatez sur le site de Services Canada que votre relevé d’emploi n’a pas été transmis électroniquement, écrivez à srhprod@csdm.qc.ca.

Par ailleurs, comme vous le savez sûrement, des ressources financières seront mises sous peu à la disposition des salariés canadiens. Les profs concernés doivent consulter le site du gouvernement fédéral pour amorcer le plus rapidement possible leurs démarches. Nous vous recommandons également de consulter le site du Mouvement Action-Chômage qui contient beaucoup d’informations sur l’assurance-emploi en lien avec le coronavirus.

L’Alliance vous tiendra informés régulièrement. Nous vous rappelons toutefois que cette responsabilité appartient à la CSDM et que ce doit être votre premier contact. En conséquence, si vous avez des questions relatives à votre rémunération ou encore à votre relevé d’emploi, nous vous invitons à communiquer avec votre employeur en premier. Si vous croyez que vos droits ne sont pas respectés ou que vous avez des questions particulières, écrivez-nous au info@alliancedesprofs.qc.ca.  Les membres du Conseil d’administration et les conseillers de l’Alliance restent à votre disposition.

Mise à jour: 19 mars 13 h 40

Arrêté ministériel / Profs réquisitionnés

L’Alliance a pris connaissance hier de l’arrêté du ministère de la Santé et des services sociaux concernant l’ordonnance de mesures visant à protéger la santé de la population dans la situation de la pandémie de la COVID-19. Cet arrêté stipule notamment que les conventions collectives ou ententes, de niveaux national, local ou régional en vigueur entre les commissions scolaires d’une part, et les syndicats d’autre part, sont modifiées. Cela signifie que le gouvernement pourrait solliciter les enseignantes et les enseignants pour travailler entre autres dans les services de garde, en soutien au personnel dont les services sont essentiels.

En temps normal, l’Alliance aurait décrié cet arrêté ministériel. Cependant, le Québec se trouve dans une situation exceptionnelle. Certains d’entre vous sont en isolement, confinés à la maison avec leurs enfants ou prennent soin d’un proche. D’autres sont en pleine possession de leurs moyens et se demandent, impuissants, comment aider. Dans le contexte actuel, nous n’avons pas pu vous consulter, mais à voir les messages sur les médias sociaux, nous croyons comprendre que certains d’entre vous sont prêts à prêter main-forte. La solidarité étant une de nos plus grandes valeurs, nous encourageons les enseignantes et enseignants qui le peuvent à répondre présents, sur une base libre et volontaire, si jamais vous êtes appelés à prendre la relève dans les services de garde.

Cela dit, les éducatrices et éducateurs semblent suffisants dans les services de garde, ces derniers étant peu fréquentés pour le moment. Il serait donc peu probable qu’on réquisitionne vos services au cours des prochains jours. La situation évoluant rapidement, nous ne pouvons spéculer à long terme.  Nous comprenons que cette situation peut créer de l’insécurité, mais sachez que nous faisons tout ce qui est possible pour vous assurer les meilleures conditions, dans le contexte.

Nous continuerons à vous tenir régulièrement informés par les mises à jour du site, notre page Facebook et l’infolettre. Nous vous remercions de faire circuler cette information auprès de vos collègues et de vous abonner, si cela n’est pas encore fait, à l’infolettre de l’Alliance.

Nous vous remercions de votre collaboration.

Mise à jour: 18 mars à 17 h 40

Information sur la rémunération

Mardi, les enseignantes et les enseignants de la CSDM ont reçu une communication de la part de l’employeur portant notamment sur la rémunération. À lire tous les commentaires et questions que nous avons reçus depuis, le message n’était manifestement pas du tout limpide ! C’est pourquoi nous avons décidé de résumer et de vulgariser le contenu de la lettre produite par la CSDM, sachant néanmoins que la responsabilité de vous informer clairement lui incombe. L’exercice de synthèse a été fait pour les profs de la Formation générale des jeunes (FGJ), de la Formation professionnelle (FP) et de l’Éducation des adultes (EDA).

D’abord, nous tenons à vous réitérer que l’ensemble des enseignantes et des enseignants seront payés durant la fermeture des écoles actuellement prévue du 13 au 27 mars.

Si vous ne recevez aucun dépôt et qu’une prestation était prévue dans la période couverte, communiquez avec le service de la gestion des personnes et du développement des compétences de la CSDM. Vous pourriez obtenir une avance de salaire. Votre demande doit être transmise à paierh@csdm.qc.ca.

Les conseillers de l’Alliance demeurent à votre service au cours de cette période.

Formation générale des jeunes (FGJ)

Il n’y a aucun changement pour la paie du 19 mars. Le dépôt aura lieu comme prévu, selon votre statut comme suit :

  • Pour les enseignantes et enseignants réguliers, permanents, en voie de permanence, sous contrat à temps plein, à temps partiel ou à la leçon. La paie couvre la période du 8 au 21 mars, il s’agit de votre paie usuelle ;
  • Pour les profs suppléants occasionnels, la paie couvre la période du 23 février au 7 mars, selon les minutes travaillées par journée ou demi-journée d’affectation.

Pour la paie du 2 avril, un dépôt sera versé selon votre statut comme suit :

  • Aux enseignantes et enseignants réguliers, permanents ou en voie de permanence, sous contrat à temps plein, temps partiel ou à la leçon. La paie couvre la période du 22 mars au 4 avril, il s’agit de votre paie usuelle ;
  • Aux profs suppléants occasionnels, la paie couvre la période du 8 au 21 mars, seulement pour les affectations déjà prévues pour cette période, c’est-à-dire celles qui vous avaient été confiées avant la fermeture des établissements.

Formation professionnelle (FP)

Il n’y a aucun changement pour la paie du 19 mars. Le dépôt aura lieu comme prévu pour toutes les catégories d’emplois.

  • Pour les profs réguliers, permanents et en voie de permanence, la paie couvre la période du 8 au 21 mars ;
  • Pour les enseignantes et enseignants détenant un contrat, qu’il soit à 100 % ou moins, la paie couvre la période du 8 au 21 mars ;
  • Pour les enseignantes et enseignants à taux horaire, en fonction de la prestation d’enseignement qui était prévue. La paie couvre la période du 23 février au 7 mars.

Pour la paie du 2 avril, un dépôt sera versé :

  • Aux profs réguliers, permanents et en voie de permanence, couvrant la période du 22 mars au 4 avril, en fonction de l’affectation prévue ;
  • Aux enseignantes et enseignants détenant un contrat, qu’il soit à 100 % ou moins, couvrant la période du 8 au 21 mars, selon les affectations prévues pour cette période, et ce, jusqu’à la fin du contrat prévu ;
  • Aux enseignantes et enseignants à taux horaire, en fonction de la prestation d’enseignement qui était prévue. La paie couvre la période du 8 au 21 mars. Les heures prévues entre le 22 mars et le 4 avril seront rémunérées à la paie du 16 avril

Éducation des adultes (EDA)

Il n’y a aucun changement pour la paie du 19 mars. Le dépôt aura lieu comme prévu pour :

  • Les profs réguliers, permanents et en voie de permanence. La paie couvre la période du 8 au 21 mars ;
  • Les enseignantes et enseignants détenant un contrat à temps partiel en vigueur, selon le pourcentage de votre contrat. La paie couvre la période du 8 au 21 mars. Alors, si votre contrat a pris fin avant le 8 mars, vous n’aurez pas de rémunération.
  • Les enseignantes et enseignants à taux horaire, incluant ceux de l’éducation populaire (3599), en fonction de la prestation d’enseignement qui était prévue. La paie couvre les heures prévues entre le 27 février et le 7 mars.

Pour la paie du 2 avril, un dépôt sera versé :

  • Aux profs réguliers, permanents et en voie de permanence. La paie couvre la période du 22 mars au 4 avril ;
  • Aux enseignantes et enseignants détenant un contrat à temps partiel en vigueur, selon le pourcentage de votre contrat. La paie couvre la période du 22 mars au 4 avril. Alors, si votre contrat a pris fin avant le 22 mars, vous n’aurez pas de rémunération ;
  • Aux enseignantes et enseignants à taux horaire, incluant ceux de l’éducation populaire (3599), en fonction de la prestation d’enseignement qui était prévue. La paie couvre la période du 8 au 21 mars. Les heures prévues entre le 22 mars et le 4 avril seront rémunérées à la paie du 16 avril.
Mise à jour: 17 mars 16 h 15

Le gouvernement du Québec a décrété, le vendredi 13 mars dernier, la fermeture de tous les établissements scolaires de la province. Cette mesure est en vigueur au moins jusqu’au 30 mars prochain.

Entre-temps, les directions d’écoles ne peuvent forcer les enseignantes et enseignants à faire de l’enseignement à distance ou à répondre aux questions des élèves en ligne. Ils continueront d’être payés durant cette période et ne verront pas leur banque de congés de maladie être amputée.

Le cabinet du ministre de l’Éducation n’exclut pas que cette directive puisse changer, si la fermeture des écoles se prolonge au-delà de deux semaines.

L’Alliance mettra à jour sur une base quotidienne les communications reçues de la part des principales parties concernées.