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En action prébudgétaire

Des militantes et militants des syndicats affiliés à la FAE et à la Coalition contre la privatisation et la tarification des services publics ont manifesté le vendredi 11 mars, à l’occasion de la conférence prononcée par le premier ministre Couillard lors du dîner de la Chambre de commerce au Centre Sheraton de Montréal. 

Près de 200 militantes et militantes de la FAE ont bloqué l’accès au Centre Sheraton, le vendredi 11 mars.
© Yves Parenteau
Des militants de la Coalition contre la privatisation et la tarification des services publics se sont joints aux militants syndicaux.
© Yves Parenteau
La présidente de l’Alliance, Catherine Renaud, était du nombre pour perturber le dîner de la Chambre de commerce, où le premier ministre Couillard donnait une conférence.
© Yves Parenteau
Les forces policières sont rapidement intervenues pour ouvrir le passage aux membres de la Chambre de commerce.
© Yves Parenteau
L’avis d’éviction a été donné et les militants ont obtempéré.
© Yves Parenteau

REDDITION DE COMPTES À LA CSDM

20 janvier 2016

Le commissaire Jean-Denis Dufort a traversé la haie de militantes et militants de l’Alliance.
© Yves Parenteau
Catherine Harel-Bourdon a été accueillie sous le slogan « Le vacarme de votre silence est indécent! ».
© Yves Parenteau
Johanne Latour, de l’école Bedford, accompagnée de plusieurs autres membres de l’Alliance, a posé des questions sur la précarité, les ressources d’adaptation scolaire et les propositions syndicales pour améliorer les conditions d’apprentissage des élèves.
© Yves Parenteau

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Grève des 9, 10 et 11 décembre 2015

Quelques-uns des meilleurs moments des journées de grève du 9, 10 et 11 décembre. Voir les autres photos dans la page Photos et vidéos.

Piquetage devant les établissements

Des membres de l'Alliance sont venus appuyer les collègues de l'APPA, de l'ACEDM et du SNEE qui ont bloqué l'accès à la CSDM le matin du 9 décembre.
© Catherine Renaud
Les membres de l'école des métiers des Faubourgs étaient présents le vendredi 11 décembre.
© Josée Tétreault
Les membres de l'école Saint-Enfant-Jésus.
© Audrey Nolin

Blocus au CPNCF • 10 décembre 2015

Les membres de l'Alliance et du SEPI ont réussi à occuper les bureaux du Comité patronal de négociation des commissions scolaires francophones, le 10 décembre dernier.
© Daniel Chartrand
L'occupation pacifique s'est bien déroulée.
© Jacinthe Durand
Un sit-in après quelques moments d'émotions.
© Jacinthe Durand
Les premiers instants de l'action: les militantes et militantes montent pour occuper les 7e, 8e et 9e étages, où sont les bureaux de la Direction des relations de travail, le Conseil du trésor et le CPNCF.
© Jacinthe Durand
Les images diffusées en direct par RDI, alors que la 2e vague de militants vont rejoindre les collègues qui ont réussi à entrer au CPNCF.
© Jacinthe Durand
Le point de presse diffusé, en direct par RDI, de la présidente Catherine Renaud, appuyée par plus de 150 membres de l'Alliance et du SEPI qui bloquent l'accès à l'édifice.
© Jacinthe Durand
Les militants sont explusés par les policiers et applaudis par les manifestants à la porte de l'édifice.
© Yves Parenteau

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Action surprise • 7 décembre 2015

Des militants ont pris les moyens pour s'inviter au cocktail du Conseil du patronat pour entendre le ministre François Blais.
© Catherine Renaud
En présence de Radio-Canada, TVA et 98,5 FM, les militants ont réussi à perturber le cocktail du ministre Blais.
© Yves Parenteau
Bruyants et dérangeants, les militants de la FAE ont fait fuir le ministre.
© Yves Parenteau
Sous les cris de "François, où es-tu?", les manifestants ont dérangé le cocktail durant une vingtaine de minutes avant d'être évincés par la police.
© Yves Parenteau
Après une opération réussie, le drapeau de la FAE flottait sur la rue Sherbrooke devant l'Hôtel Omni.
© Yves Parenteau

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Le Lundi des coupables

Portes closes au bureau de la ministre Christine St-Pierre. C’est difficile de parler à un député!
© Catherine Renaud
Les membres des écoles Face, Jeanne-Mance, Saint-Léon-de-Westmount, Jean-Baptiste-Meilleur et du centre Saint-Louis ont discuté une trentaine de minutes avec le député Jacques Chagnon qui a promis de transmettre le message à son collègue François Blais.
© Yves Parenteau
Silence radio au bureau de Gerry Sklavounos, député libéral de Laurier-Dorion, qui a laissé les membres des écoles de Villeray sur le trottoir.
© Didier Helliet
Les profs des écoles des métiers des Faubourgs et de Notre-Dame-du Foyer n’ont pas rencontré la députée Lise Thériault, dans Anjou-Louis-Riel, mais des collègues de la CSN qui étaient en grève.
© Josée Séguin
Les lumières se sont éteintes et les portes se sont verrouillées au bureau du ministre David Heurtel, à l’arrivée des membres de l’Alliance.
© Martin Bibeau
Les profs des écoles d’Ahuntsic ont pu parler avec l’attachée politique de la députée de Crémazie.
© Elaine Bertrand

Opérations des 12 et 13 novembre

Le jeudi 12 novembre, un commando constitué de membres de l’Alliance et des autres syndicats affiliés à la FAE a posé ces affiches sur tous les lampadaires aux abords du parlement et formé des haies d’honneur aux portes de l’Assemblée nationale en chantant « François où es-tu ? ».
© Martin Leclerc
De 6h à 8h30 le vendredi 13 novembre, des membres de l’Alliance ont installé la banderole FAE sur le viaduc Côte-Saint-Luc, sur le boulevard Décarie.
© Yves Parenteau
Les membres de l’Alliance étaient aussi au viaduc Curateau, sur l’autoroute 25, à la sortie du tunnel, et sur le viaduc Querbes, sur l’autoroute Métropolitaine.
© Martin Bibeau

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Négo 2015 en éducation

Montage vidéo de Christian Hervieux, du centre Champagnat. Pour sensibilser la population à la lutte des enseignantes et des enseignants et dénoncer les offres du gouvernement.

Deuxième journée de grève • 28 octobre 2015

Une deuxième journée de grève riche en actions !  Merci à tous ceux qui ont immortalisé le moment.

Rendez-vous à la page Photos et vidéos pour voir d'autres photos.

Un total de 25 entrevues ont été diffusées dans tous les médias de Montréal. À elle seule, Catherine Renaud en a accordé 12 et les militantes et militants de l’Alliance en ont donné 13 autres.
© Darren Ell
Osanne Juteau, de l’école Ste-Bernadette-Soubirous, et Benoit Bergeron, de l’école Louise-Trichet, ont aussi accordé plusieurs entrevues après le point de presse.
© Yves Parenteau
Francine Pronovost, de l’école Maisonneuve, a souligné le manque criant de services pour les élèves du préscolaire.
© Yves Parenteau
Deux des plus célèbres Sorelois en entrevue, Martin Bibeau, vice-président de l’Alliance, et Éric Salvail.
© Darren Ell
La présidente de l’Alliance, Catherine Renaud, et Yves Parenteau, attaché de presse, lors du point de presse en direct sur RDI, LCN et au 98,5FM.
© Darren Ell
La ligne de l’équipe de Dominique Richard, de Victor-Doré, et de Bertrand Pépin, de St-Noël-Chabanel, était animée et bien décorée.
© Yves Parenteau
Les passants ont témoigné leur solidarité aux militants bloquant les accès de la rue Rachel.
© Darren Ell
La hauteur de la détermination des membres n’a d’égale que leur capacité d’affichage.
© Darren Ell
Une banderole, une clôture pour un passage difficile et un message limpide.
© Darren Ell
Les équipes d’Isabelle Staniulis, de l’école St-Anselme, et de Jacqueline Beauparlant, de l’école St-Benoit, composées de superhéroïnes, n’ont laissé passer personne.
© Yves Parenteau
Une ligne de piquetage menaçante, avec l’équipe de Lorenzo Benavente, de l’école Montcalm.
© Yves Parenteau
Tenir les piquets de 6h à 14h, ça use les jambes. Les chaises étaient bien utiles.
© Yves Parenteau
L’équipe d’André Patry, de l’école Irénée-Lussier, était menaçante et bruyante.
© Yves Parenteau
'Vous ne passerez pas', d’affirmer les collègues de l’équipe de Yves Martineau, du Centre St-Louis.
© Yves Parenteau
Alliance un jour, Alliance toujours, pour Michel Caisse, nouvellement retraité, qui est venu soutenir ses collègues pour bloquer les garages de la CSDM.
© Yves Parenteau
Devant la porte 23, une ligne serrée avec, entre autres, Yves Bernier de l’école Marguerite-de-Lajemmerais.
© Yves Parenteau
Premier arrivé, Daniel Chartrand, de l’école Honoré-Mercier, a monté une ligne infranchissable.
© Yves Parenteau

Conseil des commissaires • 21 octobre 2015

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La manifestation du 30 septembre en vidéo

Une production de Martin Archambault, Syndicat des enseignants de la région de Laval.

Les Mathémagiciens des finances

Chanson d’Antoine Mainville, délégué de l’école Irénée-Lussier, avec la participation de Dominique Richard, de l’école Victor-Doré, dans le rôle de la lionne.

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Journée de grève et manifestation • 30 septembre 2015

Des moments inoubliables de la journée de grève du 30 septembre.

Dès 6h le matin, Catherine Renaud donnait sa première entrevue en direct à la télé.
© Yves Parenteau
Simultanément, René Naud (à gauche) était en ondes avec Caroline Belly, de RDI, pendant que Catherine Renaud était interviewée par Audrey Gagnon à LCN et Salut Bonjour de TVA, en direct de l’école Joseph-François-Perrault.
© Yves Parenteau
La présidente de l’Alliance a poursuivi sa tournée des piquets de grève en allant saluer les collègues de l’école Léonard-de-Vinci.
© Yves Parenteau
Les profs du centre Yves-Thériault ont bien accueilli leur présidente sur la ligne.
© Yves Parenteau
Personne n’a osé franchir la ligne serrée du centre Yves-Thériault.
© Yves Parenteau
La déléguée du centre Yves-Thériault, Badiâa Sekfali, accompagnée de sa collègue Francine Proulx, a accordé des entrevues à ICI Radio-Canada Première, à CBC et au quotidien Le Devoir.
© Yves Parenteau
Ni le froid ni le vent n’ont empêché les collègues des écoles Louis-Riel et Baril de tenir des lignes serrées.
© Yves Parenteau
La présidente de l’Alliance et quelques membres ont accordé 22 entrevues, dont celle avec le reporter Dominic Brassard de la chaîne ICI Radio-Canada Première, à l’école Louis-Riel.
© Yves Parenteau
Les délégués Martin Leclerc, de Louis-Riel, et Michèle Henrichon, de Baril, en entrevue avec Marie-Ève Shaffer, du journal Métro.
© Yves Parenteau
Sara Champagne, de La Presse, était à Louis-Riel-Baril pour une entrevue avec Catherine et Michèle.
© Yves Parenteau
Les collègues de Notre-Dame-du-Foyer étaient bruyants et actifs.
© Josée Séguin
Une des lignes menaçantes de l’école Le Plateau.
© Julienne Boily
Notre collègue Patrick Colmor, délégué de l’école Lucille-Teasdale, en sabbatique en Californie, a fait son piquet de grève au soleil, pour être solidaire de ses collègues.
© Patrick Colmor
Quelques milliers de parents d’élèves et de citoyens ont marché solidairement avec les profs au centre-ville en après-midi.
© Julienne Boily
Des milliers de collègues des huit syndicats affiliés à la FAE étaient à la manif.
© Yves Parenteau
50 autobus ont été nolisés pour les membres de l’Alliance, et des milliers d’autres citoyens se sont joints à la marche en utilisant le transport en commun.
© Yves Parenteau
La foule estimée à 25 000 manifestants s’est rassemblée au pied de la tour de la Bourse.
© Yves Parenteau
Avec les discours, Catherine Renaud en grande conversation avec son homologue du SEOM, Luc Jacob.
© Yves Parenteau
De belles banderoles au square Victoria.
© Yves Parenteau
Les fanions de l’Alliance flottaient partout.
© Yves Parenteau
Belle bannière des collègues de l’école Saint-Luc.
© Yves Parenteau
Les drapeaux de l’Alliance sont lourds après une longue journée de grève pour Nathalie Tremblay et Roxanne Messier.
© Yves Prenteau
La foule était dense à la fin de la marche, à la Place du Canada.
© Yves Parenteau
Les cinq membres de l’exécutif de la FAE ont salué les militantes et militants pour une première journée de grève réussie.
© Yves Parenteau
Même en fin de journée, Diane Dounavis et ses collègues de l’école Notre-Dame-des-Neiges étaient encore en voix.
© Yves Parenteau

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Plan d'action national, phase 2

Manifestation au Conseil des commissaires • 17 juin 2015

Près d’un millier de militantes et militants de l’Alliance, du Comité de parents et des syndicats du personnel de la CSDM sont venus manifester.

Photos: Yves Parenteau

Les manifestants, aux abords de la rue Sherbrooke.
La foule était en liesse.
Andrew Ross, Mélanie Taillefer et Catherine Renaud qui applaudissent le discours de leur collègue Michel Picard, nouveau président de l’APPA.
200 manifestants sont entrés dans la salle du conseil pour se faire entendre.

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Manifestation au Conseil des commissaires • 26 mai 2015

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La mobilisation se poursuit



Un pique-nique intersyndical à l'initiative des profs de l'école des métiers des Faubourgs, réunissant les infirmières du CLSC, des profs de Jean-Baptiste-Meilleur et des étudiants de l'UQAM.
Les profs de l'école Maisonneuve ont piqueté le 7 mai.
Sans tambours mais avec trompette, lors du piquetage du 8 mai à l'école Saint-Étienne.
Des militants de l’Alliance ont déployé cette banderole lors du Conseil des commissaires du 20 mai.
Des membres du CREP étaient présents au Conseil des commissaires le 20 mai dernier pour obtenir des réponses sur les conséquences de la fermeture du centre.
Le piquetage en intersyndical à Camil-Laurin.
Le chien de garde du piquetage à Victor-Doré.
En intersyndical à Saint-Pascal-Baylon.
Les collègues de Sainte-Odile sont bien équipés pour le pique-nique.
En intersyndical à Honoré-Mercier.
Pour le respect des 32 heures à l’école Iona, tous les profs prennent une pause santé à la récré.
Les post-its ont sept vies à l’école Lucille-Teasdale.

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Vigie et spectacle • 1er mai

La vigie intersyndicale à la CSDM où quelques centaines de militantes et militants de l'Alliance se sont joints aux collègues de l'APPA, du SPPMEM, du SNEE et de l'Association des concierges.
Alexis Tremblay, président de la FECQ et porte-parole du mouvement étudiant pour le 1er mai au point de presse devant le Théâtre National.
Isabelle Aubry (à gauche) et Jean-François Sylvestre (à droite) respectivement porte-parole du mouvement communautaire et syndical lors des discours au Théâtre National (photos Normand Blouin)
Philippe Boucher (sur la photo), Johan Gass, Antoine Mainville (de l'école Irénée-Lussier), Domlebo (ex membre du groupe Cowboys fringants) et le groupe Break syndical ont assuré l'animation musicale au Théatre National. (photo Normand Blouin)

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Je protège mon école publique

Les parents de plusieurs écoles du quartier Rosemont ont lancé le matin du 1er mai l'opération "Je protège mon école publique" en formant une chaîne humaine avec les membres du personnel et les élèves.

L'initiative a débordé le quartier comme ici où l'on voit les parents et élèves de l'école Laurier sur le Plateau.
À l'école Madeleine-de-Verchères du quartier Rosemont, les parents et le personnel ont aussi formé leur chaîne humaine autour de l'école
Les chaînes humaines aux écoles Sainte-Cécile et au Pied-de-la -Montagne, pavillon Jean-Jacques-Olier
Piquetage parents, élèves et membres du personnel de l'école Saint-Anselme

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1er mai

Piquetage intersyndical du 1er mai où les collègues de l'école secondaire Anjou du SEPI se sont joints à ceux des écoles La Vérendrye, Saint-Justin, De la Lancée et Louise-Trichet pour manifester sur la rue Sherbrooke.
Les manifestantes et manifestants de ces cinq écoles de l'Est ne sont pas passés inaperçus sur la rue Sherbrooke.
Les membres de la maison-mère de l'école Irénée-Lussier ont paradé sur la rue Hochelaga
Piquetage du 1er mai à l'école FACE
Piquetage à l'école Iona, le 1er mai
Le piquetage de l'école Louis-Joseph-Papineau, le 1er mai
Les collègues de l'école Notre-Dame-du-Foyer ont choisi la magnifique journée du 1er mai pour piqueniquer.
Les collègues des écoles St-Étienne, St-Arsène et St-Ambroise se sont faits entendre dans le quartier lors de cette manifestation intersyndicale.
À l'école St-Zotique, dans le Sud-Ouest, piquetage intersyndical du 1er mai.
Piquetage à Louis-Colin
Les collègues des écoles Lucille-Teasdale et La Voie ont uni leurs efforts pour le piquetage du 1er mai.
Piquetage à Irénée-Lussier, annexe Le Caron et marche intersyndicale dans le quartier.
Des militantes et militants de l'Alliance se sont joints à ceux des autres syndicats de la FAE et de la Coalition Main rouge pour mener plusieurs actions de perturbations économiques dont à la Banque Nationale où ils ont bloqué l'accès au personnel d'un bureau administratif durant la journée du 1er mai.
St-Luc contre l'austérité
Personnel et étudiants de l'école St-Luc
Festifs à St-Luc
Les étudiants ont marché dans le quartier
Manifestation dans le quartier Tétreaultville pour les collègues de l'école Ste-Claire.
Nathalie Morel, vice-présidente de la FAE est venue appuyer ses collègues de l'école Ste-Claire lors du piquetage du 1er mai.

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Banderoles

Plus de 240 banderoles ont été installées le mardi 28 avril par une quarantaine de militantes et militants de l'Alliance sur les écoles et les centres de la CSDM

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Les bons coups de la phase 2

Centre Yves-Thériault
Lunettes teintées pour les rencontres collectives à l'école La Petite-Patrie
Marie-Enfant et Ste-Justine en piquetage intersyndicale avec monsieur Couillard
Parents et membres du personnel à Rose-des-Vents
Pascale Besner était à Granby pour appuyer les collègues du SEHY victimes de mesures disciplinaires pour avoir porté le macaron
St-Bernardin, 22 avril
Manifestation intersyndicale à St-Étienne
Alice-Parizeau, semaine du 13 avril
CREP, 17 avril
FACE, semaine du 13 avril
Iona marche dans le quartier
Iona, 16 avril
École Joseph-François-Perrault
Pique-Nique des enseignants de l'école St-Enfant-Jésus
Ste-Cécile et ses pancartes originales
Ste-Cécile marche dans le quartier
Des parents se sont joints aux collègues de l'école Rose-des-Vents, lors de leur piquetage hebdomadaire du 29 avril 2015.
Les membres des écoles Saint-Étienne, Saint-Ambroise et Saint-Arsène se sont réunis au coin des rues Beaubien et Christophe-Colomb pour leur piquetage hebdomadaire, le 28 avril 2015.
Une centaine de membres des syndicats de la CSDM se sont présentés au Conseil de commissaires, le 22 avril dernier.
Catherine Renaud, présidente de l'Alliance, au micro devant les commissaires.
Les collègues de l’école Saint-Enfant-Jésus, arborant lunettes et chandails noirs, ont trouvé une façon originale de passer leur message, dans le cadre de l'opération Comme dans la vraie vie.
Piquetage à l'école Saint-Isaac-Jogues.
Piquetage à l'école Saint-Anselme.
Piquetage à l'école Saint-Simon-Apôtre.
Piquetage à l'école Saint-Aselme, semaine du 7 avril.
Piquetage à l'école Joseph-François-Perrault, semaine du 7 avril.
Les membres de l’école St-Anselme ont déposé collectivement la pétition au Conseil d’établissement.
Les post-its tiennent le coup à l’école Victor-Doré.
Les post-its à la rencontre du Conseil d’établissement de l’école Lucille Teasdale
Piquetage au Centre Saint-Paul, semaine du 7 avril
Piquetage des écoles Maisonneuve et Chomedey-De Maisonneuve, semaine du 7 avril
Piquetage à l'école La Mennais, semaine du 7 avril
Piquetage à l'école Saint-Arsène, semaine du 7 avril
Piquetage à l'école Saint-Bernardin, semaine du 7 avril

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Action surprise à l'émission
Tout le monde en parle
9 avril 2015

Une vingtaine de membres de l’Alliance ont distribué des tracts et ont invité les spectateurs assistant à l’enregistrement de l’émission Tout le monde en parle à porter le macaron de la FAE Enseigner c’est une profession pas une vocation ou Les profs méritent mieux durant l’entrevue du président du Conseil du Trésor, Martin Coiteux, qui vient d’ajouter une nouvelle compression de 350 M$ à l’école publique tout en épargnant à nouveau l’école privée.

Photos: Yves Parenteau

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Premier anniversaire des libéraux

Environ 200 militantes et militants des syndicats de la FAE et de l’Association des étudiantes et étudiants en Sciences de l’éducation de l’UQAM ont souligné le triste premier anniversaire de l’élection du gouvernement libéral de Philippe Couillard par une manifestation aux bureau du Parti libéral du Québec à Montréal.

Photos: Yves Parenteau

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Piquetage du 31 mars 2015

Le 31 mars dernier, les membres des huit syndicats affiliés à la FAE ont tenu un piquetage symbolique pour souligner l'échéance de leur convention collective.

Photos: Yves Parenteau et autres

École Lucien-Pagé (YP)
École Henri-Julien (YP)
Au secrétariat de l'Alliance (YP)
Écoles Victor-Doré et Joseph-Charbonneau (YP)
École La Petite-Patrie
École Irénée-Lussier annexe
Écoles Baril et Louis-Riel
École Ahuntsic annexe
École Chomedey-De Maisonneuve
École Gadbois
École Louis-Joseph-Papineau
École Saint-Pierre-Apôtre
École Barthélemy-Vimont
École Lucille-Teasdale
École Bienville
École Bienville
École Notre-Dame-du-Foyer, avec la FIQ, à l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont.
Écoles François-de-Laval et Gilles-Vigneault
Écoles François-de-Laval et Gilles-Vigneault
École Laurier et centre Champagnat
Les membres des écoles Maisonneuve et Chomedey-De Maisonneuve se sont retrouvés au Marché Maisonneuve, rue Ontario.
École Bedford
Centre Saint-Louis
Les membres de l'École des métiers de la construction ont trouvé un bon endroit pour se faire voir, juchés sur le viaduc de la rue Masson.
École Irénée-Lussier, annexe Jeanne-Mance
École Louise-Trichet
École Marie-Anne
Centre Pauline-Julien
École Saint-Enfant-Jésus
École Saint-Antoine-Marie-Claret à gauche, Saint-Arsène à droite.
École Saint-Donat
Le retour à la grande noirceur, selon les membres de l'école Sainte-Bernadette-Soubirous.
École Saint-Simon-Apôtre
École Louisbourg

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Les bons coups de la mobilisation

Des membres des trois pavillons de l’école Irénée-Lussier étaient présents au piquetage devant la CSDM le 25 mars 2015.

Nos représentants au Comité de gestion du CEE portant les macarons « Mes patrons me méprisent » en présence des patrons.

Les messages sont clairs à l’école Ste-Odile

Une sculpture des collègues de Jeanne-Mance dans le salon du personnel.

Le babillard syndical et le coin des honneurs à l’école St-Ambroise

Un négoportrait de Bassima Bakir-Aga de l’école Ste-Bernadette-Soubirous lors du dépôt des pétitions au Conseil des commissaires.

300 membres de l’Alliance étaient présents au piquetage entre 16 h et 19 h le 25 mars devant la CSDM.

La présidente de l’Alliance n’a pas mâché ses mots lors de l’audience au Conseil des commissaires de la CSDM.

Les membres ont bien apprécié le discours de la présidente.

Les pétitions de 140 écoles et centres recueillant 4100 signatures ont été déposées au Conseil des commissaires.

L’entrée principale de l’école Jeanne-Mance.

Mortaise derrière chaque prof lors de la remise du bulletin à l’école Jeanne-Mance

Beau temps, mauvais temps, les membres de l’école St-Zotique sont en action.

Plus de 1 200 membres des syndicats de la FAE, dont 750 de l’Alliance, ont lancé la phase 1 du plan d’action négo 2015 en manifestant devant les bureaux du premier ministre le 9 février 

Darren Ell du Centre Pauline-Julien a hissé haut le drapeau de la FAE.

Assez haut pour se retrouver à la une des quotidiens Le Devoir et La Presse +

   

La présidente de l’Alliance, Catherine Renaud, a rencontré plusieurs collègues à la manif.

Les collègues de Victor-Doré avaient des pancartes prémonitoires.

Accompagnés des membres du Comité action-mobilisation de l’Alliance, Martin Leclerc et Alex Pelchat ont fait signer plus de 500 cartes postales adressées au premier ministre le 13 mars dernier à la Place Versailles.

Roxanne Messier, vice-présidente de l’Alliance, et Mike Peccia de l’école des métiers de la construction ont été les plus prolifiques avec près de 200 cartes signées à eux seuls.

On s'affiche partout...comme cette banderole à Irénée-Lussier…

… ou l’affiche de la FAE sur les portes de l’école lors de la remise des bulletins…

… ou comme à l’école Saint-Donat, si haut que l'on peut difficilement les enlever…

… tout comme les collants électrostatiques sur la porte d’entrée.

Solide et solidaire, l’équipe de l’école Irénée-Lussier est en action depuis le début.

Une fois gonflés à bloc, les collègues d’Irénée-Lussier sont venus appuyer la présidente de l’Alliance lpour manifester leur colère jusqu'à la Place Riopelle.

La banderole de la FAE au complexe Desjardins, alors que le ministre Bolduc était invité à la Chambre de commerce, n’a pas passé inaperçue le 20 février dernier.

Des post-its, partout à l'école Lucille-Teasdale, sont affichés depuis des semaines pour témoigner de l'urgence de nos demandes.

Même la flore nous appuie à l’École des métiers de l’horticulture.

Les post-its sont à la mode à l’École des métiers des Faubourgs en art vestimentaire.

Nos collants étant recyclables, ils se marient bien avec les jeux dits verts.

Les messages des post-its ont des vertus thérapeutiques. Ils sont disponibles auprès des collègues dans les spécialités de la santé à l’École des métier des Faubourgs.

Même le Canadien de Montréal s’affiche avec nos post-its.

Des slogans qui traduisent bien notre humeur face aux offres patronales à l’annexe d’Irénée-Lussier, à Lucille-Teasdale et Judith-Jasmin.

C’est non aux offres à l’école Sainte-Bernadette-Soubirous

Les collègues de l’école Saint-Anselme ont clairement indiqué ce qu’ils pensent des offres patronales méprisantes.

La table de négociation est mise.

Le moral est bon à l’école Saint-Simon-Apôtre.

Y’a pas de quoi rire comme chantait Jean Leloup et les collègues de Judith-Jasmin.

Les bureaux des directions à l’École des métiers des Faubourgs sont maintenant bien décorés.

À Baril, on s'organise pour ne pas manquer de post-its.

Une belle manif durant l’heure du dîner lors du colloque, le 19 mars, alors quelque 2 000 membres de l’Alliance ont manifesté devant la Caisse de dépôt et placement du Québec.

Les collègues de l’école Lanaudière ont repris les slogans de la FAE sur leurs pancartes qui ont été plantées à la vue du public.

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Volume 2, no 1, 13 décembre 2010

LES PIRES HISTOIRES EHDAA IGNORÉES D'EN HAUT

Texte et photos : Yves Parenteau
Éditique : Nicole Roy

Dans le cadre du plan d’action FAE pour le renouvellement de la convention collective nationale, plus de 1000 membres des syndicats affiliés ont participé à l’opération Les pires histoires ignorées d’en haut. Les membres de l’Alliance ont pour leur part rédigé en avril dernier, 365 de ces témoignages de problèmes vécus en classe et pour lesquels ni la direction de l’établissement, ni la commission scolaire, ni la convention collective n’ont pu apporter de solution.

À l’heure où s’amorcent les discussions au Comité paritaire EHDAA pour compléter la négociation des clauses reliées aux élèves handicapés ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage (EHDAA) et au lendemain de l’Assemblée des personnes déléguées des syndicats affiliés à la FAE tenue à Laval le 22 novembre dernier, nous publions quelques-uns des témoignages EHDAA ignorés d’en haut dans les établissements de la CSDM.

 Dans une classe de deuxième année du primaire

Je suis titulaire d’une classe régulière. J’ai 20 élèves, dont 16 ont un PIA. Mes 16 élèves reçoivent au total 4 heures d’orthopédagogie par semaine. J’ai demandé quatre évaluations en orthophonie dès septembre 2009 et en avril 2010 aucune évaluation n’a été faite. J’ai demandé de la psychoéducation pour deux élèves et aucuns services ne leur ont encore été donnés. 

La moitié de la classe en difficulté 

Je suis titulaire d’une classe régulière de 5e année. J’ai 29 élèves, dont 2 sont codés TC, 2 autres sont codés 10 (dont un à double code 10 et 12), 4 autres arrivent d’une nouvelle école sans leur dossier et sont très faibles et perturbateurs. Pour compléter le portait de ma classe, j’ai 7 élèves à risque qui s’ajoutent pour un total de 15 élèves en difficulté sur les 29 qui auraient besoin d’aide particulière.   

Je reçois au moins trois plaintes par semaine à propos de trois de mes nouveaux élèves pour leur comportement dans la cour d’école et à l’heure du dîner. J’ai fait une demande de services en septembre pour trois de mes quatre nouveaux élèves. En cours de route, nous apprenons que l’un d’eux, issu d’une autre commission scolaire, arrive d’une classe de troubles d’apprentissage.

Voici les services qui ont été accordés pour mes 15 élèves en difficulté: 

Pour mon élève issu d’une classe de trouble d’apprentissage, nous avons réussi à lui trouver une place en classe DGA en octobre.

Un autre de mes nouveaux élèves a dû être suivi au privé en orthopédagogie. 

Deux autres ont été suivis en psychoéducation, mais souvent moins de 20 minutes par semaine puisque la personne-ressource n’avait que 2½ jours de présence par semaine à l’école. 

Malgré mes demandes, deux des trois nouveaux élèves ont finalement été accompagnés par la TES en janvier, après que la direction ait aperçu l’un d’eux sauter sur des voitures devant l’école. 

Six ont reçu des services d’orthopédagogie en dénombrement flottant (DF) au cours de l’année. 

Parmi eux, deux des nouveaux élèves ont reçu ce service, mais que nous avons dû interrompre puisque même en sous-groupe, ils empêchaient les autres de profiter du service.

Je gardais la moitié de ma classe en récupération toutes les semaines. 

J’ai fait des demandes de services pour 8 de mes 15 élèves en difficulté, mais on se faisait dire que de toute manière, les personnes-ressources étaient débordées. Je dois aussi avouer que le temps et l’énergie me manquaient pour débattre des autres cas. Il était déjà difficile d’obtenir les services pour les huit élèves dont des besoins ont été soulevés. 

Un de mes deux élèves identifiés en trouble de comportement faisait parfois des crises lorsque sa médication n’était pas prise adéquatement. J’ai aussi dû évacuer la classe à deux reprises à l’automne pour veiller à la sécurité de tous. Cet élève menaçait de frapper avec un tabouret, puis un lutrin, après avoir jeté des livres, des crayons et autres objets au sol, après avoir revu, à sa manière, la disposition des pupitres dans la classe. 

J’ai terminé l’année épuisée, mais heureuse tout de même d’avoir tenu le coup. J’ai eu peur d’être forcée à un arrêt (de travail) à plusieurs reprises malgré mes 13 années d’expérience. Une certaine tristesse demeure tout de même pour mes élèves qui n’ont pas eu l’attention et la présence qu’ils auraient dû avoir droit. 

N.D.L.R. Cette personne n’enseigne pas en 2010-2011 . 

Du nombre des quelque 400 personnes déléguées des syndicats affiliés à la FAE présentes à la réunion du 22 novembre, on comptait la secrétaire-trésorière et le président de l'Alliance, Josée Tétreault et Alain Marois.

 

Une classe TC déguisée en difficulté d’apprentissage

J’ai terminé mon B.A. en adaptation scolaire et sociale (primaire) en 2008. De septembre 2009 à mars 2010, j’avais une classe spéciale pour les élèves ayant un trouble envahissant du développement (TED) au primaire.

Ensuite, la répartitrice de la CSDM m’a offert une classe de CPF de 2e secondaire en me disant que les élèves étaient en difficulté d’apprentissage. Arrivée en classe, j’ai vite constaté que les 19 élèves avaient de grands troubles de comportement et que deux de ces élèves étaient des déficients intellectuels moyen à sévère (DIMS). Ils faisaient de la matière du secondaire et non pas du primaire comme on me l’avait laissé entendre. Dans cette école, il n’y avait pas de conseiller pédagogique. De plus, à mon arrivée, la direction était en vacances ainsi que la technicienne en éducation spécialisée (TES).

J’ai téléphoné à plusieurs reprises aux répartitrices du réseau en leur disant que je n’étais pas qualifiée pour ce contrat. La répartitrice a été très bête et n’a pas voulu m’aider.

Depuis, j’ai dû faire une plainte à la police, car j’ai reçu des menaces d’un de mes élèves. Je ne compte plus mes heures de travail étant donné que je ne connais absolument pas le programme de formation du secondaire.

Un autre matin, l’élève qui m’avait menacée (précédemment) est arrivé dans ma classe en me disant qu’il savait quelle est ma voiture, sa couleur et qu’il avait noté mon numéro de plaque. Il m’a ensuite menacée de me battre. Je l’ai sorti de la classe. La direction l’a suspendu 1½ jour de l’école et il a aussi été suspendu de mes cours de français, car je ne veux plus avoir de contacts avec lui. Une plainte au poste de police a également été déposée.

J’ai passé l’année à faire de la différenciation pédagogique entre la 5e et 6e année du primaire et 1re et 2e secondaire… J’ai reçu une menace d’un de mes élèves et j’ai du faire une plainte à la police.

J’ai une classe très difficile. Je dois faire beaucoup de différenciation pédagogique, primaire 1re et 2e années pour mes élèves DIMS, de 5e année du primaire à 2e secondaire pour les autres. Je manque de temps et je n’ai personne pour m’aider.

Le président de la FAE, Pierre St-Germain, présente les 32 revendications syndicales qui seront déposées à la table du Comité paritaire EHDAA.

Un PIA pour un élève lourdement handicapé intégré en classe régulière au secondaire

J’ai eu mon premier cours au sujet de l’intégration hier. Une première pour moi: on fait un plan d’intervention adapté (PIA) pour un élève lourdement handicapé.

On parle, tous les experts sont là et je ne sais pas pourquoi mais je pense au Doc Mailloux et à sa façon qu’il a de nous expliquer que les experts, des fois, ne sont pas trop experts. Néanmoins, j’y vais avec l’esprit très ouvert, je veux savoir ce qu’on attend de moi et ce que je dois faire.

Arrivée là, je suis la seule enseignante sur les huit personnes présentes. Je me suis dit que j’aurais dû demander à mes collègues de venir vu qu’eux savent comment faire. La maman est là, l’accompagnatrice est là, la direction, le conseiller (pédagogique), la madame-que-je-ne-sais-pas-trop-ce-qu’elle-fait, l’éducateur spécialisé et la psychoéducatrice. Wow! Tout ce monde-là, mais une seule enseignante. Ça commence bien. 

L’accompagnatrice n’est pas contente. Elle est déçue et commence à expliquer que l’élève n’est pas à sa place. Bang ! Maman réplique, le CP veut savoir, puis l’autre dit je ne sais pas trop quoi. J’écoute, j’attends, j’attends mais où est donc le PIA? On parle des voyages du jeune, de sa vie, je ne comprends pas trop ce qui se passe et je ne sais pas pourquoi je suis là. Enfin, le CP me demande comment ça va ? Quoi, vous me le demandez là, vous voulez vraiment savoir? Eh bien! le jeune est merveilleux. Je pourrais faire un tas de choses avec lui comme lui montrer à socialiser comme il faut, l’inviter à participer à des activités, inviter les autres élèves à jaser avec lui. Mais… 

On l’a placé dans ma classe de secondaire vraiment hétérogène. Avec toutes sortes d’élèves qui sont soit handicapés ou signalés ou codés ou sans services. Probablement que dans une classe spéciale d’élèves handicapés, le jeune arriverait mieux à apprendre que dans mon groupe dit « régulier ». Il « cruise » des jeunes filles mal engueulées, qui elles rient de lui à longueur de journée et qui lui disent des choses méchantes. Il y a même des gars pas gentils qui l’incitent à «poigner» les petites filles gentilles. Voulez-vous que je continue? 

J’ai approché la direction pour lui dire qu’il pourrait être placé dans un groupe moins difficile que le mien, avec des élèves moins amochés, mais non. La direction n’a rien fait du tout parce qu’elle s’en sacre pas mal. Tout ce qu’elle veut, la direction, c’est que sur les papiers comme sur la une du journal, elle puisse affirmer que tout va bien et elle se sert de vous pour sa politicaillerie à 10 cents et pour justifier toutes les jobs de vous autres «experts» assis autour de la table! Mais là je rêve, je n’ai jamais dit tout cela. 

En fait, je n’avais pas à être là. Ils ne voulaient même pas m’entendre et ne voulaient rien savoir. Ils voulaient juste remplir leurs papiers. J’ai donc participé à ça. Chaque jour que le Bon Dieu amène, je mens, je fais semblant, comme on me dit de faire, comme le système l’exige. Le cœur me lève. Comment peut-on faire ça à des parents qui n’ont rien fait? Faire ça à des enfants qui n’ont rien fait de mal? 

Je suis partie chez moi sans même voir l’ombre du PIA. L’accompagnatrice me dit qu’ils l’ont fait en deux minutes après que je sois partie. Mon nom sera sur le document comme enseignante présente, même si je n’ai dit que deux mots en tout. Tout ce qu’ils voulaient, c’est de montrer que nous avons travaillé main dans la main et que l’intégration va bien. Je me sens utilisée comme vous n’avez pas idée.

Je ne vous parlerai pas du tas d’experts que je vois défiler depuis une semaine. Hier, c’était la goutte… J’abandonne. Je ne m’en mêle plus. Assez, c’est assez.

 

Pauvres parents… pauvres enfants.
Une enseignante du secondaire

Les chercheurs Gérald Boutin et Lise Bessette de l'UQAM ont présenté aux personnes déléguées de la FAE leur dernier ouvrage Inclusion ou illusion sur l'intégration des élèves en difficulté en classe régulière.

 

Titulaire de classe de difficulté langagière sans orthophonie

En 2009-2010, mes élèves dysphasiques ont reçu moins de 8 heures d’orthophonie au total pour toute l’année. J’aimerais bien connaître la moyenne d’heures d’orthophonie pour les élèves en classe de langage. Bravo pour la réussite pour tous! «Ils iront loin!», disaient-ils? 

De plus, notre demande d’aide pédagogique pour préparer les situations d’apprentissage et d’évaluation (SAE) est restée lettre morte auprès de notre CP. Même chose pour la définition de son mandat.

Un élève fugueur devient déficient intellectuel par défaut

En septembre 2009, un nouvel élève est référé à notre école secondaire spécialisée pour les élèves déficients intellectuels. Il est décrit comme étant très anxieux, sujet à l’automutilation et cherchant à s’isoler. Cette élève fréquente alors une polyvalente et il fugue sur l’heure du dîner et ne revient pas à l’école en après-midi. 

Notre école a l’obligation de l’accepter et de le scolariser selon ce que nous dit la direction de l’école. Le motif de la référence de cet élève à notre école ? Puisque nos élèves ne retournent pas à la maison, ils dînent tous à l’école. Le problème de fugue sur l’heure de dîner sera donc résolu.

 

Nous réalisons après quelques semaines de fréquentation que cet élève lit couramment, il est conscient des difficultés des autres élèves (déficience intellectuelle, autisme, surdité, troubles multiples). Il performe au niveau académique comme un élève régulier du 3e cycle du primaire. Il ne semble pas déficient intellectuel. Il développe également des troubles de comportement importants causés par sa scolarisation à notre école.

Tout cela, parce que notre école est dotée de surveillants de dîner et que cela empêche les fugues! Quel gâchis! 

Grosses menaces, petites sanctions

Le jeudi 1er avril 2010 à 16h, s’est produit un incident qui aurait pu avoir des conséquences dangereuses dans notre école secondaire.

Vers 16h, après avoir fermé mon local, je me suis dirigé vers celui de mon collègue et voisin de classe afin de lui parler. Celui-ci était à discuter avec une dizaine d’élèves. Ces derniers semblaient plutôt agressifs: le ton de la discussion le laissait clairement entendre. J’ai fini par discerner que mon collègue avait confisqué des téléphones portatifs et que les élèves revendiquaient la remise immédiate de ceux-ci, ce à quoi le prof se refusait.

Alors, je suis resté en retrait, ne voulant pas intervenir dans une situation conflictuelle entre un enseignant et ses élèves, mais m’assurant que j’étais visible afin que les élèves voient que l’enseignant n’était pas seul.

Après un moment, il devint clair que la situation faisait du surplace. Mon collègue demandait aux élèves de quitter la classe et ceux-ci refusaient. Il a donc décidé de partir, les laissant sur place, en supposant qu’ils se fatigueraient de leur occupation et partiraient. Je lui ai emboîté le pas et nous nous sommes dirigés vers la salle des enseignants.

Il a eu l’occasion durant ce court trajet de me dire que les élèves s’écrivaient des textos durant son cours et qu’après les avoir avertis de nombreuses fois, il avait décidé de confisquer les appareils des responsables.

Le trajet ne fut pas long, car nous avons vite entendu des chaises être lancées. Comme il s’apprêtait à y retourner, je lui ai suggéré de partir et de me laisser la surveillance de la situation (j’ai pensé que, étant donné que je n’avais pas les appareils ni ne savais où ils se trouvaient, ils ne pouvaient rien me réclamer et que je n’aurais qu’à les raisonner).

Quand je suis rentré dans la classe, j’ai vu un banc de bois renversé et un élève en train de fouiller dans le bureau de mon collègue. D’une voix ferme, sans crier, poliment, je lui ai demandé ce qu’il faisait là. Il s’est tourné vers moi, le regard mauvais, s’est avancé jusqu’à se trouver tout près de mon visage, ce qui est une menace en soi, a planté ses yeux dans les miens et m’a hurlé: «Toi, je ne veux rien savoir de toi! Je ne te connais pas et tu n’as rien à me dire!» Ce qui est tout à fait faux étant donné que le local de mon collègue est à côté du mien et que nos élèves nous voient constamment ensemble, ils nous connaissent. L’élève savait très bien qui j’étais. 

Alors, je lui ai calmement répondu que j’étais enseignant et qu’il ne devait pas s’adresser à moi de cette manière. Il a mis son visage presque sur le mien et s’est mis à crier en me tutoyant comme si j’étais de son engeance. Je lui ai signifié qu’il devait respect à ses enseignants et que tous les adultes de l’école étaient en position d’autorité et avaient le devoir d’intervenir quand un élève brisait du matériel ou fouillait dans un bureau d’enseignant.

Il s’est mis à m’insulter avec force «yo» d’abord en français, puis en créole. Il s’est tourné et est sorti. Je lui ai demandé son nom, il a refusé de me le dire et un élève s’est mis sur ma route pour me signifier de le laisser tranquille (j’ai supposé qu’il savait que ce type était à même d’être dangereux et de perdre le contrôle).

Je n’ai pas pu immédiatement donner un suivi à ce cas, car l’autre élève refusait de sortir de la classe et j’ai dû rester jusqu’à 16h20 avec lui et d’autres élèves qui allaient et venaient tout en se vantant qu'il n'aurait jamais remis son téléphone. La direction adjointe, un surveillant d’élèves, puis deux policiers ont dû venir mettre un terme à cette occupation. 

Si je fais ce rapport, c’est pour me plaindre de l’attitude de l’élève instigateur et pour demander un changement d’école dans son cas.

Je crois que cet élève ne doit plus fréquenter cette école, il est un danger pour tout le monde et ne respecte aucunement l’autorité. Fréquenter l’école Louis-Joseph-Papineau ne le sert aucunement. Personnellement, comme je suis le professeur de français de 4e et 5e secondaire, il est hors de question que j’enseigne jamais à cet élève. Je suis certain qu’il recevrait un service mieux adapté à son potentiel dans une autre école. 

N.D.L.R L’élève a été suspendu de l’école pour trois jours. 

 

Les personnes déléguées de l'Alliance ont été très actives à l'occasion de cette rencontre organisée par la FAE pour dévoiler le plan d'action et les revendications pour les élèves HDAA.

 

Le MELS fait la sourde oreille aux demandes des élèves handicapés auditifs en FP

Une étudiante sourde ayant également de grandes difficultés langagières et une perte visuelle importante est inscrite dans mon groupe pour un DEP dans un centre de formation professionnelle de la CSDM. Elle doit trouver et embaucher elle-même son interprète LSQ. Une bourse du MELS lui est accordée pour défrayer les honoraires de son interprète, mais cette bourse peut être versée aussi tardivement qu’en janvier alors que la session a débuté en août. De sorte que l’étudiante doit payer elle-même les honoraires en attendant le versement de la bourse ou s’entendre avec l’interprète pour différer le paiement. L’interprète peut donc passer cinq mois sans être payé.

De plus, il n’existe aucun système de suppléance si son interprète doit s’absenter. Quand cela arrive, l’élève ne peut absolument rien faire en classe.

Les étudiants sourds à l’éducation des adultes n’ont pas plus de services

J’enseigne dans un centre d’éducation des adultes de la CSDM. Une de mes étudiantes, qui est handicapée auditive, a vécu un stress important cette année bien malgré elle. Elle a eu des problèmes avec son interprète LSQ. Elle était bien découragée de voir qu’il n’a pu être payé qu’après quatre mois d’attente.

Profs et parents, trouvez les services pour un élève du 1er cycle du primaire!

C’est l’histoire d’un élève ayant des troubles de comportement. À son arrivée au préscolaire, l’enfant fait des crises majeures. À sa 1re année du primaire, les crises majeures se répètent (qui peuvent durer 45 minutes). L’enfant s’automutile, lance des objets, se traite d’idiot, se punit lui-même. Les services que lui a offerts l’école sont: aide de la psychoéducatrice ou de l’éducatrice spécialisée lors de ses crises… si elles sont disponibles. L’élève a été codé 12 (trouble de comportement).

Cette année, l’élève amorce sa 2e année du primaire. La psychoéducatrice n’a pu le rencontrer avant le mois d’octobre. Les services qui lui sont offerts sont : une rencontre de 30 minutes par semaine avec la psychoéducatrice, une activité sportive de 20 minutes par semaine et une feuille de route dont l’objectif est de contrôler ses colères.

J’observe l’enfant et avec la collaboration de la psychoéducatrice, nous soupçonnons qu’il a peut-être un trouble envahissant du développement (TED) ou le syndrome d’Asperger. Il s’isole, a des mouvements répétitifs, a des fixations, il est très rigide, insécure, anxieux, associale.

Lors de la remise du premier bulletin en décembre, je me sens démunie pour expliquer aux parents, d’origine chinoise, les soupçons de TED ou d’Asperger. J’ai fait une demande d’une personne ressource de la CSDM pour m’aider mais le service n’était pas disponible.

J’ai essayé avec la psychoéducatrice d’expliquer la situation à la mère de l’élève. La tentative est un échec. La mère trouve que son enfant va mieux parce qu’il ne fait plus de crises majeures. 

L’enfant est de plus en plus difficile à contrôler. Je réponds à la plupart de ses besoins pour éviter les crises, l’automutilation, violence envers les autres… 

À la remise du bulletin en mars, je fais une autre demande pour qu’une personne ressource de la CSDM vienne observer l’enfant et qu’elle vienne nous aider à expliquer la situation aux parents. Notre direction adjointe fait aussi une demande mais la CSDM lui répond que personne n’a ce mandat parce que l’enfant n’est pas officiellement diagnostiqué.

Je rencontre la mère à nouveau avec la psychoéducatrice. Elle semble comprendre la situation et elle accepte d’aller voir un médecin pour que l’enfant soit par la suite référé en psychopédiatrie. Sauf que la mère n’a pas de médecin de famille. On se charge de lui en trouver un et elle accepte. Mais comment s’y prendre? Nous n’avons pas d’infirmière à l’école qui pourrait nous aider à accélérer le processus. La direction adjointe fait une demande au Service de répit-conseil de la CSDM pour accélérer le traitement du dossier et demander de l’accompagnement pour moi parce que je suis épuisée. Lors de la première rencontre à Répit-conseil pour parler de l’élève (attitude, cheminement scolaire, vie familiale…), la personne ressource du Service constate qu’il s’agit d’un enfant TED. 

Pour la deuxième rencontre, la personne ressource vient observer l’élève en classe, les crises de l’élève confirment le diagnostic. J’apprends lors d’une rencontre avec la psychoéducatrice que je ne peux recevoir de l’aide en classe parce que l’enfant n’est pas diagnostiqué.

La mère accepte que son enfant ait une évaluation psychologique en attente d’un rendez-vous en santé mentale. 

Lors d’une troisième rencontre avec la personne-ressource de Répit-conseil qui vient à l’école, l’enfant en crise a dû être retiré de la classe pendant cinq minutes pour se calmer. Qui peut maintenant aider cet enfant? Les crises surviennent à quelques reprises tous les jours. Il a besoin d’un adulte en classe. Une psychoéducatrice? Une éducatrice spécialisée? 

En conclusion, cet enfant n’a toujours pas reçu de services adéquats depuis trois ans. Les parents sont démunis et il me semble qu’une autre personne que l’enseignante et la psycoéducatrice devrait leur venir en aide pour expliquer le comportement de leur enfant. 

Pendant que je passe autant de temps à m’occuper de cet enfant, les autres élèves de la classe perdent de l’enseignement. Les élèves en difficulté reçoivent moins d’aide puisque l’énergie et le temps sont consacrés à cet élève en grande difficulté de comportement.

J’ai 21 élèves dans cette classe de 2e année, dont deux élèves déjà codés en trouble de comportement et trois élèves qui proviennent des classes d’accueil (francisation des allophones) ainsi qu’un autre dont on soupçonne une dysphasie, mais dont les parents refusent une évaluation psychologique. J’ai un autre élève qui a perdu toute sa motivation, dont ses notes baissent et qui semble dépressif.

 

Sylvie Lemay, déléguée de l'Alliance dans un centre d'éducation des adultes, a souligné aux participants que tout est à faire pour soutenir les profs et les étudiants en difficulté puisqu'ils n'ont aucuns services à l'EDA.

 

 

Quatorze de mes quinze élèves ne maîtrisent pas le français

J’enseigne en maternelle à des élèves de quatre ans d’un quartier multiethnique. Dans ma classe, cinq de mes élèves ont fréquenté un CPE francophone et trois autres un CPE anglophone. Tous les autres étaient à la maison l’année dernière. Un seul de mes 15 élèves maîtrise la langue française. Il faut vraiment augmenter le soutien linguistique en classe ou prolonger les séjours en classe d’accueil (francisation) pour que ces élèves puissent comprendre.

L’intervention précoce, disaient-ils… mais pas pour les classes de maternelle

À la maternelle, les enfants arrivent très souvent avec des problématiques qui ne sont pas encore diagnostiquées et ça peut prendre plusieurs mois et même des années avant d’avoir accès à une personne-ressource spécialisée. Pourtant, nombre d’études soulignent que l’intervention précoce, l’accès à des services adéquats et stables sont des facteurs de réussite pour surmonter les difficultés. 

Actuellement, dans les écoles, nous n’avons pas les ressources nécessaires pour faire du dépistage et de la prévention auprès des élèves de quatre et cinq ans. 

Nous n’avons pas d’orthophoniste à l’école et un seul dans notre réseau de plusieurs dizaines d’écoles. En avril, malgré nos demandes de services d’orthophonie, nous n’avons pas encore eu de réponse ou de services. 

Nous fermons des classes de maternelle accueil dans notre école. Je dois donc accueillir depuis quelques années des enfants qui ne parlent pas français. De plus, il y a fermeture de classes spécialisées en déficience langagière dans notre réseau. Les élèves ayant ces difficultés doivent donc aller en classe régulière. Et les titulaires ne sont pas outillés pour intervenir avec ces problèmes particuliers. 

L’accès aux services de santé est de plus en plus difficile. Les délais sont longs pour voir un pédopsychiatre, un psychologue… pendant ce temps, l’enseignant fait ce qu’il peut. Un de mes élèves a du attendre un an avant d’être évalué à l’hôpital (nous soupçonnons qu’il a un trouble envahissant du développement), ses parents ont pris plusieurs mois avant d’accepter la démarche. L’enfant est suivi, mais le diagnostic se fait attendre. Pendant ce temps, cet élève était sans services dans ma classe durant un an, ainsi que dans celle de sa titulaire de 1re durant huit mois. 

J’ai aussi eu un élève qui arrivait en classe avec une note à son dossier, mais sans diagnostic qu’il avait un syndrome d’alcoolisme fœtal. J’ai fait des recherches pour me renseigner, mais il n’a pas eu de services adaptés.

J’ai aussi eu un élève TDAH, mais le diagnostic est arrivé après plusieurs mois d’attente. 

Je rêve d’un système d’éducation qui a une vision à long terme. Je rêve d’une école qui prend la main des enfants dès quatre ans. Je rêve de faire l’école dans un milieu où le personnel est en nombre suffisant, stable et offrant des services aux enfants pouvant faire la différence.

Dans mon école, on remplace le service d’orthophonie par de l’orthopédagogie. Ce n’est pas adapté à la problématique. Pourquoi les enseignants ne sont pas entendus? Pourquoi tant de gens qui ne sont pas dans les classes ont des solutions? 

Troubles de comportement en maternelle quatre ans

J’ai fait sortir de la classe un élève parce qu’il sautait et criait sur son tapis de relaxation, claquait la porte très fort. J’ai demandé de l’aide et personne n’est venu. J’ai barré la porte afin qu’il ne la claque plus. Il s’est mis à crier et à donner des coups de tête sur la partie vitrée de ma porte.

Pour rien au monde, je n’aurais pu prévoir que cet enfant allait faire cela. J’ai été blâmée par le directeur lorsqu’il a été alarmé par ses cris. Cela m’a beaucoup blessée. Qu’est-ce que je pouvais faire d’autre? Je ne le savais pas. J’avais essayé de le calmer, de le bercer, de le gronder, de le flatter, il refusait tout contact. Je devais aussi penser à la sécurité des autres enfants. Ils avaient droit à une sieste relaxante.

En le sortant, je me disais qu’il allait se calmer dans le corridor et qu’il n’allait plus déranger les autres par ses cris. Je ne pouvais pas prévoir qu’il allait claquer très fort la porte ou se cogner la tête, si je la barrais afin qu’il cesse de l’ouvrir et de la fermer. J’avais de la difficulté à tenir la porte afin qu’il ne l’ouvre plus et je pensais tout ce temps-là aux autres petits. Cette histoire me touche particulièrement.

J’avais aussi vu dans mon école, l’enseignante de maternelle de la classe d’à côté de la mienne, assise sur une chaise afin de tenir la porte de sa classe fermée. Tous ses élèves étaient devant elle. Elle attendait avec eux silencieusement. Je lui demandais ce qu’elle faisait là. Je croyais à une activité spéciale, mais elle me fit un signe avec ses yeux en regardant vers sa classe. Je compris qu’une élève criait à l’intérieur. Elle était en crise. Cette élève semblait très perturbée. Elle criait très fort. Lorsque je suis entrée dans ma classe par la suite, je l’entendais encore crier. Cela a duré un bon moment. 

Le père de cette élève avait un dossier criminel. Il nous faisait très peur. Cette enseignante m’en avait fait part. Lorsque j’ai eu la sœur de cette enfant l’année suivante, j’ai eu peur moi aussi. Il se promenait régulièrement dans l’école. Cela m’intimidait.

Sept élèves en difficulté dans une classe de maternelle

Dans ma classe de maternelle pour élèves de cinq ans, j’ai, cette année, sept élèves en difficulté: 

L’élève 1: Il a un trouble de comportement et des carences affectives. Il a fait sa maternelle quatre ans et il est en reprise de maternelle 5 ans. Une demande d’évaluation en pédopsychiatrie a été déposée. À son entrée à l’école il y a plus de deux ans, il était incontinent et ne pouvait pas parler (émettant seulement des sons). Il reçoit cinq heures par semaine d’accompagnement et il a été évalué en psychologie en 2007 et été suivi en orthophonie

L’élève 2: Dysphasie sévère au réceptif et à l’expressif. Il a été évalué à l’Hôpital pour enfant en orthophonie en 2008. À la garderie, les interventions étaient adaptées puisque les éducatrices avaient reçu la formation. Le rapport de l’Hôpital confirme ses problèmes d’incontinence. L’enfant refuse de se rendre aux toilettes. À quelques reprises les autres élèves de la classe ont marché dans ses excréments et souillé le plancher de la classe. La CSDM exige un suivi de 6 mois en orthophonie pour confirmer le diagnostic de dysphasie. Il n’y a pas de classe de langage pour les élèves du préscolaire à la CSDM, donc intégration en classe régulière, sans service. 

L’élève 3: Dysphasie au réceptif et à l’expressif. L’enfant est en évaluation en service privé, les parents ont tout défrayé les coûts, même pour les six mois en orthophonie au privé pour s’assurer que leur enfant ait une place dans une classe de langage en 2011-2012. Cet élève sera intégré en classe régulière en 1ere année. Il est toujours sur une liste d’attente pour être évalué à l’école en psychologie. Cet élève reçoit 2 heures par semaine des services d’un orthopédagogue en sous-groupe. 

L’élève 4: Probablement dysphasique. Cet élève est deuxième sur la liste d’attente pour une évaluation psychologique. Il est sur la liste d’attente également pour une évaluation en orthophonie pour avoir le diagnostic et le suivi de six mois pour confirmer le diagnostic. Il reçoit aussi deux heures par semaine de service en orthopédagogie et il doit être intégré en classe régulière de 1re année en 2010-2011. 

L’élève 5: En trouble d’opposition. Il a des difficultés à faire des apprentissages formels (couleurs, formes, chiffres…) et éprouve quelques difficultés au niveau du langage. L’orthopédagogue confirme que ses problèmes proviennent du trouble oppositionnel. Il a commencé à recevoir des services en psychoéducation en avril 2010.

L'élève 6: Il présente des problèmes uniquement au niveau réceptif. Il ne bénéficiera pas de services en psychologie ou en orthophonie parce que ces services sont offerts uniquement aux élèves ayant une atteinte au réceptif et à l’expressif.

L'élève 7: Dans la norme au niveau du développement mais l’élève souffre de constipation chronique depuis l’âge de 1 an et demi. Il reçoit une médication quotidienne et le médicament stimule l’évacuation. L’enfant a parfois des accidents en classe ou au service de garde.

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Volume 1, no 4, 11 juin 2010

Grève du 8 juin

QUELLE MOBILISATION ! QUELLE SOLIDARITÉ !

Rédaction : Yves Parenteau ;
Éditique : Nicole Roy
Photos : Yves Parenteau, Daniel Choquette, Alain Marois, Marie-France Levac, Elaine
Bertrand, Catherine Renaud, Martin Bibeau, Jean-Luc Arseneau, Josée Tétreault,Roxanne Messier.
Chanson : Paroles des profs de l’école Rose-des-Vents.
Musique : Mes Aïeux (avec la permission des auteurs-compositeurs)

DES LIGNES DE PIQUETAGE DÈS 6 H 30

Quelle belle journée de grève ! Empreinte de solidarité, de détermination et de sensibilité pour améliorer les conditions d’enseignement et d’apprentissage dans le réseau des écoles publiques. Dans les quelque 220 établissements de la CSDM, où le personnel enseignant est représenté par l’Alliance, les profs ont dressé leurs lignes de piquetage dès 6 h 30 pour qu’il n’y ait pas d’équivoque que tous les centres et toutes les écoles sont en grève. Le président de l’Alliance, Alain Marois, a amorcé sa tournée à l’école Paul-Bruchési où il a accordé une entrevue à Cyberpresse.

 

De passage au centre Gédéon-Ouimet, le président de l’Alliance a pu discuter des derniers pourparlers à la table de négociation avec une ancienne présidente de l’Alliance, Diane Fortier. Le mot d’ordre de bloquer l’accès aux membres du personnel non enseignant, aussi tôt que 6 h 30, a été suivi efficacement comme en témoignent les collègues de l’école Lambert-Closse qui ont bloqué le passage à leur consoeur concierge. 

 Des lignes menaçantes comme celle de l’école De la Petite-Bourgogne (ci-dessous) ou des lignes très enlevées comme à l’école au Pied-de-la-Montagne, pavillon Jean-Jacques-Olier (ci-dessous à droite) où les profs ont chanté une adaptation composée par les collègues de l’école Rose-des-Vents de la chanson Dégénérations   de Mes Aïeux (avec la permission du groupe).

 Des lignes de piquetage serrées comme à l’école secondaire Joseph-François-Perrault (ci-dessous) où tous les profs de l’école étaient présents à l’exception de Martin Bibeau (derrière la caméra) et Jean-Luc Arseneau (en tournée). 

 Des lignes de piquetage serrées comme à l’école secondaire Joseph-François-Perrault (ci-dessous) où tous les profs de l’école étaient présents à l’exception de Martin Bibeau (derrière la caméra) et Jean-Luc Arseneau (en tournée). 

Les moyens pour se faire voir et entendre des parents et de la population en général ont été nombreux. Le message des collègues de Sainte-Jeanne-d’Arc est de bon goût, sans équivoque et assez gros alors que celui de l’équipe de Saints-Martyrs-Canadiens (ci-dessous) qui paraphrase un rap bien connu est très parlant, et celui du camarade de l’école Garneau, habitué à la signalisation… des élèves, ne pouvait trouver un meilleur endroit pour se faire voir.

 

Des moyens aussi variés qu’originaux ont été utilisés pour éviter que quiconque n’entre dans les écoles comme de reproduire la pochette du célèbre disque Abbey Road des Beatles, ou de bloquer l’accès à la cour d’école ou de bien laisser sa marque, même sur les portes à Lucien-Pagé. 

Les membres de l’école Ahuntsic (ci-dessous) étaient bien déterminés à ne pas laisser rentrer un chat dans leur école et ils ont pris les moyens pour réussir, alors qu’ailleurs les profs n’ont pas attendu la manif de la FAE pour prendre la rue. 

Enfin, les collègues de l’école FACE ont été des hôtes et hôtesses extraordinaires (ci-dessous). Ils ont accueilli tous les autobus de l’Alliance et quelque 3 000 collègues qui sont venus chercher leur sac à lunch dans la cour de leur école.

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Vol. 1 no 3, 26 mars 2010

DEUX SEMAINES DE MOBILISATION INTENSE

Rédaction : Yves Parenteau ; Éditique : Nicole Roy ;
Photos : Daniel Choquette (AG), Danielle Vien (viaduc Métropolitain), Elaine Bertrand
(viaduc Décarie), Yves Parenteau (pont Victoria, On s’affiche )
Vidéos : Normand Viau (banderoles), LCN (entrevue de Nathalie Morel et banderoles)

Une assemblée des membres déterminés, mobilisés et solidarisés

L’Assemblée générale des membres de l’unité de négociation CSDM tenue le 16 mars au Palais des congrès a eu un effet tonique sur les deux dernières semaines de mobilisation intense des membres de l’Alliance.

Une salle chauffée à bloc par le niveau d’adhésion des membres dans les écoles et les centres aux différentes actions de la PHASE 1 du plan FAE. Les quelque 1 600 profs présents à cette instance locale ont rapidement manifesté leur désir d’intensifier les moyens de pression devant l’impasse de la négociation à la table sectorielle (celle des conditions de travail) et surtout le mépris du Comité patronal de négociation qui refuse toujours de traiter des demandes syndicales après une trentaine de séances de négociation depuis décembre. 

La présidente, Nathalie Morel, a présenté le rapport de nos porte-parole à la table de négociation et confirmé aux membres de l’Alliance que la FAE a demandé la médiation et que le médiateur a finalement été nommé le 15 mars par le gouvernement. Après avoir expliqué les échéanciers du processus de médiation et des conséquences du succès ou de l’échec de cette tentative de rapprochement des parties à la table de négociation, les vice-présidents Louis De Nobile et Elaine Bertrand ont présenté les différentes actions proposées pour la PHASE 2 du plan pour soutenir l’équipe de négociation de la FAE dans le dossier du renouvellement de la convention collective nationale.

En délibérante, plusieurs membres, notamment Martin Bibeau, de l’école Joseph-François-Perrault, et Pierre St-Germain, président de la FAE, sont venus témoigner de la détermination des profs dans les écoles et les centres à soutenir les demandes syndicales d’améliorer les conditions d’enseignement pour favoriser les conditions d’apprentissage et à rejeter les offres patronales d’alourdissement de la tâche enseignante. Le président de la FAE a également confirmé que le niveau de mobilisation des membres de l’Alliance est aussi élevé dans les autres syndicats affiliés à notre fédération nationale. Les propositions de la PHASE 2 du plan d’action FAE ont été adoptées à l’unanimité… moins une voix par les membres de l’Alliance.

 

L’Assemblée générale a également mandaté la délégation de l’Alliance au Conseil fédératif de négociation de la FAE de proposer que la thématique de la manifestation prévue en juin mette de l’avant les demandes syndicales sectorielles. L’instance a également résolu de poursuivre localement l’opération du port des T-shirts aux couleurs de l’Alliance et de la FAE tous les jours de paie ainsi que lors des rencontres de la direction d’établissement et du CPEPE.

Finalement, la proposition de mandat de grève légale et nationale d’une journée à déclencher en juin au moment jugé opportun par la FAE a été débattue et soumise au vote secret. Bien que certains membres auraient souhaité intensifier davantage les moyens de pression avant les vacances estivales, l’Assemblée générale s’est ralliée aux arguments stratégiques présentés par la présidente de l’Alliance et le président de la FAE. Durant le long délai du dépouillement du scrutin secret, des membres du Conseil d’administration de l’Alliance, Alain Marois, Catherine Renaud, Véronique Gauthier et Danielle Vien, attendaient patiemment le résultat du vote. Ils n’ont pas été déçus, car les membres de l’Alliance ont voté à 92 % pour le déclenchement d’une journée de grève en juin. Enthousiastes, fiers et solidaires, les membres de l’Alliance se sont spontanément levés pour applaudir la résolution.

La décision de l’Assemblée générale a également suscité quelques reportages, notamment à LCN et à Radio-Canada .

Opération banderoles et tracts 

À la veille et au lendemain de l’Assemblée générale, plus de 100 militantes et militants de l’Alliance ont participé aux opérations de sensibilisation du grand public menées par tous les syndicats affiliés à la FAE sur les enjeux pour l’école publique dans cette ronde de négociation avec le gouvernement. Le lundi 15 mars, entre 5 h et 6 h (le matin), les membres de l’Alliance ont hissé la bannière de la FAE sur des viaducs des autoroutes Décarie et Métropolitaine ainsi qu’au pied du pont Victoria et sur le terrain du ministère de l’Éducation au coin des rues Fullum et Notre-Dame.

Cette opération a donné lieu à une couverture médiatique intéressante, notamment d’Yves Desaultels, de la première chaîne de Radio-Canada, qui a fait plusieurs interventions dont un bulletin de circulation avec les membres de l’Alliance au pont Victoria, de même qu’à LCN , à la radio et la télévision de Radio-Canada ainsi qu’à CBC. Le site de la FAE présente également un photoreportage des dernières actions menées dans le cadre de la PHASE 1 du plan d’action.

  

Quelques heures après l’Assemblée générale de mardi soir, des militantes et militants de l’Alliance ont distribué aux aurores près de 10 000 tracts aux usagers de six stations de métro. Une opération d’envergure où des membres des autres syndicats affiliés à la FAE ont distribué quelque 40 000 tracts au total dans une vingtaine de stations de métro et de gares des trains de banlieue.

Finalement, les commandos d’affichage ont récidivé le jeudi 18 mars entre 16 h et 18 h en suspendant les banderoles aux abords des principaux axes routiers de Montréal, de Laval, des Laurentides, de l’Outaouais et de la région de Granby. Sur la base de tous les klaxons entendus, le public appuie solidement les demandes syndicales des enseignantes et enseignants.

Opération On s’affiche

Au cours de la semaine du 22 au 26 mars, l’opération On s’affiche de la PHASE 1 du plan d’action national a été mise en branle dans tous les syndicats affiliés à la FAE. Pas moins de 5 850 membres de l’Alliance ont porté fièrement leur chandail Autonomes en négo, solidaires en action au cours de la semaine. Au total, dans les 800 établissements scolaires représentés par la FAE, quelque 18 000 enseignantes et enseignants ont fait comme nos collègues de l’école de La Lancée (ci-dessus) ou comme ceux de l’école Saint-Bernardin (à droite) qui ont participé à la rencontre de l’équipe-école avec les pancartes de l’Alliance et les tasses de la FAE en main ou encore comme les collègues de l’école secondaire Lucien-Pagé (ci-dessous) qui ont mis bien en vue les pancartes de l’Alliance et de la FAE aux fenêtres de l’école donnant sur le boulevard Saint-Laurent.

Enfin, les collègues de l’école Louis-Joseph-Papineau (ci-dessous) ont pris part à l’opération On s’affiche à l’occasion de la visite de George Laraque, ancien joueur du Canadien de Montréal, venu à l’école participer à une conférence de presse et à la diffusion en direct d’une émission télévisée pour soutenir les sinistrés de Port-au-Prince. Les membres de Louis-Joseph-Papineau ont tenu une ligne de piquetage symbolique devant l’école en plus de parader devant les caméras toutes et tous vêtus de leur chandail aux couleurs de l’Alliance et de la FAE en mettant bien en évidence le slogan Autonomes en négo, solidaires en action et en criant des slogans de solidarité avec les Haïtiennes et Haïtiens durement affligés par le sinistre.

 

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Volume 1, no 2, 9 mars 2009

LES BONS COUPS DE LA MOBILISATION

Rédaction : Yves Parenteau ; photos : Elaine Bertrand

Nos membres prennent la plume !

L’initiative des membres de l’Alliance d’écrire aux médias ou de diffuser massivement aux parents et au public des témoignages sur la lourdeur de la tâche enseignante, les difficultés de l’adaptation de l’enseignement ou la justesse des demandes syndicales pour faciliter tant les conditions d’enseignement que les conditions d’apprentissage prend de l’ampleur.

 

Au lendemain de l’entente Alliance-CSDM sur l’évaluation des connaissances et le jour même de la rencontre des personnes déléguées des syndicats de la FAE, une membre de l’Alliance a lancé le groupe Facebook Soutenons les enseignants du Québec . En moins de deux semaines, plus de 15 000 parents et profs s’étaient joints au groupe qui en compte maintenant 20 000. Les forums de discussion sont très actifs sur cette page et le soutien des parents est solide. 

 Un autre collègue de l’Alliance, d’une école secondaire, a réagi au projet d’amendement du calendrier scolaire pour ouvrir les écoles le soir et la fin de semaine à des fins éducatives et d’accommodements raisonnables en écrivant une lettre à la ministre Courchesne. Cette lettre a d’ailleurs été publiée sur ruefrontenac.com dès le lendemain.

Une autre membre de l’Alliance, du secteur de l’accueil et de la francisation, a accordé une entrevue au journaliste-blogueur Louis Préfontaine qui relate son témoignage sur un abus possible de l’adaptation de l’enseignement et des accommodements raisonnables sur le blogue louisprefontaine.com .

Une collègue du primaire, actuellement en congé sabbatique, mais incapable de rester immobile après avoir pris connaissance des offres patronales, a rédigé un vibrant témoignage qui a été lu à l’Assemblée des personnes déléguées de l’Alliance et soumis aux médias. La lettre n’a pas encore été publiée.

Enfin, une enseignante, du centre de formation professionnelle EMICA, a répondu par écrit à l’invitation lancée par la direction du centre qui offrait de partager un repas pour souligner la Semaine des enseignantes et enseignants . Une main de fer dans un gant de velours ou une lettre rédigée sur du papier fin à l’encre rouge ?

Audience auprès du Conseil des commissaires et opération On veut une convention, pas des bonbons ! 

Le Conseil des commissaires de la CSDM a reçu en audience le 24 février dernier trois représentants de l’Alliance qui ont demandé aux commissaires leurs commentaires et leur niveau d’appui par rapport aux demandes syndicales et aux offres patronales. Johanne Sanschagrin, enseignante de coiffure à l’école des métiers des Faubourgs de Montréal, Nathalie Morel, présidente de l’Alliance, et Vianney Lanctôt, enseignant d’éthique et culture religieuse à l’école secondaire La Voie, représentaient l’Alliance à cette audience. 

Notre collègue Johanne Sanschagrin a exprimé aux commissaires qu’il n’y aura plus de comparaisons possibles entre les conditions salariales, les conditions de travail ou l’horaire de travail de l’industrie et celles de l’enseignement dans les centres de FP. À tout point de vue, toutes ces conditions seront plus avantageuses dans l'industrie si les offres patronales sont appliquées. Elle prédit une désertion sans précédent des profs de la FP qui retourneront à la pratique de leur métier dans l’industrie. Aucun commissaire n’a réagi à son témoignage.

Notre confrère Vianney Lanctôt a également témoigné de la réalité d’enseigner en milieux multiethniques et des conditions minimales de réussite nécessaires à ces élèves pleins de bonne volonté, mais qui ne maîtrisent pas tous les rudiments de la langue commune, de la langue nationale, de la langue française. Il a demandé aux commissaires de se prononcer sur les demandes syndicales de prolonger les séjours en classe d’accueil pour les élèves allophones et sur la demande de réduire le ratio maître-élèves dans les groupes du secondaire. Ses questions sont restées sans réponse. 

Notre présidente, Nathalie Morel, a pour sa part exprimé au nom de ses collègues membres de l’Alliance le sentiment d’outrage et de colère qu’ils ressentent par rapport aux offres patronales et aux mépris dont fait preuve le Comité patronal de négociation en ne répondant à aucune des demandes syndicales dans le dépôt patronal. La présidente de l’Alliance a rappelé aux commissaires qu’en moins d’un an, l’Alliance et la CSDM sont arrivées à s’entendre par la négociation pour le renouvellement de la Convention collective locale et sur l’évaluation des connaissances sur la base du même tronc commun : alléger la tâche enseignante pour améliorer la réussite des élèves. Mme Morel a fait appel aux commissaires pour qu’ils exportent jusqu’à la Fédération des commissions scolaires et au ministère de l’Éducation cette orientation d’améliorer les conditions d’apprentissage en améliorant les conditions d’enseignement. Bon nombre de nos demandes syndicales, telles les maternelles 4 ans dans toutes les écoles, les baisses de ratio, la maîtrise du français, sont même des moyens évoqués dans le plan Réussir de la Commission. La CSDM est la plus grosse commission scolaire au Québec, comme l’Alliance est le plus gros syndicat de l’enseignement. Nos organisations travaillent auprès de plus de 10 % de tous les élèves du Québec. Nos voix doivent se faire entendre à Québec si l’on souhaite relever sérieusement le défi de la réussite éducative de l’école montréalaise. L’appel de Mme Morel est resté sans réponse.

 

Près de deux cents membres de l’Alliance se sont déplacés, d’une part, pour soutenir leurs trois collègues reçus en audience par le Conseil des commissaires et, d’autre part, pour retourner à l’expéditeur les cadeaux offerts par les directions d’établissement à l’occasion de la Semaine « patronale » des enseignantes et enseignants . La présidente de la CSDM a cependant clairement exprimé son désaccord envers ce moyen de pression qu’elle a qualifié de mauvais goût.

 

L'opération On s'affiche ! 

L’Opération amorcée par l’Alliance et maintenant incluse dans le plan d’action national va bon train depuis plus d’un mois. Les membres de l’Alliance portent leur chandail aux couleurs de l’Alliance et de la FAE orné du slogan Autonomes en négo, solidaires en action lors des rencontres avec la direction comme le montre si bien les collègues de l’école Garneau sur la photo ci-contre. 

La plupart des enseignantes et enseignants des écoles secondaires ont également porté le chandail lors des rencontres de parents pour la remise du bulletin de la deuxième étape. Les 48 profs de l’école Honoré-Mercier ont amorcé le tout à la fin de janvier en lançant le défi à leurs collègues de l’école voisine de faire de même. Un défi aussitôt relevé par les 60 enseignantes et enseignants de Saint-Henri la semaine suivante. Depuis, la solidarité est bien établie et la plupart des équipes-écoles poursuivent le mouvement. Simultanément à cette action, des militantes et militants de l’Alliance ont distribué pas moins de 30 000 tracts aux parents d’élèves à l’occasion des remises de bulletin. L’accueil des parents aux demandes syndicales d’améliorer le soutien aux élèves est très favorable, tout comme leur opposition unanime à offrir des activités éducatives les soirs et les fins de semaine. « Les enfants ont besoin de faire autre chose. Ils ont déjà plus de 25 heures de cours. Les profs en font déjà assez ! Quelle est l’intention du gouvernement, vous épuiser ? », ont été les propos des parents les plus souvent entendus lors de ces distributions de tracts.

D’autres initiatives intéressantes ont été mises en branle, notamment à l’école Sainte-Bernadette-Soubirous où les profs ont érigé le Mur du mécontentement dans le salon du personnel après avoir été sommés par la direction de l’école de limiter leur affichage au babillard syndical. Par ailleurs, l’équipe syndicale de l’école La Voie a placardé les murs et les pupitres de l’école d’une affiche et les enseignantes et enseignants de l’école ont observé une minute de silence au son de la cloche de l’école pour appuyer nos demandes syndicales. « On aurait pu entendre un crayon tomber dans le gymnase rempli de parents durant la minute de silence », de confier le délégué syndical de l’école.

L'opération Post-it 

Cette Opération, également incluse dans le plan d’action national, vise à alerter tous les intervenants du monde scolaire des enjeux de cette ronde de négociation. Probablement inspirés par la campagne publicitaire télévisée de Défi tabac , plusieurs membres de l’Alliance ont créé des œuvres d’art avec ces petits papiers collants ornés de slogans.

Les collègues de l’école Saint-Jean-de-Matha ont préparé la table de négociation, ceux de l’école Bienville ont voulu s’assurer que la direction de l’école soit bien au fait de ce que ses représentants du Comité patronal de négociation demandent aux profs au nom des directions d’établissement : concessions, alourdissement de la tâche, prolongement de l’horaire de travail…

 

L’équipe-école de Victor-Doré (photo de gauche) a également trouvé le meilleur endroit pour susciter la réflexion sur les offres patronales dans cette ronde de négociation alors que les profs de l’école Sainte-Bernadette-Soubirous (photo ci-dessous), toujours frappés de l’interdiction d’afficher quoi que ce soit sur les murs de l’école…, se sont dressés tel un mur pour exposer les messages de ces papiers aide-mémoire. 

 

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Volume 1, no 1, 7 décembre 2009

RÉACTIONS À LA JOURNÉE INSTITUTIONNELLE

DU 20 NOVEMBRE 2009

 

À PROPOS DE LA CONFÉRENCE DE MARC-ANDRÉ DENIGER

 

« En tant que membre du groupe qui travaille sur le plan de Réussir , je suis plutôt contente de constater que la commission scolaire semble vouloir tenir compte de nos vrais besoins. 

Par contre, je n'ai pas du tout compris POURQUOI on a voulu nous présenter le discours de monsieur Deniger. J'ai l'impression qu'ils ont été pris dans le temps et que comme c'est le seul discours qu'ils avaient, ils nous l'ont présenté... L'avaient-ils vu ??? 

Nous avons besoin de sentir l'appui de nos supérieurs, des professeurs des facultés d'éducation et de la population. Nous présenter ce discours, vient en contradiction avec ce besoin.»

ISABELLE LAJEUNESSE, école, Rose-des-vents

 

« Comme souvent dans les discours de théoriciens, il y avait beaucoup de malhonnêteté intellectuelle. Il [monsieur Deniger] a affirmé, entre autres, que la taille d'une classe n'avait pas d'impact sur les résultats scolaires.

Il se peut que les statistiques indiquent cela, mais ces statistiques sont biaisées, car, dans les écoles secondaires, on forme souvent des groupes plus petits regroupant des étudiants faibles ou ayant des difficultés comportementales.»

NICOLAS KALIAGUINE, centre Tétreauville

« Plusieurs enseignants, pour ne pas dire la totalité des membres dans notre école, ont été outrés par plusieurs passages du discours [de monsieur Deniger]. Le passage sur les ratios d'élèves a beaucoup fait rire... [...] et les commentaires condescendants sur le fait que les élèves sont parfois en “attente de l'évaluation” sans activité d'apprentissage...

Un enseignant a même demandé au directeur d'aviser ses patrons qu'ils avaient insulté son intelligence pendant près d'une heure... à la magnifique somme de 75 $ /l’heure... C'est du beau gaspillage ! Encore du temps de planification et de travail pédagogique perdu.»

VIRGINIE CHILA, école Édouard-Montpetit

 

« M. Deniger faisait preuve de condescendance dans ses propos. Certaines enseignantes ont été outrées ! Des propos qui sous-entendaient toutes sortes de choses en laissant croire que les profs entretenaient des préjugés, par exemple envers les enfants pauvres […] »

CHRISTIANE VÉZINA, école Saint-Louis-de-Gonzague, annexe

 

« On aurait pu consulter des techniciens branchés, les meilleurs conférenciers, engager un professeur de l’ordre de M. Henry Hoppe par exemple et cuisiner avec compétence un festin digne des enseignants ! Ne valons-nous pas la peine qu’on nous offre un repas inspirant, chaud et délicieux ? [...] »

HÉLÈNE THIVIERGE, école Dominique-Savio

 

« J’avoue que je n’ai pas trouvé très intéressant ce que ce monsieur [Deniger] a raconté […] et je n’étais pas la seule ! Prendrait-il les enseignants pour des analphabètes ? […] »

BADIÂA SEKFALI, centre Tétreauville 

 

« J’ai trouvé que ça ne servait pas à grand-chose. Plein de bonnes intentions, de lieux communs : ‘‘il ne faut pas trop chica­ner les enfants, il y en a qui apprennent plus ou moins vite, etc.’’. M. Deniger a dit des choses étonnantes […] selon des études !! Lesquelles ? »

JEAN CARON, école La Mennais

 

« J’ai surtout trouvé qu’il [Marc-André Deniger] plantait les directions et qu’il replaçait leur tâche en la sortant de la gestion. Il a fait ressortir que leur présence active dans l’école était importante […] »

GENEVIÈVE DEAULT, école Victor-Rousselot

 

« Dépense inutile, discours inutile [...] »

PAUL CARRIÈRE, école FACE

 

« L'exposé était somnifère. Monsieur Deniger n'apportait rien de neuf. Il était condenscendant. J'ai perdu mon temps.

Les enseignants ont également trouvé très ordinaires les présentations de madame De Courcy et de monsieur Petitclerc.»

DIDIER HELLIET, école Georges-Vanier

 

« Monsieur Deniger n'a jamais enseigné au primaire, on voit bien qu'il s'adresse à des adultes et à des gens haut placés de la commission scolaire qui ne s'intéressent qu’à la théorie. […] »

SIHAM ABOU NASR, école Madeleine-de-Verchères

 

« J’en veux à la CSDM de ne pas nous avoir écoutés pendant 10 ans de réforme, d’être allée chercher un universitaire [M.-A. Deniger] pour nous dire que ce qu’on demande en négociation nationale, on ne l’aura pas. Par exemple, la baisse de ratios. Il se mêle de ce qu’on fait dans les classes, mais il n’y est pas.»

FRANCINE DEMERS, école Sophie-Barat

 

« Tout ce que monsieur [Deniger] a dit, ON LE FAIT DÉJÀ !!! Ce qui m'a le plus choquée, c'est d'apprendre à la fin de la vidéo que ce monsieur enseignait depuis 26 ans ... à l'université. QUELLE INCOHÉRENCE !!!

Il n'est même pas sur le terrain. Il ne sait pas ce que c'est des jeunes en difficulté [...] qui n'ont pas déjeuné le matin, qui vivent de la violence à la maison, qui sont victimes de « taxage » et qui ont de grandes difficultés d'apprentissage ou de comportement. Tous ces élèves sont dans une même classe et nous devons vivre cela au quotidien, sans aide.

J'aimerais qu'il vienne passer, ne serait-ce qu'une semaine, dans une école régulière. Ce ne serait plus le même discours qui nous serait présenté.

Je me demande comment les directions ont pu faire passer cela. Est-ce qu'ils nous prennent pour des incompétents ? »

SYLVIE LAMANQUE, école FACE, secondaire

 

 

À PROPOS DES CIBLES INSTITUTIONNELLES ET DES PLANS DE RÉUSSITE

« Pour avoir lu le rapport du comité d'experts sur l'apprentissage de l'écriture (décembre 2007) et les 22 mesures du plan d'action de la ministre sur l'amélioration du français (février 2008), je constate que le contenu des documents préparés reproduit fidèlement les recommandations du comité d'experts et les mesures du plan d'action de la ministre, par conséquent, les causes du taux d'échec et de la faible persévérance scolaire sont déjà identifiées et les remèdes aux maux aussi. [...] Tout en dénonçant que des non-élus qui ne sont pas imputables se mêlent de dicter à l'État la façon dont il dépensera les deniers publics en éducation, j'ai également cité les solutions préconisées et réchauffées par le rapport Ménard, mais dans quelques cas éprouvés.»

BENOIT BERGERON, école Louise-Trichet

« Au sujet du plan Réussir ,j’ai une impression de déjà-vu ! C’est un éternel recommencement et on essaie de nous faire croire que c’est notre plan de réussite. J’ai personnellement perdu mon temps, sauf pour ce qui est des discussions entre collègues. […] Je n’avais pas besoin de deux jours là-dessus.»

SYLVETTE MALLET, école Charles-Lemoyne

 

« Dans la dernière demi-heure, les enseignants de mon groupe (25) ainsi que moi-même avons pété les plombs. Concernant la réforme, l’évaluation et le foutu barème de communication (note de bulletin obligatoire à mettre : 100 %, 92 %, 84 %, 76 %, 68 %, 60 %, 52 %, 44 %, 36 %, ou 28 %.

Selon la réforme, nous ne devons pas faire de cumul de note ni de moyenne, mais dans le bulletin des élèves, l'institution fait une moyenne des notes des différentes compétences d'une même matière. 

Beaucoup d'incongruité !!! »

ANNE-MARIE LE SCOUARNEC, école Jeanne-Mance

 

« Nous avons quand même donné notre point […] et nous avons même donné notre cible : 100 % ! rien de moins ! […] et pourquoi pas, si on nous donne de bonnes conditions de travail !?! »

BADIÂA SEKFALI, centre Tétreauville

 

« Vous voulez des cibles chiffrées et concrètes, en voici : • ramener les classes de CPF à 18 élèves ; • ne pas placer plus de deux cotes 12 par classe de CPF ; • diminuer le nombre d’élèves dans les classes ; • arrêter d’intégrer les élèves en difficulté dans les classes régulières ; • ne pas accepter qu’un élève qui a 30 % en math de 2e passe en math de 3e ; • arrêter la réforme et revenir à un enseignement par objectif des savoirs, des connaissances et à une évaluation de celles-ci et non des compétences.

En voilà des chiffres qui parlent. Plutôt que de demander aux profs de se culpabiliser sur la place publique, on pourrait simplement retenir leurs idées.» 

CHRISTINE LANIESSE, école Louis-Joseph-Papineau

 

« Ça fait du bien de prendre le temps de réfléchir à la réussite de nos élèves […] mais une chose est certaine : sans ressources monétaires, nos moyens restent limités.

Je crois sincèrement que, dans le réseau public, nous faisons beaucoup avec peu ! Il y a beaucoup de chefs pour prendre les décisions et parfois on s'y perd. […] »

SIHAM ABOU NASR, école Madeleine-de-Verchères

 

« On nous a montré les statistiques de la CSDM et celles de notre école quant au taux de réussite de nos élèves, mais ces résultats étaient biaisés puisque ceux-ci sont basés sur des évaluations différentes pour chaque école. 

Nous avons tout de même pris le temps de nous questionner pour comprendre pourquoi il y avait tant d’élèves en situation d’échec et ce que nous pourrions faire pour améliorer la situation. La conclusion de toutes les solutions apportées se résume, selon moi, à abaisser nos exigences pour satisfaire au taux de réussite de la CSDM.»

GERMAIN LANDRY, école Saint-Grégoire-le-Grand

 

« Les travaux en sous-comités ont été une bonne chose. On a pu faire le point par rapport à notre plan de réussite, mettre à jour certaines choses et mettre en avant les besoins criants pour répondre aux deux critères du plan Réussir .

[…] On nous a demandé de faire la liste d’épicerie. Voilà qui est fait ! Maintenant, que la CSDM et le Ministère nous la livrent […] on s’occupe de faire la cuisine comme il faut ! »

NICOLAS DALMASSO, centre Saint-Louis

 

« Nous avons travaillé en équipe et nous avons fait part de nos besoins, comme chaque année. Le sentiment des gens est qu'on nous consulte, chaque année, mais que rien ne se passe.»

ÉRIC FUSINATO, école Honoré-Mercier

 

À PROPOS DU SOUTIEN AUX ÉLÈVES EN DIFFICULTÉ

« En plénière, on a occulté cette cause fondamentale des difficultés d'apprentissage et du manque de persévérance scolaire des élèves, la pauvreté. Ce fut une grand-messe bien orchestrée. [...]»

BENOIT BERGERON, école Louise-Trichet

 

« Dans cette première rencontre, il n’était nullement question de se pencher sur des demandes d’ajouts de services pour les élèves en plus grande difficulté, pas pour le moment […], mais plutôt de réfléchir sur les moyens à mettre en place dans notre quotidien, dans nos classes, […] 

Ce qui me paraît positif, c’est le partage et l’échange qui se feront entre collègues […] pour mieux comprendre d’où viennent les élèves qui arrivent dans nos classes et vers quoi s’en vont ceux qu’on prépare pour l’année suivante.»

MARIE-CLAUDE FORGET, école Saint-Jean-de-Lalande

 

« Il y a à peu près cinq ans, nous avons déjà fait cet exercice. Par équipe, on nous avait demandé de sortir le plus d’idées possible pour contrer le décrochage scolaire, attirer les élèves à notre école et trouver les moyens pour qu’ils y restent. […] 

Nous avions pensé à plusieurs dizaines d’idées. […] Qu’en est-il advenu ? RIEN ! Nous avions, entre autres, proposé d’augmenter le nombre de cours de français. Ils sont plutôt passés de 8 à 6 périodes. […] 

On demande encore aux profs de faire des miracles dans ces conditions. Mais que fait la ministre pour nous aider ? Rien. Que fait le Réseau ? Que fait la Commission ? Rien.»

CHRISTINE LANIESSE, école Louis-Joseph-Papineau

 

« [...] Aucun moyen réel n'a été proposé pour la mise en oeuvre d'un meilleur enseignement du français. Plutôt que de mettre 35 élèves moyens ou faibles dans les classes, pourquoi ne pas en mettre 20 faibles et travailler avec eux. L'école est une garderie sociale sous le couvert d'une pseudoéducation. Les demandes faites aux enseignants frôlant la démence et la cruauté [...] »

PAUL CARRIÈRE, école FACE

 

À PROPOS DES DÉRIVES DE LA RÉFORME

« Déjà amorcée par la refonte des programmes de sciences en un seul programme de sciences et technologie et géohistoire par la réforme de l'éducation, la "titularisation" des tâches des enseignants achèvera de tirer une énorme épine du pied des directions d'école dans l'organisation scolaire.

Avec des enseignants subitement métamorphosés en titulaires-généralistes, participerons-nous à l'avènement du dessein de l'OCDE de faire des enseignants des travailleurs taillables et corvéables à merci dans des entreprises-écoles menées par des directeurs omnipotents ? »

BENOIT BERGERON, école Louise-Trichet

 

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