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Pourquoi?

(Montréal, le 7 janvier 2015) – Les syndicats de l’enseignement francophone de Montréal somment le ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport, monsieur  Yves Bolduc, d’expliquer aux citoyennes et citoyens montréalais les motifs et les avantages de son projet de redécoupage des territoires des commissions scolaires francophones de l’île de Montréal.

En conférence de presse aujourd’hui, les présidences de l’Alliance des professeures et professeurs de Montréal, du Syndicat de l’enseignement de l’Ouest de Montréal (SEOM) et du Syndicat de l’enseignement de la Pointe-de-l’Île (SEPI) ont solidairement rejeté tous les scénarios de réaménagement de territoires des commissions scolaires de la métropole proposés par le ministre Bolduc.

« Rien, rien, rien ne justifie un tel chambardement. Outre les trois cartes territoriales, le ministre n’a pas encore expliqué le moindre détail de son projet surréaliste. Personne n’a encore réussi à trouver le moindre avantage à déplacer les frontières ni du point de vue économique ni du point de vue de l’amélioration des services aux élèves », a affirmé madame Catherine Renaud, présidente de l’Alliance des professeures et professeurs de Montréal.

« Les déclarations du ministre, aussi confuses que contradictoires, ne font qu’ajouter à la suspicion. Si son projet ne montre aucun bénéfice financier et pédagogique, tout laisse croire qu’une des motivations secrètes du ministre Bolduc est de semer la pagaille tant au niveau des commissions scolaires que des syndicats représentant les membres de leurs personnels. Monsieur Bolduc, votre méthode de diviser pour régner ne fonctionnera pas. Les syndicats de l’enseignement de Montréal resteront unis et solidaires pour s’opposer à ce projet insensé et pour défendre l’école publique montréalaise », de commenter monsieur Luc Jacob, président du Syndicat de l’enseignement de l’Ouest de Montréal.

« Plus ça change, plus c’est pareil! Les gouvernements se suivent et n’apprennent pas! On nous promettait 100 M$ d’économie avec le projet de fusions des commissions scolaires et de redécoupage du territoire de la CSDM en 1998. C’est plutôt une dépense de 70 M$ qu’a généré ce chambardement. L’actuel gouvernement veut aller de l’avant avec un projet semblable 15 ans plus tard, à nouveau avec une mesure d’exception pour la CSDM, mais sans avouer les millions de dollars qui seront gaspillés dans cette opération. Combien coûteront les réaménagements des centres administratifs quand on sait que les rénovations du bureau du député de Rivière-du-Loup ont coûté 270 000 $? On peut agrandir à grands frais le siège social de la CSPI pour accueillir le personnel administratif de la CSDM transféré à la CSPI, mais que fera-t-on avec les bureaux vides de la CSDM? Démolir un étage de l’édifice? Imaginez ce que ça coûtera de transférer des dizaines d’écoles et de centres. Ce projet ne résiste pas à l’analyse, il faut le stopper avant qu’il soit trop tard », d’ajouter monsieur Luc Ferland, président du Syndicat de l’enseignement de la Pointe-de-L’Île, qui a vécu le transfert des quartiers de Montréal-Nord et de Rivière-des-Prairies de la CSDM à la CSPI en 1998.

Les syndicats de l’enseignement de Montréal comptent maintenir toute la pression nécessaire pour que le ministre Bolduc fasse marche arrière dans ce projet de redécoupage des commissions scolaires. « Le ministre Bolduc répète à qui veut l’entendre que son projet vise à réduire le nombre de commissions scolaires à 46, à améliorer la gouvernance des commissions scolaires et à générer des économies pour offrir de meilleurs services aux élèves. Le redécoupage ne réduit pas ni n’augmente le nombre de commissions scolaires sans compter qu’il ne rendra que plus complexe la gouvernance et n’améliorera pas les services aux élèves. Il est donc inutile et nuisible à l’atteinte de l’objectif d’améliorer l’école publique montréalaise », de clamer d’une seule voix les trois présidences des syndicats de l’enseignement.

L’Alliance, le SEOM et le SEPI représentent les quelque 20 000 enseignantes des écoles primaires, secondaires et des centres de formation professionnelle et d’éducation des adultes de la CSDM, CSMB et CSPI.

Sources :        Alliance des professeures et professeurs de Montréal

                        Syndicat de l’enseignement de l’Ouest de Montréal

                        Syndicat de l’enseignement de la Pointe-de-l’Île