Alliance des Professeures et Professeurs de Montréal
7 juin 2001
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Pour rehausser la qualité du français à l’école - RÉHABILITER L'ENSEIGNEMENT STRUCTURÉ DE LA GRAMMAIRE, DE LA SYNTAXE ET DE L'ORTHOGRAPHE DANS LES PROGRAMMES DE FRANÇAIS DU PRIMAIRE ET DU SECONDAIRE

En réaction aux recommandations qui touchent l’éducation formulées par la Commission des états généraux sur la situation et l’avenir de la langue française au Québec, l’Alliance des professeures et professeurs Montréal est d’avis que le système d’éducation est le meilleur rempart pour protéger la langue française au Québec à condition qu’on réoriente immédiatement l’approche de l’enseignement du français dans nos écoles primaires et secondaires.

L’Alliance partage l’avis de la Commission sur l’importance de « briser le cercle vicieux qui fait que la méconnaissance de la langue se transmet d’un ordre d’enseignement à l’autre ». Depuis près de 20 ans, les programmes d’enseignement du français sont axés sur l’approche dite communicative au détriment de l’enseignement des règles fondamentales de la langue. Cette approche a laissé plus d’une génération d’élèves avec une maîtrise tout juste usuelle de la langue sans en comprendre les fondements.

« La conjoncture ne peut être meilleure pour réhabiliter l’enseignement structuré de la grammaire, de la syntaxe et de l’orthographe dans les programmes de français du primaire et du secondaire. À la demande du ministre Legault, les programmes de formation issus de la réforme sont présentement en réécriture. C’est donc dès maintenant que le MEQ doit réintroduire ces notions fondamentales dans les programmes de français si l’on veut rehausser le niveau de maîtrise de la langue française des générations à venir », de commenter M. François Audet, président de l’Alliance.

En ce qui a trait à la suggestion d’imposer un examen national aux enseignantes et enseignants, l’Alliance admet que certains futurs profs peuvent avoir des difficultés à maîtriser les rudiments du français. Cependant, le diagnostic étant établi, l’heure est maintenant au traitement pour éviter que ces problèmes ne se perpétuent. « Selon nous, ce sont les universités qui devraient avoir la responsabilité de faire passer un tel examen aux étudiantes et étudiants inscrits en formation des maîtres. En combinant un tel examen à des modifications aux programmes de français du primaire et du secondaire, la maîtrise de la langue française sera rehaussée non seulement pour les futurs enseignants mais pour tous les diplômés », d’ajouter M. Audet.

Enfin, la recommandation d’augmenter les heures d’enseignement de l’anglais et de les concentrer à la fin du primaire et au début du secondaire implique des modifications à la grille horaire et à la grille-matières qui se feraient au détriment de l’enseignement des autres matières. « Avec la réforme du curriculum, le seul ajout d’une heure d’enseignement d’anglais en 3e année du primaire a provoqué des bouleversements d’organisation scolaire au chapitre de l’enseignement des arts et de l’éducation physique dans la plupart des écoles au Québec. Avant d’appliquer les recommandations de la Commission Larose, le MEQ devra être en mesure de donner sa vision d’ensemble de l’implantation de la réforme pour éviter de rendre la situation encore plus complexe », de conclure le président de l’Alliance.

Vous pouvez consulter le mémoire de l’Alliance présenté à la Commission des états généraux sur la situation et l’avenir de la langue française au Québec sur le site de l’Alliance www.alliancedesprofs.qc.ca dans la section Vie syndicale, sous les onglets Dossiers et Documents.

L’Alliance des professeures et professeurs de Montréal représente les quelque 7300 enseignantes et enseignants de la Commission scolaire de Montréal, des Écoles Peter Hall et du Centre académique Fournier.

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