Alliance des Professeures et Professeurs de Montréal
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Cette page est le complément de la page PLUS publiée occasionnellement dans le BIS . Consacrées à un seul et même sujet, les pages PLUS et @+ permettent de présenter le condensé d’un sujet dans le bulletin d’information et l’intégral du dossier dans le site Internet.

Vous avez des suggestions de sujets à soumettre pour la page @+, communiquez avec le membre du Conseil d’administration responsable de l’animation syndicale de votre établissement .

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Volume 1, no 1, 7 décembre 2009

Réactions à la journée institutionnelle du 20 novembre 2009

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Volume 1, no 2, 9 mars 2010

Les bons coups de la mobilisation

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Volume 1, no 3, 26 mars 2010
Deux semaines de mobilisation intense

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Volume 1, no 4, 11 juin 2010

Grève du 8 juin
QUELLE MOBILISATION ! QUELLE SOLIDARITÉ !

Rédaction : Yves Parenteau ;
Éditique : Nicole Roy ; 
Photos : Yves Parenteau, Daniel Choquette, Alain Marois, Marie-France Levac, Elaine Bertrand, Catherine Renaud, Martin Bibeau, Jean-Luc Arseneau, Josée Tétreault, Roxanne Messier.
Chanson : Paroles des profs de l’école Rose-des-Vents.
Musique : Mes Aïeux (avec la permission des auteurs-compositeurs)  


DES LIGNES DE PIQUETAGE DÈS 6 H 30

Quelle belle journée de grève ! Empreinte de solidarité, de détermination et de sensibilité pour améliorer les conditions d’enseignement et d’apprentissage dans le réseau des écoles publiques. Dans les quelque 220 établissements de la CSDM, où le personnel enseignant est représenté par l’Alliance, les profs ont dressé leurs lignes de piquetage dès 6 h 30 pour qu’il n’y ait pas d’équivoque que tous les centres et toutes les écoles sont en grève. Le président de l’Alliance, Alain Marois, a amorcé sa tournée à l’école Paul-Bruchési où il a accordé une entrevue à Cyberpresse.

 
De passage au centre Gédéon-Ouimet, le président de l’Alliance a pu discuter des derniers pourparlers à la table de négociation avec une ancienne présidente de l’Alliance, Diane Fortier. Le mot d’ordre de bloquer l’accès aux membres du personnel non enseignant, aussi tôt que 6 h 30, a été suivi efficacement comme en témoignent les collègues de l’école Lambert-Closse qui ont bloqué le passage à leur consoeur concierge.




Des lignes menaçantes comme celle de l’école De la Petite-Bourgogne (ci-dessous) ou des lignes très enlevées comme à l’école au Pied-de-la-Montagne, pavillon Jean-Jacques-Olier (ci-dessous à droite) où les profs ont chanté une adaptation composée par les collègues de l’école Rose-des-Vents de la chanson Dégénérations  de Mes Aïeux (avec la permission du groupe).



 
Des lignes de piquetage serrées comme à l’école secondaire Joseph-François-Perrault (ci-dessous) où tous les profs de l’école étaient présents à l’exception de Martin Bibeau (derrière la caméra) et Jean-Luc Arseneau (en tournée).



À d’autres endroits, malgré des incidents malheureux, les militantes et militants ont tenu le coup comme à l’école Sainte-Jeanne-D’Arc (à droite) à qui des mécontents ont lancé des chaudières d’eau et des pots de yogourt. À l’école des métiers des Faubourgs (ci-dessous), un entrepreneur en construction a foncé dans la ligne de piquetage avec sa pépine. Un incident qui aurait pu être tragique ! Heureusement, les membres de l’Alliance n’ont pas été blessés et les profs infirmières auxiliaires ont pu contenir le forcené pour qu’il quitte les lieux sans faire d’autre ravage.



 
Les moyens pour se faire voir et entendre des parents et de la population en général ont été nombreux. Le message des collègues de Sainte-Jeanne-d’Arc est de bon goût, sans équivoque et assez gros alors que celui de l’équipe de Saints-Martyrs-Canadiens (ci-dessous) qui paraphrase un rap bien connu est très parlant, et celui du camarade de l’école Garneau, habitué à la signalisation… des élèves, ne pouvait trouver un meilleur endroit pour se faire voir.





Des moyens aussi variés qu’originaux ont été utilisés pour éviter que quiconque n’entre dans les écoles comme de reproduire la pochette du célèbre disque Abbey Road des Beatles, ou de bloquer l’accès à la cour d’école ou de bien laisser sa marque, même sur les portes à Lucien-Pagé.

















Les membres de l’école Ahuntsic (ci-dessous) étaient bien déterminés à ne pas laisser rentrer un chat dans leur école et ils ont pris les moyens pour réussir, alors qu’ailleurs les profs n’ont pas attendu la manif de la FAE pour prendre la rue.















Enfin, les collègues de l’école FACE ont été des hôtes et hôtesses extraordinaires (ci-dessous). Ils ont accueilli tous les autobus de l’Alliance et quelque 3 000 collègues qui sont venus chercher leur sac à lunch dans la cour de leur école.

 












 


D’autres photos des lignes de piquetage ci-dessous :
  
Une manifestation FAE extraordinaire 
PLUS DE 12 000 PROFS ENVAHISSENT LE CENTRE-VILLE  

Après trois heures de piquetage devant toutes les écoles (certaines lignes ont été tenues toute la journée), les membres de l’Alliance se sont dirigés vers le centre-ville en métro ou dans les 45 autobus nolisés pour se rendre devant les bureaux du premier ministre Jean Charest afin de participer à la manifestation organisée par la FAE.

 





Environ 3 000 profs de l’Alliance et plus de 12 000 de tous les syndicats affiliés à la FAE ont envahi les rues McGill College et Sherbrooke pour participer à la manif. Une manifestation qui s’est déroulée dans le calme et l’allégresse tout en montrant la détermination des membres des syndicats FAE d’obtenir une entente satisfaisante et de refuser les ententes à rabais.


Le piquetage du matin et surtout la manifestation au centre-ville ont fait l’objet de nombreux reportages dans les médias qui furent très majoritairement positifs tant de la part des commentateurs qui ont souligné la justesse de nos revendications que des parents qui appuient largement les demandes d’amélioration des conditions de travail des enseignants et des enseignantes qui auront un effet direct sur l’amélioration des conditions d’apprentissage de leurs enfants.

Des images symboliques où des enseignants tentent de se libérer des boulets du poids de la réussite scolaire et de l’épuisement professionnel et Catherine Renaud, vice-présidente de l’Alliance, qui a maintenu le contact téléphonique et en personne tout au long de la journée avec les militantes et les militants sur des lignes de piquetage où il y a eu du brasse-camarade :


Les quelque 12 000 manifestants et manifestantes ont quitté l’avenue McGill College pour emprunter la rue Sherbrooke et l’avenue du Parc jusqu’au parc Jeanne-Mance. En tête de la manif, le président de la FAE, Pierre St-Germain, ainsi que les présidents et présidentes des neuf syndicats affiliés. Le cortège de plus de deux kilomètres de long était beau à voir du haut de la côte de l’avenue du Parc :



DES APPUIS INUSITÉS
Pour soutenir les grévistes, les profs de l’école Louis-Hippolyte-Lafontaine ont reçu l’appui d’une pâtissière qui leur a remis des muffins FAE sur les lignes de piquetage. De plus, que ce soit pour dépister les briseurs de grève ou pour les chasser des établissements scolaires, l’Alliance et la FAE pouvaient compter sur des experts pour assurer l’intégrité de la grève.
 

























ENCORE DES PHOTOS DES LIGNES DE PIQUETAGE

Les membres des centres de formation professionnelle et d’éducation des adultes ont pour la plupart tenu leur ligne de piquetage toute la journée puisque bon nombre d’entre eux offrent des cours du soir.

L’école des métiers du Sud-Ouest-de-Montréal, l’école des métiers des Faubourgs et l’École des métiers de l’équipement motorisé de Montréal :







































Le centre Saint-Louis, le centre Champagnat et le centre Sainte-Croix :








































Le centre de francisation Pauline-Julien et le centre d’éducation des adultes Gédéon-Ouimet :















Les profs des écoles secondaires étaient nombreux au rendez-vous sur les lignes de piquetage. À Saint-Luc, des membres sont venus piqueter avec leurs enfants alors que d’autres ont tenu le piquetage jusqu’en soirée pour reporter un concert prévu le soir du 8 juin :


























Il n’y a pas que les lignes de piquetage qui empêchent l’accès aux écoles, les chantiers de construction aussi. À l’école Pierre-Dupuy, les membres avaient un bon moral pour tenir leur ligne au travers des cônes, des buttes de sable et des clôtures :






































La quiétude du Plateau Mont-Royal a été ébranlée en ce beau mardi matin quand tous les collègues de l’école secondaire Jeanne-Mance ont dressé leurs lignes de piquetage devant les nombreuses portes de l’établissement et à chaque coin de rue :


























L’académie de Roberval, la polyvalente de Saint-Henri et l’école secondaire Lucien-Pagé :




























Les écoles secondaires La Dauversière, Louis-Joseph-Papineau et Marie-Anne :



























L’équipe d'Eulalie-Durocher, de Joseph-Charbonneau et d'Henri-Julien :





























LES PETITES, LES MOYENNES ET LES GRANDES ÉCOLES PRIMAIRES Y ÉTAIENT

À Saint-Pierre-Claver. la ligne de piquetage était très animée, alors qu’à l’école Laurier, les profs répondaient au concert de klaxons d’appui de la population et qu’à Saint-Enfant-Jésus, les profs n’ont pas cherché l’ombre pour rester bien en vue :




























Les lignes étaient solides dans Ahuntsic. Les profs de l’école Saints-Martyrs-Canadiens, de Saint-Antoine-Marie-Claret et de l’école Atelier :




























À l’école Barthélemy-Vimont comme à Saint-Jean-Baptiste-de-la-Salle et à Saint-Louis-de-Gonzague, annexe Saint-François-Xavier, personne n’aurait pu franchir les piquets de grève :


























À Saint-Barthélemy, pavillon Sagard et pavillon des Érables, le son des trompettes n’arrivait pas à masquer celui des klaxons d’appui des parents tandis qu’à De Maisonneuve, la ligne de piquetage était plus solide que la clôture :
 




































Les membres dans les écoles Jean-Baptiste-Meilleur, Hochelaga et internationale primaire ont pris les moyens pour être vus et entendus :




























Dans Notre-Dame-de-Grâce, les piquets de grève ont été dressés très tôt le matin à l’école Marc-Favreau, Les-Enfants-du-Monde et au pavillon Saint-Antonin de l’école des Cinq-Continents :

































Dans Hochelaga-Maisonneuve, à l’école Saint-Nom-de-Jésus, dans Saint-Michel, à l’école Saint-Noël-Chabanel annexe et dans Saint-Henri, à l’annexe Charlevoix, tous les membres étaient sur les lignes de piquetage :


























Les profs des écoles Montcalm, La Visitation et Saint-Grégoire-le-Grand :


























Les lignes de piquetage des écoles Bienville, Saint-Gabriel-Lalemant et Ahuntsic annexe :



























Très tôt le matin, quelques braves enseignantes des écoles des Cinq-Continents, pavillon Dupuis, Saint-Benoît et Saint-André-Apôtre formaient déjà les piquets de grève :


































  


Vol. 1 no 3, 26 mars 2010

DEUX SEMAINES DE MOBILISATION INTENSE
Rédaction : Yves Parenteau ; Éditique : Nicole Roy ;
Photos : Daniel Choquette (AG), Danielle Vien (viaduc Métropolitain), Elaine Bertrand (viaduc Décarie), Yves Parenteau (pont Victoria, On s’affiche )
Vidéos : Normand Viau (banderoles), LCN (entrevue de Nathalie Morel et banderoles)

Une assemblée des membres déterminés, mobilisés et solidarisés
L’Assemblée générale des membres de l’unité de négociation CSDM tenue le 16 mars au Palais des congrès a eu un effet tonique sur les deux dernières semaines de mobilisation intense des membres de l’Alliance.

Une salle chauffée à bloc par le niveau d’adhésion des membres dans les écoles et les centres aux différentes actions de la PHASE 1 du plan FAE. Les quelque 1 600 profs présents à cette instance locale ont rapidement manifesté leur désir d’intensifier les moyens de pression devant l’impasse de la négociation à la table sectorielle (celle des conditions de travail) et surtout le mépris du Comité patronal de négociation qui refuse toujours de traiter des demandes syndicales après une trentaine de séances de négociation depuis décembre.

La présidente, Nathalie Morel, a présenté le rapport de nos porte-parole à la table de négociation et confirmé aux membres de l’Alliance que la FAE a demandé la médiation et que le médiateur a finalement été nommé le 15 mars par le gouvernement. Après avoir expliqué les échéanciers du processus de médiation et des conséquences du succès ou de l’échec de cette tentative de rapprochement des parties à la table de négociation, les vice-présidents Louis De Nobile et Elaine Bertrand ont présenté les différentes actions proposées pour la PHASE 2 du plan pour soutenir l’équipe de négociation de la FAE dans le dossier du renouvellement de la convention collective nationale.

En délibérante, plusieurs membres, notamment Martin Bibeau, de l’école Joseph-François-Perrault, et Pierre St-Germain, président de la FAE, sont venus témoigner de la détermination des profs dans les écoles et les centres à soutenir les demandes syndicales d’améliorer les conditions d’enseignement pour favoriser les conditions d’apprentissage et à rejeter les offres patronales d’alourdissement de la tâche enseignante. Le président de la FAE a également confirmé que le niveau de mobilisation des membres de l’Alliance est aussi élevé dans les autres syndicats affiliés à notre fédération nationale. Les propositions de la PHASE 2 du plan d’action FAE ont été adoptées à l’unanimité… moins une voix par les membres de l’Alliance.



L’Assemblée générale a également mandaté la délégation de l’Alliance au Conseil fédératif de négociation de la FAE de proposer que la thématique de la manifestation prévue en juin mette de l’avant les demandes syndicales sectorielles. L’instance a également résolu de poursuivre localement l’opération du port des T-shirts aux couleurs de l’Alliance et de la FAE tous les jours de paie ainsi que lors des rencontres de la direction d’établissement et du CPEPE.

Finalement, la proposition de mandat de grève légale et nationale d’une journée à déclencher en juin au moment jugé opportun par la FAE a été débattue et soumise au vote secret. Bien que certains membres auraient souhaité intensifier davantage les moyens de pression avant les vacances estivales, l’Assemblée générale s’est ralliée aux arguments stratégiques présentés par la présidente de l’Alliance et le président de la FAE. Durant le long délai du dépouillement du scrutin secret, des membres du Conseil d’administration de l’Alliance, Alain Marois, Catherine Renaud, Véronique Gauthier et Danielle Vien, attendaient patiemment le résultat du vote. Ils n’ont pas été déçus, car les membres de l’Alliance ont voté à 92 % pour le déclenchement d’une journée de grève en juin. Enthousiastes, fiers et solidaires, les membres de l’Alliance se sont spontanément levés pour applaudir la résolution.


La décision de l’Assemblée générale a également suscité quelques reportages, notamment à LCN et à Radio-Canada .

Opération banderoles et tracts


À la veille et au lendemain de l’Assemblée générale, plus de 100 militantes et militants de l’Alliance ont participé aux opérations de sensibilisation du grand public menées par tous les syndicats affiliés à la FAE sur les enjeux pour l’école publique dans cette ronde de négociation avec le gouvernement. Le lundi 15 mars, entre 5 h et 6 h (le matin), les membres de l’Alliance ont hissé la bannière de la FAE sur des viaducs des autoroutes Décarie et Métropolitaine ainsi qu’au pied du pont Victoria et sur le terrain du ministère de l’Éducation au coin des rues Fullum et Notre-Dame.

Cette opération a donné lieu à une couverture médiatique intéressante, notamment d’Yves Desaultels, de la première chaîne de Radio-Canada, qui a fait plusieurs interventions dont un bulletin de circulation avec les membres de l’Alliance au pont Victoria, de même qu’à LCN , à la radio et la télévision de Radio-Canada ainsi qu’à CBC. Le site de la FAE présente également un photoreportage des dernières actions menées dans le cadre de la PHASE 1 du plan d’action.

   

Quelques heures après l’Assemblée générale de mardi soir, des militantes et militants de l’Alliance ont distribué aux aurores près de 10 000 tracts aux usagers de six stations de métro. Une opération d’envergure où des membres des autres syndicats affiliés à la FAE ont distribué quelque 40 000 tracts au total dans une vingtaine de stations de métro et de gares des trains de banlieue.

Finalement, les commandos d’affichage ont récidivé le jeudi 18 mars entre 16 h et 18 h en suspendant les banderoles aux abords des principaux axes routiers de Montréal, de Laval, des Laurentides, de l’Outaouais et de la région de Granby. Sur la base de tous les klaxons entendus, le public appuie solidement les demandes syndicales des enseignantes et enseignants.

Opération On s’affiche

Au cours de la semaine du 22 au 26 mars, l’opération On s’affiche de la PHASE 1 du plan d’action national a été mise en branle dans tous les syndicats affiliés à la FAE. Pas moins de 5 850 membres de l’Alliance ont porté fièrement leur chandail Autonomes en négo, solidaires en action au cours de la semaine. Au total, dans les 800 établissements scolaires représentés par la FAE, quelque 18 000 enseignantes et enseignants ont fait comme nos collègues de l’école de La Lancée (ci-dessus) ou comme ceux de l’école Saint-Bernardin (à droite) qui ont participé à la rencontre de l’équipe-école avec les pancartes de l’Alliance et les tasses de la FAE en main ou encore comme les collègues de l’école secondaire Lucien-Pagé (ci-dessous) qui ont mis bien en vue les pancartes de l’Alliance et de la FAE aux fenêtres de l’école donnant sur le boulevard Saint-Laurent.









Enfin, les collègues de l’école Louis-Joseph-Papineau (ci-dessous) ont pris part à l’opération On s’affiche à l’occasion de la visite de George Laraque, ancien joueur du Canadien de Montréal, venu à l’école participer à une conférence de presse et à la diffusion en direct d’une émission télévisée pour soutenir les sinistrés de Port-au-Prince. Les membres de Louis-Joseph-Papineau ont tenu une ligne de piquetage symbolique devant l’école en plus de parader devant les caméras toutes et tous vêtus de leur chandail aux couleurs de l’Alliance et de la FAE en mettant bien en évidence le slogan Autonomes en négo, solidaires en action et en criant des slogans de solidarité avec les Haïtiennes et Haïtiens durement affligés par le sinistre.

 








 
 
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Volume 1, no 2, 9 mars 2009
LES BONS COUPS DE LA MOBILISATION
Rédaction : Yves Parenteau ; photos : Elaine Bertrand

Nos membres prennent la plume !
L’initiative des membres de l’Alliance d’écrire aux médias ou de diffuser massivement aux parents et au public des témoignages sur la lourdeur de la tâche enseignante, les difficultés de l’adaptation de l’enseignement ou la justesse des demandes syndicales pour faciliter tant les conditions d’enseignement que les conditions d’apprentissage prend de l’ampleur.

Au lendemain de l’entente Alliance-CSDM sur l’évaluation des connaissances et le jour même de la rencontre des personnes déléguées des syndicats de la FAE, une membre de l’Alliance a lancé le groupe Facebook Soutenons les enseignants du Québec . En moins de deux semaines, plus de 15 000 parents et profs s’étaient joints au groupe qui en compte maintenant 20 000. Les forums de discussion sont très actifs sur cette page et le soutien des parents est solide.

Un autre collègue de l’Alliance, d’une école secondaire, a réagi au projet d’amendement du calendrier scolaire pour ouvrir les écoles le soir et la fin de semaine à des fins éducatives et d’accommodements raisonnables en écrivant une lettre à la ministre Courchesne. Cette lettre a d’ailleurs été publiée sur ruefrontenac.com dès le lendemain.

Une autre membre de l’Alliance, du secteur de l’accueil et de la francisation, a accordé une entrevue au journaliste-blogueur Louis Préfontaine qui relate son témoignage sur un abus possible de l’adaptation de l’enseignement et des accommodements raisonnables sur le blogue louisprefontaine.com .

Une collègue du primaire, actuellement en congé sabbatique, mais incapable de rester immobile après avoir pris connaissance des offres patronales, a rédigé un vibrant témoignage qui a été lu à l’Assemblée des personnes déléguées de l’Alliance et soumis aux médias. La lettre n’a pas encore été publiée.

Enfin, une enseignante, du centre de formation professionnelle EMICA, a répondu par écrit à l’invitation lancée par la direction du centre qui offrait de partager un repas pour souligner la Semaine des enseignantes et enseignants . Une main de fer dans un gant de velours ou une lettre rédigée sur du papier fin à l’encre rouge ?

Audience auprès du Conseil des commissaires
et opération On veut une convention, pas des bonbons !

Le Conseil des commissaires de la CSDM a reçu en audience le 24 février dernier trois représentants de l’Alliance qui ont demandé aux commissaires leurs commentaires et leur niveau d’appui par rapport aux demandes syndicales et aux offres patronales. Johanne Sanschagrin, enseignante de coiffure à l’école des métiers des Faubourgs de Montréal, Nathalie Morel, présidente de l’Alliance, et Vianney Lanctôt, enseignant d’éthique et culture religieuse à l’école secondaire La Voie, représentaient l’Alliance à cette audience.

Notre collègue Johanne Sanschagrin a exprimé aux commissaires qu’il n’y aura plus de comparaisons possibles entre les conditions salariales, les conditions de travail ou l’horaire de travail de l’industrie et celles de l’enseignement dans les centres de FP. À tout point de vue, toutes ces conditions seront plus avantageuses dans l'industrie si les offres patronales sont appliquées. Elle prédit une désertion sans précédent des profs de la FP qui retourneront à la pratique de leur métier dans l’industrie. Aucun commissaire n’a réagi à son témoignage.

Notre confrère Vianney Lanctôt a également témoigné de la réalité d’enseigner en milieux multiethniques et des conditions minimales de réussite nécessaires à ces élèves pleins de bonne volonté, mais qui ne maîtrisent pas tous les rudiments de la langue commune, de la langue nationale, de la langue française. Il a demandé aux commissaires de se prononcer sur les demandes syndicales de prolonger les séjours en classe d’accueil pour les élèves allophones et sur la demande de réduire le ratio maître-élèves dans les groupes du secondaire. Ses questions sont restées sans réponse.

Notre présidente, Nathalie Morel, a pour sa part exprimé au nom de ses collègues membres de l’Alliance le sentiment d’outrage et de colère qu’ils ressentent par rapport aux offres patronales et aux mépris dont fait preuve le Comité patronal de négociation en ne répondant à aucune des demandes syndicales dans le dépôt patronal. La présidente de l’Alliance a rappelé aux commissaires qu’en moins d’un an, l’Alliance et la CSDM sont arrivées à s’entendre par la négociation pour le renouvellement de la Convention collective locale et sur l’évaluation des connaissances sur la base du même tronc commun : alléger la tâche enseignante pour améliorer la réussite des élèves. Mme Morel a fait appel aux commissaires pour qu’ils exportent jusqu’à la Fédération des commissions scolaires et au ministère de l’Éducation cette orientation d’améliorer les conditions d’apprentissage en améliorant les conditions d’enseignement. Bon nombre de nos demandes syndicales, telles les maternelles 4 ans dans toutes les écoles, les baisses de ratio, la maîtrise du français, sont même des moyens évoqués dans le plan Réussir de la Commission. La CSDM est la plus grosse commission scolaire au Québec, comme l’Alliance est le plus gros syndicat de l’enseignement. Nos organisations travaillent auprès de plus de 10 % de tous les élèves du Québec. Nos voix doivent se faire entendre à Québec si l’on souhaite relever sérieusement le défi de la réussite éducative de l’école montréalaise. L’appel de Mme Morel est resté sans réponse.

Près de deux cents membres de l’Alliance se sont déplacés, d’une part, pour soutenir leurs trois collègues reçus en audience par le Conseil des commissaires et, d’autre part, pour retourner à l’expéditeur les cadeaux offerts par les directions d’établissement à l’occasion de la Semaine « patronale » des enseignantes et enseignants . La présidente de la CSDM a cependant clairement exprimé son désaccord envers ce moyen de pression qu’elle a qualifié de mauvais goût.


L'opération On s'affiche !
L’Opération amorcée par l’Alliance et maintenant incluse dans le plan d’action national va bon train depuis plus d’un mois. Les membres de l’Alliance portent leur chandail aux couleurs de l’Alliance et de la FAE orné du slogan Autonomes en négo, solidaires en action lors des rencontres avec la direction comme le montre si bien les collègues de l’école Garneau sur la photo ci-contre.

La plupart des enseignantes et enseignants des écoles secondaires ont également porté le chandail lors des rencontres de parents pour la remise du bulletin de la deuxième étape. Les 48 profs de l’école Honoré-Mercier ont amorcé le tout à la fin de janvier en lançant le défi à leurs collègues de l’école voisine de faire de même. Un défi aussitôt relevé par les 60 enseignantes et enseignants de Saint-Henri la semaine suivante. Depuis, la solidarité est bien établie et la plupart des équipes-écoles poursuivent le mouvement. Simultanément à cette action, des militantes et militants de l’Alliance ont distribué pas moins de 30 000 tracts aux parents d’élèves à l’occasion des remises de bulletin. L’accueil des parents aux demandes syndicales d’améliorer le soutien aux élèves est très favorable, tout comme leur opposition unanime à offrir des activités éducatives les soirs et les fins de semaine. « Les enfants ont besoin de faire autre chose. Ils ont déjà plus de 25 heures de cours. Les profs en font déjà assez ! Quelle est l’intention du gouvernement, vous épuiser ? », ont été les propos des parents les plus souvent entendus lors de ces distributions de tracts.

D’autres initiatives intéressantes ont été mises en branle, notamment à l’école Sainte-Bernadette-Soubirous où les profs ont érigé le Mur du mécontentement dans le salon du personnel après avoir été sommés par la direction de l’école de limiter leur affichage au babillard syndical. Par ailleurs, l’équipe syndicale de l’école La Voie a placardé les murs et les pupitres de l’école d’une affiche et les enseignantes et enseignants de l’école ont observé une minute de silence au son de la cloche de l’école pour appuyer nos demandes syndicales. « On aurait pu entendre un crayon tomber dans le gymnase rempli de parents durant la minute de silence », de confier le délégué syndical de l’école.


L'opération Post-it

Cette Opération, également incluse dans le plan d’action national, vise à alerter tous les intervenants du monde scolaire des enjeux de cette ronde de négociation. Probablement inspirés par la campagne publicitaire télévisée de Défi tabac , plusieurs membres de l’Alliance ont créé des œuvres d’art avec ces petits papiers collants ornés de slogans.

Les collègues de l’école Saint-Jean-de-Matha ont préparé la table de négociation, ceux de l’école Bienville ont voulu s’assurer que la direction de l’école soit bien au fait de ce que ses représentants du Comité patronal de négociation demandent aux profs au nom des directions d’établissement : concessions, alourdissement de la tâche, prolongement de l’horaire de travail…








L’équipe-école de Victor-Doré (photo de gauche) a également trouvé le meilleur endroit pour susciter la réflexion sur les offres patronales dans cette ronde de négociation alors que les profs de l’école Sainte-Bernadette-Soubirous (photo ci-dessous), toujours frappés de l’interdiction d’afficher quoi que ce soit sur les murs de l’école…, se sont dressés tel un mur pour exposer les messages de ces papiers aide-mémoire.

 



 

















 


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Volume 1, no 1, 7 décembre 2009

RÉACTIONS À LA JOURNÉE INSTITUTIONNELLE
DU 20 NOVEMBRE 2
009
À PROPOS DE LA CONFÉRENCE DE MARC-ANDRÉ DENIGER
« En tant que membre du groupe qui travaille sur le plan de Réussir , je suis plutôt contente de constater que la commission scolaire semble vouloir tenir compte de nos vrais besoins.

Par contre, je n'ai pas du tout compris POURQUOI on a voulu nous présenter le discours de monsieur Deniger. J'ai l'impression qu'ils ont été pris dans le temps et que comme c'est le seul discours qu'ils avaient, ils nous l'ont présenté... L'avaient-ils vu ???

Nous avons besoin de sentir l'appui de nos supérieurs, des professeurs des facultés d'éducation et de la population. Nous présenter ce discours, vient en contradiction avec ce besoin.»

ISABELLE LAJEUNESSE, école, Rose-des-vents

« Comme souvent dans les discours de théoriciens, il y avait beaucoup de malhonnêteté intellectuelle. Il [monsieur Deniger] a affirmé, entre autres, que la taille d'une classe n'avait pas d'impact sur les résultats scolaires.

Il se peut que les statistiques indiquent cela, mais ces statistiques sont biaisées, car, dans les écoles secondaires, on forme souvent des groupes plus petits regroupant des étudiants faibles ou ayant des difficultés comportementales.»

NICOLAS KALIAGUINE, centre Tétreauville

« Plusieurs enseignants, pour ne pas dire la totalité des membres dans notre école, ont été outrés par plusieurs passages du discours [de monsieur Deniger]. Le passage sur les ratios d'élèves a beaucoup fait rire... [...] et les commentaires condescendants sur le fait que les élèves sont parfois en “attente de l'évaluation” sans activité d'apprentissage...

Un enseignant a même demandé au directeur d'aviser ses patrons qu'ils avaient insulté son intelligence pendant près d'une heure... à la magnifique somme de 75 $ /l’heure... C'est du beau gaspillage ! Encore du temps de planification et de travail pédagogique perdu.»

VIRGINIE CHILA, école Édouard-Montpetit

« M. Deniger faisait preuve de condescendance dans ses propos. Certaines enseignantes ont été outrées ! Des propos qui sous-entendaient toutes sortes de choses en laissant croire que les profs entretenaient des préjugés, par exemple envers les enfants pauvres […] »

CHRISTIANE VÉZINA, école Saint-Louis-de-Gonzague, annexe

« On aurait pu consulter des techniciens branchés, les meilleurs conférenciers, engager un professeur de l’ordre de M. Henry Hoppe par exemple et cuisiner avec compétence un festin digne des enseignants ! Ne valons-nous pas la peine qu’on nous offre un repas inspirant, chaud et délicieux ? [...] »

HÉLÈNE THIVIERGE, école Dominique-Savio

« J’avoue que je n’ai pas trouvé très intéressant ce que ce monsieur [Deniger] a raconté […] et je n’étais pas la seule ! Prendrait-il les enseignants pour des analphabètes ? […] »

BADIÂA SEKFALI, centre Tétreauville

« J’ai trouvé que ça ne servait pas à grand-chose. Plein de bonnes intentions, de lieux communs : ‘‘il ne faut pas trop chica­ner les enfants, il y en a qui apprennent plus ou moins vite, etc.’’. M. Deniger a dit des choses étonnantes […] selon des études !! Lesquelles ? »

JEAN CARON, école La Mennais

« J’ai surtout trouvé qu’il [Marc-André Deniger] plantait les directions et qu’il replaçait leur tâche en la sortant de la gestion. Il a fait ressortir que leur présence active dans l’école était importante […] »

GENEVIÈVE DEAULT, école Victor-Rousselot

« Dépense inutile, discours inutile [...] »

PAUL CARRIÈRE, école FACE

« L'exposé était somnifère. Monsieur Deniger n'apportait rien de neuf. Il était condenscendant. J'ai perdu mon temps.

Les enseignants ont également trouvé très ordinaires les présentations de madame De Courcy et de monsieur Petitclerc.»

DIDIER HELLIET, école Georges-Vanier

« Monsieur Deniger n'a jamais enseigné au primaire, on voit bien qu'il s'adresse à des adultes et à des gens haut placés de la commission scolaire qui ne s'intéressent qu’à la théorie. […] »

SIHAM ABOU NASR, école Madeleine-de-Verchères

« J’en veux à la CSDM de ne pas nous avoir écoutés pendant 10 ans de réforme, d’être allée chercher un universitaire [M.-A. Deniger] pour nous dire que ce qu’on demande en négociation nationale, on ne l’aura pas. Par exemple, la baisse de ratios. Il se mêle de ce qu’on fait dans les classes, mais il n’y est pas.»

FRANCINE DEMERS, école Sophie-Barat

« Tout ce que monsieur [Deniger] a dit, ON LE FAIT DÉJÀ !!! Ce qui m'a le plus choquée, c'est d'apprendre à la fin de la vidéo que ce monsieur enseignait depuis 26 ans ... à l'université. QUELLE INCOHÉRENCE !!!

Il n'est même pas sur le terrain. Il ne sait pas ce que c'est des jeunes en difficulté [...] qui n'ont pas déjeuné le matin, qui vivent de la violence à la maison, qui sont victimes de « taxage » et qui ont de grandes difficultés d'apprentissage ou de comportement. Tous ces élèves sont dans une même classe et nous devons vivre cela au quotidien, sans aide.

J'aimerais qu'il vienne passer, ne serait-ce qu'une semaine, dans une école régulière. Ce ne serait plus le même discours qui nous serait présenté.

Je me demande comment les directions ont pu faire passer cela. Est-ce qu'ils nous prennent pour des incompétents ? »

SYLVIE LAMANQUE, école FACE, secondaire



À PROPOS DES CIBLES INSTITUTIONNELLES
ET DES PLANS DE RÉUSSITE
« Pour avoir lu le rapport du comité d'experts sur l'apprentissage de l'écriture (décembre 2007) et les 22 mesures du plan d'action de la ministre sur l'amélioration du français (février 2008), je constate que le contenu des documents préparés reproduit fidèlement les recommandations du comité d'experts et les mesures du plan d'action de la ministre, par conséquent, les causes du taux d'échec et de la faible persévérance scolaire sont déjà identifiées et les remèdes aux maux aussi. [...] Tout en dénonçant que des non-élus qui ne sont pas imputables se mêlent de dicter à l'État la façon dont il dépensera les deniers publics en éducation, j'ai également cité les solutions préconisées et réchauffées par le rapport Ménard, mais dans quelques cas éprouvés.»

BENOIT BERGERON, école Louise-Trichet

« Au sujet du plan Réussir ,j’ai une impression de déjà-vu ! C’est un éternel recommencement et on essaie de nous faire croire que c’est notre plan de réussite. J’ai personnellement perdu mon temps, sauf pour ce qui est des discussions entre collègues. […] Je n’avais pas besoin de deux jours là-dessus.»

SYLVETTE MALLET, école Charles-Lemoyne

« Dans la dernière demi-heure, les enseignants de mon groupe (25) ainsi que moi-même avons pété les plombs. Concernant la réforme, l’évaluation et le foutu barème de communication (note de bulletin obligatoire à mettre : 100 %, 92 %, 84 %, 76 %, 68 %, 60 %, 52 %, 44 %, 36 %, ou 28 %.

Selon la réforme, nous ne devons pas faire de cumul de note ni de moyenne, mais dans le bulletin des élèves, l'institution fait une moyenne des notes des différentes compétences d'une même matière.

Beaucoup d'incongruité !!! »

ANNE-MARIE LE SCOUARNEC, école Jeanne-Mance

« Nous avons quand même donné notre point […] et nous avons même donné notre cible : 100 % ! rien de moins ! […] et pourquoi pas, si on nous donne de bonnes conditions de travail !?! »

BADIÂA SEKFALI, centre Tétreauville

« Vous voulez des cibles chiffrées et concrètes, en voici : • ramener les classes de CPF à 18 élèves ; • ne pas placer plus de deux cotes 12 par classe de CPF ; • diminuer le nombre d’élèves dans les classes ; • arrêter d’intégrer les élèves en difficulté dans les classes régulières ; • ne pas accepter qu’un élève qui a 30 % en math de 2e passe en math de 3e ; • arrêter la réforme et revenir à un enseignement par objectif des savoirs, des connaissances et à une évaluation de celles-ci et non des compétences.

En voilà des chiffres qui parlent. Plutôt que de demander aux profs de se culpabiliser sur la place publique, on pourrait simplement retenir leurs idées.»

CHRISTINE LANIESSE, école Louis-Joseph-Papineau

« Ça fait du bien de prendre le temps de réfléchir à la réussite de nos élèves […] mais une chose est certaine : sans ressources monétaires, nos moyens restent limités.

Je crois sincèrement que, dans le réseau public, nous faisons beaucoup avec peu ! Il y a beaucoup de chefs pour prendre les décisions et parfois on s'y perd. […] »

SIHAM ABOU NASR, école Madeleine-de-Verchères

« On nous a montré les statistiques de la CSDM et celles de notre école quant au taux de réussite de nos élèves, mais ces résultats étaient biaisés puisque ceux-ci sont basés sur des évaluations différentes pour chaque école.

Nous avons tout de même pris le temps de nous questionner pour comprendre pourquoi il y avait tant d’élèves en situation d’échec et ce que nous pourrions faire pour améliorer la situation. La conclusion de toutes les solutions apportées se résume, selon moi, à abaisser nos exigences pour satisfaire au taux de réussite de la CSDM.»

GERMAIN LANDRY, école Saint-Grégoire-le-Grand

« Les travaux en sous-comités ont été une bonne chose. On a pu faire le point par rapport à notre plan de réussite, mettre à jour certaines choses et mettre en avant les besoins criants pour répondre aux deux critères du plan Réussir .

[…] On nous a demandé de faire la liste d’épicerie. Voilà qui est fait ! Maintenant, que la CSDM et le Ministère nous la livrent […] on s’occupe de faire la cuisine comme il faut ! »

NICOLAS DALMASSO, centre Saint-Louis

« Nous avons travaillé en équipe et nous avons fait part de nos besoins, comme chaque année. Le sentiment des gens est qu'on nous consulte, chaque année, mais que rien ne se passe.»

ÉRIC FUSINATO, école Honoré-Mercier



À PROPOS DU SOUTIEN AUX ÉLÈVES EN DIFFICULTÉ
« En plénière, on a occulté cette cause fondamentale des difficultés d'apprentissage et du manque de persévérance scolaire des élèves, la pauvreté. Ce fut une grand-messe bien orchestrée. [...]»

BENOIT BERGERON, école Louise-Trichet

« Dans cette première rencontre, il n’était nullement question de se pencher sur des demandes d’ajouts de services pour les élèves en plus grande difficulté, pas pour le moment […], mais plutôt de réfléchir sur les moyens à mettre en place dans notre quotidien, dans nos classes, […]

Ce qui me paraît positif, c’est le partage et l’échange qui se feront entre collègues […] pour mieux comprendre d’où viennent les élèves qui arrivent dans nos classes et vers quoi s’en vont ceux qu’on prépare pour l’année suivante.»

MARIE-CLAUDE FORGET, école Saint-Jean-de-Lalande

« Il y a à peu près cinq ans, nous avons déjà fait cet exercice. Par équipe, on nous avait demandé de sortir le plus d’idées possible pour contrer le décrochage scolaire, attirer les élèves à notre école et trouver les moyens pour qu’ils y restent. […]

Nous avions pensé à plusieurs dizaines d’idées. […] Qu’en est-il advenu ? RIEN ! Nous avions, entre autres, proposé d’augmenter le nombre de cours de français. Ils sont plutôt passés de 8 à 6 périodes. […]

On demande encore aux profs de faire des miracles dans ces conditions. Mais que fait la ministre pour nous aider ? Rien. Que fait le Réseau ? Que fait la Commission ? Rien.»

CHRISTINE LANIESSE, école Louis-Joseph-Papineau

« [...] Aucun moyen réel n'a été proposé pour la mise en oeuvre d'un meilleur enseignement du français. Plutôt que de mettre 35 élèves moyens ou faibles dans les classes, pourquoi ne pas en mettre 20 faibles et travailler avec eux. L'école est une garderie sociale sous le couvert d'une pseudoéducation. Les demandes faites aux enseignants frôlant la démence et la cruauté [...] »

PAUL CARRIÈRE, école FACE


À PROPOS DES DÉRIVES DE LA RÉFORME
« Déjà amorcée par la refonte des programmes de sciences en un seul programme de sciences et technologie et géohistoire par la réforme de l'éducation, la "titularisation" des tâches des enseignants achèvera de tirer une énorme épine du pied des directions d'école dans l'organisation scolaire.

Avec des enseignants subitement métamorphosés en titulaires-généralistes, participerons-nous à l'avènement du dessein de l'OCDE de faire des enseignants des travailleurs taillables et corvéables à merci dans des entreprises-écoles menées par des directeurs omnipotents ? »

BENOIT BERGERON, école Louise-Trichet