Communiqués

Formation de groupes à trois années d’études

(Montréal, le 12 juin 2017) – L’Alliance des professeures et professeurs de Montréal a expliqué aujourd’hui en conférence de presse les raisons qui l’ont motivée à refuser la proposition d’entente particulière présentée par la CSDM et visant à permettre la formation de groupes à trois années d’études à l’école Rose-des-Vents.

« C’est au terme d’une démarche entamée avec rigueur, il y a quinze mois, que nous avons pris la décision de ne pas renouveler le projet d’entente particulière, une entente annuelle qui permettait la formation de groupes à trois années d’études. », de commenter madame Nathalie Tremblay, vice-présidente de l’Alliance en expliquant la chronologie du processus ayant mené à la décision.

L’Alliance appuie entre autres sa décision sur la base de la clause 8.7.02 d) de la convention collective nationale qui stipule : Lorsque l’école compte 65 élèves ou plus de niveau primaire, un groupe ne peut être formé de plus de 2 années d’études à moins d’entente différente entre la commission et le syndicat. L’Alliance doit interpréter cette clause en fonction de tous les profs, de toutes les écoles. C’est d’ailleurs son devoir premier de représenter et défendre les intérêts de ses 9?000 membres. De plus, le contexte actuel oblige l’Alliance à revoir l’entente particulière convenue annuellement avec la CSDM pour l’école Rose-des-Vents. « La conjoncture récente amène son lot de motifs qui font en sorte qu’une entente particulière comme celle demandée par l’équipe enseignante de Rose-des-Vents en vertu de son projet éducatif n’est plus possible. Le projet de loi 105 qui oblige la refonte des projets éducatifs pourrait multiplier de façon exponentielle les demandes d’ententes particulières. C’est pourquoi l’Alliance prend cette mesure pour préserver le caractère collectif de la convention collective. », d’expliquer madame Catherine Renaud, présidente de l’Alliance.

À un niveau plus local, mais non moins important, le projet de la CSDM dit « d’inclusion » est aussi un motif pour refuser cette entente particulière. « Le projet dit « d’inclusion » de la CSDM qui consiste à fermer des classes spécialisées pour les élèves ayant de graves difficultés d’apprentissage pour les intégrer en classes ordinaires fait en sorte que des élèves ayant des acquis de 3e, 4e et 5e année pourraient, par exemple, être intégrés dans une classe de 6e année. Cette orientation mène notamment à la modification de l’évaluation de ces élèves intégrés en classes ordinaires que l’Alliance dénonce avec vigueur. La classe ordinaire d’aujourd’hui est de moins en moins ordinaire et de plus en plus menacée. Dans ce contexte, pour l’intérêt collectif de ses membres, l’Alliance ne peut plus approuver cette entente particulière. », de conclure madame Renaud.

L’Alliance des professeures et professeurs de Montréal représente les enseignantes et enseignants des écoles primaires et secondaires et des centres d’éducation des adultes et de formation professionnelle de la Commission scolaire de Montréal ainsi que le personnel de l’École Peter-Hall et du Centre Académique Fournier.

La CSDM coupe l’accès à des classes spécialisées pour ses élèves en difficulté

(Montréal, le 26 avril 2017) – Les membres de l’Alliance des professeures et professeurs de Montréal ont manifesté aujourd’hui devant le centre administratif de leur employeur pour dénoncer le projet de la CSDM de fermer des classes spécialisées pour les élèves avec des difficultés graves d’apprentissage au primaire et au secondaire afin de les intégrer dans des classes dites ordinaires.

« Soyons clairs?! Les enseignantes et enseignants ne sont pas contre l’inclusion de tous les élèves dans les écoles de la CSDM. C’est d’ailleurs la mission de l’école publique d’accueillir tous les élèves, peu importe leurs caractéristiques, leurs capacités, leurs forces et leurs faiblesses. À notre commission scolaire, nous avons toujours su être un exemple d’inclusion. Mais attention, le vocabulaire utilisé par notre employeur est trompeur. Sous le couvert de changement de paradigme, le projet « d’inclusion » de la CSDM n’est en fait que de nouvelles intégrations d’élèves HDAA en classes ordinaires alors qu’il y a un manque cruel de services d’adaptation scolaire pour ces élèves. C’est inacceptable qu’on en soit rendu là. », de commenter madame Catherine Renaud, présidente de l’Alliance.

Après la manifestation, des enseignantes et enseignants se sont rendus à la séance du Conseil des commissaires et plusieurs d’entre eux ont participé à la période de questions du public pour convaincre les commissaires de faire marche arrière avec cette nouvelle compression budgétaire. Ils ont notamment souligné aux commissaires que les besoins pour soutenir les élèves en difficulté étaient loin d’être comblés et qu’il ne faudrait pas dans ces conditions intégrer davantage d’élèves en difficulté sans les services suffisants.

« Pour l’ensemble de nos écoles primaires et secondaires, il manque 270 postes équivalents temps plein pour soutenir nos élèves handicapés et en difficulté dans les quelque 175 écoles primaires et secondaires, car ce décompte ne se fait pas dans les centres de formation professionnelle et d’éducation des adultes qui n’ont pas de services pour leurs élèves à besoins particuliers même s’ils en ont vraiment besoin. Il y a donc actuellement des milliers d’élèves HDAA qui ne reçoivent pas tous les services qu’ils auraient besoin pour vivre une intégration réussie en classe ordinaire. Sans ces services, ce sont des échecs répétés qui attendent ces élèves sans compter l’abandon de l’objectif d’égalité des chances. Dans ces conditions, comment la CSDM peut-elle concevoir l’ajout d’autres élèves HDAA dans les classes ordinaires, sans compromettre les conditions d’apprentissage de l’ensemble des élèves qui composent ces classes?? De plus, il est impensable de demander aux parents de se tourner vers les cabinets privés pour obtenir les services d’enseignants-orthopédagogues, d’orthophonistes, de psychoéducateurs et d’autres professionnels qui ne sont plus disponibles pour répondre adéquatement aux besoins des élèves. », de poursuivre la présidente de l’Alliance.

La CSDM répète sur toutes les tribunes depuis l’an dernier qu’elle ajoute 27 millions de dollars, à même son budget local, dans l’enveloppe EHDAA pour pallier les compressions du gouvernement. Même les firmes comptables ont corroboré la prétention de la CSDM que les budgets du ministère pour financer les services aux EHDAA étaient insuffisants. « Devant des faits aussi clairs, comment la CSDM peut-elle virer à 180 degrés et ne plus réclamer le financement supplémentaire pour équilibrer son budget, notamment pour pouvoir former des classes spécialisées?? Ce financement supplémentaire est d’autant plus important puisque nos classes spécialisées à la CSDM sont plus nombreuses que dans les autres commissions scolaires, et aussi plus dispendieuses à créer qu’une classe ordinaire. Dans ces circonstances, les directions d’école et de services à la CSDM, quoi qu’ils en disent, n’ont d’autres solutions que de demander au personnel d’en faire toujours plus avec moins. C’est beaucoup plus pour cette raison, que pour les nombreux chantiers routiers, que la pénurie d’enseignants à la CSDM est pire que partout ailleurs. Il faut stopper ce projet de fermetures de classes spécialisées. C’est inacceptable?! », de conclure madame Renaud.

L’Alliance des professeures et professeurs de Montréal représente les enseignantes et enseignants dans les écoles primaires et secondaires ainsi que dans les centres de formation professionnelle et d’éducation des adultes de la CSDM, de même que le personnel du Centre Académique Fournier et des écoles Peter Hall.

-30-

Source :                     Alliance des professeures et professeurs de Montréal

Information :            Yves Parenteau, 514-910-3195

Budget du Québec

(Montréal, le 29 mars 2017) – Les présidences des cinq syndicats représentant le personnel de la Commission scolaire de Montréal (CSDM) ont réagi aujourd’hui avec grande déception au budget 2017-2018 du gouvernement du Québec. Les sommes allouées pour les services dans les écoles primaires et secondaires ainsi que les centres d’éducation des adultes et de formation professionnelle sont beaucoup trop modestes et celles consacrées à l’entretien, la rénovation, l’agrandissement ou la construction des bâtiments scolaires sont nettement insuffisantes.

« La faible hausse ne nous permet pas d’effacer toutes les coupes effectuées par les mesures d’austérité du gouvernement Couillard. De plus, il faut se rappeler que les élèves et le personnel de la CSDM ont doublement été affectés par les compressions au cours des dernières années, car un plan de retour à l’équilibre budgétaire de près de 32 millions de dollars a été imposé simultanément aux mesures d’austérité. Si l’éducation était vraiment une priorité pour ce gouvernement, on investirait 4,8 % du PIB comme au Royaume-Uni au lieu des 3,9 % actuel. Le Québec pourrait aussi s’inspirer de l’Ontario qui consacre 4,2 % de son PIB à l’école publique, car les Ontariens ne reçoivent pas de subvention pour fréquenter l’école privée. », de commenter Catherine Renaud, présidente de l’Alliance des professeures et professeurs de Montréal.

Malgré de multiples demandes de rencontres depuis novembre dernier, les ministres Sébastien Proulx et Carlos Leitao ont fait la sourde oreille à la demande de statut particulier pour répondre aux besoins particuliers des élèves de la CSDM. On se souviendra à l’automne dernier que les représentants des parents, du personnel syndiqué, des gestionnaires et des commissaires ont mis leurs différends de côté pour trouver des pistes de solutions durables à des problèmes récurrents notamment pour atténuer les effets combinés d’enseigner à des élèves dont près de 70 % sont issus de milieux défavorisés, environ 14 000 sont reconnus comme étant handicapés ou en difficulté d’apprentissage et la moitié n’ayant pas le français comme langue maternelle.

« À ces conditions particulières, il faut aussi ajouter le portrait exceptionnel du parc immobilier de la CSDM. Nos bâtiments sont les plus vétustes, les plus vieux, les plus contaminés de toutes les commissions scolaires. Nos édifices sont également trop petits, inadaptés et inadéquats. Les projets de rénovation et d’agrandissement en cours ne représentent qu’une petite partie des besoins. Ces travaux provoquent beaucoup d’effets collatéraux et génèrent, par le fait même, encore plus d’entretien ménager, mais les ressources financières et humaines ne suivent pas. », d’ajouter M. Gilbert Ducharme, président de l’Association des concierges du district des écoles de Montréal.

Son collègue, Rémi Desrosiers, président du Syndicat national des employées et employés de la CSDM, qui représente notamment les aides-concierges et les ouvriers spécialisés, renchérit : « Non seulement l’entretien ménager est insuffisant pour que tous nos établissements soient salubres et aptes à accueillir les élèves et le personnel, l’entretien des bâtiments est encore plus négligé. La firme indépendante Foucault-Maestro a établi le déficit d’entretien des édifices de la CSDM à 1,2 milliard de dollars. Le vérificateur général du Québec spécifiait dans son rapport de novembre 2012 que le ministère devait consacrer 2 % de la valeur du bâtiment à l’entretien pour allonger sa durée de vie utile alors que seulement 0,8 % de la valeur y est consacré. L’État du parc immobilier serait suffisant à lui seul pour que le gouvernement accorde un statut particulier à la CSDM. Seulement 10 des 225 bâtiments sont dans un état satisfaisant selon Foucault-Maestro.

À ce rythme, le déficit d’entretien ne sera jamais comblé à la CSDM, car les gros travaux de rénovation sont donnés en sous-traitance et coûtent environ 30 % plus cher que lorsqu’ils sont effectués par les employés de la CSDM. La sous-traitance provoque également de nombreuses coupes de postes, entraînant du même coup une perte d’expertise considérable, l’allongement des délais et moins de proximité et de contrôle sur l’avancement des travaux. »

Au nombre des services dont le réinvestissement n’a pas comblé toutes les pertes provoquées par les mesures d’austérité et le plan d’équilibre budgétaire, les services professionnels, particulièrement ceux dévolus pour les élèves handicapés et en difficulté, sont parmi les plus touchés. « Le gouvernement ajoute un peu d’argent pour embaucher davantage de psychologues et d’orthophonistes, mais ces budgets ne sont pas suffisants tant pour la rétention que pour l’attraction de ces professionnels vers les commissions scolaires. Les salaires sont encore très loin des revenus qu’ils peuvent faire en cabinet privé et les conditions de travail sont épouvantables. Par exemple, nous n’avons qu’une quinzaine de psychologues sur la trentaine embauchés par la CSDM qui font de l’intervention dans les écoles et les centres. Ces derniers doivent suivre des dizaines d’élèves dans 3, 4, et même 5 établissements différents par semaine. Les conditions ne résistent à aucune comparaison. »,  de poursuivre Michel Mayrand, président du Syndicat des professionnelles et professionnels du milieu de l’éducation à Montréal.

La situation n’est pas plus rose parmi le personnel de soutien. « En ce qui concerne l’informatique, plus ça change, plus c’est pareil. On confie de plus en plus l’entretien des équipements informatiques en sous-traitance. Ainsi, on dépense plus d’argent, pour avoir moins de services dans des délais plus longs, tout en perdant notre expertise interne en confiant la maintenance de nos tableaux interactifs à une firme externe par exemple. L’informatique est pourtant un outil essentiel à l’apprentissage. On pourrait dire la même chose des techniciens en loisirs qui sont en voie de disparition même si on réclame davantage d’activités parascolaires, des techniciens en documentation qui voient leurs heures de présence diminuer dans les bibliothèques des écoles secondaires ou des techniciens en travaux pratiques qui doivent composer avec un manque criant de matériel de base pour réaliser les laboratoires et ateliers des cours de sciences et technologie. », de renchérir Michel Picard, président de l’Association professionnelle du personnel administratif.

Les présidences des cinq syndicats de la CSDM condamnent d’une seule voix les ministres Sébastien Proulx à l’Éducation et Carlos Leitao aux Finances qui sont restés insensibles à la situation particulière de la CSDM et n’ont même pas voulu entendre les propositions consensuelles qui avaient été dégagées lors d’une réflexion collective en octobre dernier. « Des solutions, il y en a. À coût nul, en plus. Sans hausse de taxes et d’impôts. Parmi les 11 recommandations que nous voulions leur présenter, l’abolition des subventions aux écoles privées permettrait de réinjecter plus de 500 millions de dollars à l’école publique. Sans compter l’effet positif qu’entraînerait le retour de milliers d’élèves sans difficulté. À cela, si on ajoute une partie des sommes que le gouvernement a choisi de verser au Fonds des générations, il serait possible de hausser la proportion du PIB investi en éducation à 4,8 % sans ajouter aucun argent frais. Pour cela, il faut un gouvernement qui veut vraiment que l’éducation soit une priorité. Ce qui n’est malheureusement pas le cas. », de conclure les présidences de l’intersyndicale-CSDM.

L’Intersyndicale-CSDM représente les quelque 16 000 membres du personnel syndiqué de la CSDM.

Sources :

  • Alliance des professeures et professeurs de Montréal
  • Association professionnelle du personnel administratif
  • Syndicat des professionnelles et professionnels du milieu de l’éducation de Montréal
  • Syndicat national des employées et employés de la CSDM
  • Association des concierges des écoles du district de Montréal

Renseignements : Yves Parenteau, 514-910-3195

 

 

Statut particulier pour la CSDM

(Montréal, le 24 novembre 2016) – Les porte-parole des organisations représentant les cinq syndicats, le Comité de parents, le Conseil des commissaires et les associations de gestionnaires de la Commission scolaire de Montréal (CSDM) ont demandé aujourd’hui une rencontre avec le ministre de l’Éducation, monsieur Sébastien Proulx et le ministre des Finances et président du Conseil du trésor, monsieur Carlos Leitäo.

Les membres des cinq syndicats représentant toutes les catégories de personnel à la CSDM ont mené avec des membres du Comité de parents, du Conseil des commissaires, des directions d’établissement et des cadres scolaires deux journées de réflexion collectives visant à trouver des solutions pour l’avenir de l’école publique à la CSDM. « Ces rencontres ont permis non seulement à toutes les organisations de la CSDM de faire des constats unanimes sur l’état de la situation, mais également de dégager de nombreuses pistes de solutions durables à des problèmes récurrents à la CSDM. Les consensus sont solides et centrés sur les besoins des élèves. », d’affirmer madame Catherine Renaud, présidente de l’Alliance des professeures et professeurs de Montréal.

Le profil unique des élèves de la CSDM est sans contredit le constat principal sur lequel reposent les revendications que souhaitent présenter les porte-parole de la communauté CSDM aux ministres de l’Éducation et des Finances avant l’élaboration du budget 2017-2018. « Nulle part ailleurs dans les autres commissions scolaires du Québec, ne trouve-t-on autant d’élèves qui vivent en milieux défavorisés, ne maîtrisent pas ou peu la langue française et sont reconnus handicapés ou en difficulté. La conjonction de ces trois facteurs de risque pour un nombre aussi grand d’élèves justifie qu’on accorde, au nom de l’égalité des chances, un statut et des services particuliers aux élèves de la CSDM. », d’ajouter madame Julie Wagner, commissaire-parent de la CSDM.

Au nombre des propositions qui seront présentées aux ministres Proulx et Leitäo, certaines visent les ententes interministérielles pour améliorer les services et la cohésion dans les réseaux ou encore l’élargissement des services et le mode de financement en fonction du profil unique des élèves de la CSDM ainsi que des conditions particulières pour améliorer le parc immobilier de la Commission scolaire. « Nous avons des défis immenses à relever. Nous venons d’atteindre l’équilibre budgétaire après plusieurs années de compressions. Tant nos élèves du secteur des jeunes que nos étudiantes et étudiants adultes à la CSDM ont des besoins qui doivent être comblés. Ils ont des besoins particuliers qui requièrent un statut et des modes de financement particuliers. Nous avons bon espoir qu’en présentant nos demandes aux ministres Proulx et Leitäo, ils comprendront qu’il faut en faire plus pour celles et ceux qui sont les plus vulnérables, ce qui aurait des répercussions positives sur l’ensemble des élèves. », de conclure la présidente de la CSDM, madame Catherine Harel-Bourdon.

Les organisations ont formulé et adopté solidairement et unanimement 11 propositions qu’elles souhaitent présenter aux ministres Proulx et Leitäo avant le prochain budget. Au nombre de ces propositions on retrouve notamment que l’État reconnaisse un statut et des modes de financement particuliers à la CSDM qui tiennent compte des effets des facteurs combinés que sont la défavorisation, le nombre d’élèves HDAA, dont un nombre particulièrement élevé présentant de multiples handicaps ou des troubles associés, ainsi que le nombre d’élèves n’ayant pas le français comme langue d’origine. Une autre proposition vise à ce que l’État cesse graduellement de financer le réseau privé et que les fonds récupérés soient réinvestis à l’école publique. Les 11 propositions intégrales sont présentées en annexe à ce communiqué.

-30-

Information :     Yves Parenteau, 514-910-3195

  • Alliance des professeures et professeurs de Montréal
  • Association québécoise des cadres scolaires
  • Association des concierges des écoles du district de Montréal
  • Association montréalaise des directions d’établissement scolaire
  • Association professionnelle du personnel administratif
  • Comité de parents de la CSDM
  • Conseil des commissaires de la CSDM
  • Syndicat des professionnelles et professionnels du milieu de l’éducation de Montréal
  • Syndicat national des employées et employés de la CSDM

ANNEXE AU COMMUNIQUÉ

PROPOSITIONS COMMUNES

Nous, les membres du personnel, les parents, les commissaires scolaires et les gestionnaires de la CSDM, réclamons conjointement et solidairement :

  1. Que l’État fasse de l’éducation une véritable priorité, y investisse une plus grande part de son PIB et que les autres ministères (Famille, Santé et Services sociaux, Immigration, Diversité et Inclusion et Travail, Emploi et Solidarité sociale) soutiennent cette mission de l’État par différentes modalités, dont des ententes interministérielles avec le Ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur.
  2. Compte tenu de la réalité montréalaise et des besoins spécifiques des élèves de la CSDM, que l’État reconnaisse un statut et des modes de financement particuliers à la CSDM, qui tiennent compte des effets des facteurs combinés que sont la défavorisation, le nombre d’élèves HDAA, dont un nombre particulièrement élevé présentant de multiples handicaps, ainsi que le nombre d’élèves n’ayant pas le français comme langue d’origine à intégrer.
  3. Compte tenu de la concurrence accrue de l’école privée à Montréal et du sous-financement chronique de la CSDM, que l’État cesse graduellement de financer le réseau privé et que les fonds récupérés soient réinvestis à l’école publique afin d’assurer l’égalité des chances pour tous les élèves.
  4. Compte tenu de la proportion élevée d’élèves vulnérables sur son territoire et de l’expertise unique développée par les intervenants de la CSDM, que l’État finance à la hauteur des besoins les services aux élèves à risque, jeunes et adultes, notamment en ce qui concerne: les maternelles 4 ans temps plein en complémentarité avec le réseau des CPE, la reconnaissance de la pluralité des handicaps et des troubles associés ainsi que leur effet cumulatif chez les enfants et les adultes, les classes d’accueil et de francisation pour les nouveaux arrivants et les allophones nés ou déjà installés au Québec.
  5. Afin de favoriser le dépistage et l’intervention précoces ainsi que le soutien tout au long du parcours scolaire des élèves de la CSDM, que l’État accentue la coordination et la communication entre les ministères concernés et que par ailleurs, il facilite les transitions entre les différents niveaux du parcours éducatif : CPE, préscolaire, primaire, secondaire, formation professionnelle, EDA.
  6. Que le gouvernement provincial et les autorités locales reconnaissent le droit à des écoles de quartier pour tous les enfants du territoire de la CSDM et prennent les décisions en conséquence.
  7. Par souci d’équité et d’égalité des chances, compte tenu des défis particuliers à Montréal, que l’État investisse les sommes additionnelles nécessaires à la création d’environnements sains, beaux, fonctionnels et durables sur le territoire de la CSDM.
  8. Compte tenu de la vétusté des écoles de la Commission scolaire de Montréal et du déficit d’entretien (1,3 G$) de son parc immobilier, que l’État accorde à la CSDM un financement récurrent et suffisant, dont la commission scolaire disposerait selon ses priorités, sur une base triennale et dans une perspective à long terme, tout en conservant la maîtrise de son parc immobilier.
  9. Compte tenu de la valeur patrimoniale des écoles de la CSDM et de la nécessité de léguer ce patrimoine à des générations futures, que l’État finance les coûts supplémentaires liés à la valeur de ce patrimoine bâti.
  10. Compte tenu des coûts plus élevés nécessaires à la CSDM pour rénover ou construire des écoles dans la métropole densément peuplée, que l’État en assume totalement les coûts additionnels.
  11. Compte tenu de la nécessité d’offrir aux élèves des environnements salubres et sécuritaires, que la CSDM ait toute la latitude pour prioriser la stabilité de ses employés de soutien et d’entretien.
  • Alliance des professeures et professeurs de Montréal
  • Association québécoise des cadres scolaires
  • Association des concierges des écoles du district de Montréal
  • Association montréalaise des directions d’établissement scolaire
  • Association professionnelle du personnel administratif
  • Comité de parents de la CSDM
  • Conseil des commissaires de la CSDM
  • Syndicat des professionnelles et professionnels du milieu de l’éducation de Montréal
  • Syndicat national des employées et employés de la CSDM

 

 

 

Consultation régionale sur la réussite éducative

Des enseignantes et enseignants du Syndicat de l’enseignement de l’Ouest de Montréal (SEOM), du Syndicat de l’enseignement de la Pointe-de-l’Île (SEPÎ) et de l’Alliance des professeures et professeurs de Montréal (APPM) ont manifesté aujourd’hui devant l’hôtel où se tenaient les audiences des consultations régionales sur la réussite éducative, amorcées récemment par le ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx. Les profs des trois syndicats francophones de l’île de Montréal veulent s’assurer que leurs propositions concernant l’exercice de la profession enseignante soient entendues et considérées pour améliorer les conditions d’enseignement ainsi que les conditions d’apprentissage des élèves.

Les mesures d’austérité du gouvernement ont fait mal à l’école publique québécoise et encore davantage à l’école montréalaise. Les réformes des dernières années ont été conçues et implantées à l’insu du personnel enseignant. « Si ces consultations doivent mener à une nouvelle réforme, nous demandons que les enseignantes et enseignants, ainsi que leurs représentantes et représentants syndicaux, y soient associés tout au long du processus. », de réclamer madame Mélanie Hubert, présidente du SEOM, qui était reçue en audience par le ministre. « La réforme de 2000 a été un échec. Pour celle à venir, nous proposons que la mission de l’école soit recentrée sur l’instruction. Il faut que la politique d’évaluation des apprentissages accorde davantage d’importance à l’évaluation des connaissances si l’objectif est réellement la réussite, et non les réductions budgétaires, comme ce fut le cas lors des dernières réformes. », d’ajouter madame Hubert.

Les enseignantes et enseignants de Montréal proposent également que les programmes de formation soient révisés afin de reposer sur un socle commun de connaissances à enseigner. « D’une région à l’autre, voire d’une école à une autre, il est important que les programmes de formation, de toutes les disciplines, précisent quels sont les savoirs, savoir-faire et savoir-être qui doivent être enseignés et évalués et non laissés à la discrétion de chaque établissement. Le socle commun est une condition indispensable pour que la valeur du diplôme, d’une note au bulletin ou d’un examen soit la même partout au Québec. », de poursuivre madame Thérèse Prinos, présidente du SEPÎ.

Les programmes de formation sont actuellement conçus en trois cycles de deux années au primaire et d’un cycle de deux ans et d’un autre de trois ans au secondaire. « Nous proposons également pour la réussite des élèves de diviser les programmes de formation année par année plutôt que par cycle de deux ou trois ans. Nous voulons une progression des apprentissages cohérente et claire pour le prof, l’élève et le parent et nous voulons aussi éviter de brimer les apprentissages des nombreux élèves qui doivent changer d’école durant leur parcours scolaire. », d’ajouter madame Catherine Renaud, présidente de l’APPM.

Les trois présidentes des syndicats de l’enseignement francophone de Montréal ont conclu en réitérant leur demande au ministre Sébastien Proulx d’accorder une plus grande autonomie professionnelle aux enseignantes et enseignants. Après tout, l’experte ou l’expert en classe, c’est le prof!

Sources :            

Syndicat de l’enseignement de l’Ouest de Montréal

Syndicat de l’enseignement de la Pointe-de-l’Île

Alliance des professeures et professeurs de Montréal

Renseignements : Yves Parenteau, 514-910-3195

Dates importantes