Communiqués

Plan d’effectifs 2018-2019

La CSDM fait le choix de maintenir la surcharge de travail

(Montréal) – Dans le cadre du dépôt du plan d’effectifs 2018-2019 de la Commission scolaire de Montréal, les cinq syndicats formant l’Intersyndicale CSDM joignent leurs voix afin de dénoncer la surcharge toujours imposée par leur employeur.

«Malgré des ajouts de près de 32,64 postes d’ouvriers d’entretien au total, nous sommes loin d’un retour à la normale sur le terrain, de souligner Rémi Desrosiers, président du Syndicat national des employées et employés de la Commission scolaire de Montréal (CSN). L’ajout de seulement cinq postes chez les ouvriers spécialisés nous indique clairement que la CSDM entend bien favoriser davantage de recours à la sous-traitance puisqu’au même moment, la direction embauche plusieurs cadres responsables des budgets d’entretien des bâtiments, sans avoir la main-d’oeuvre en interne pour réaliser les travaux. Après des coupes d’environ 15% des postes des ouvriers spécialisés tout au long de l’application des politiques d’austérité, ces cinq nouveaux affichages ne régleront pas la surcharge vécue au jour le jour.»

«Même si nos membres font face à un statu quo de nos effectifs, nous devons assumer encore des années de compressions et de réduction de ceux-ci. Le manque de travailleurs sur nos listes de rappel fait en sorte que dans certains établissements, lorsqu’il y a des absences, nous avons des périodes de plusieurs jours sans aucun entretien ménager, de déclarer Gilbert Ducharme, président de l’Association des concierges des écoles du district de Montréal (ACEDM–CSN). La dynamique malsaine imposée par la CSDM dans les relations de travail ne favorise pas la rétention des employées et employés. La judiciarisation sert désormais de base à des attaques constantes contre les salariées et salariés de la CSDM.»

«Au total, la CSDM ajoute 27,33 postes dans le secteur administratif alors que nous en aurions besoin de 144,85 pour revenir à la hauteur des effectifs de 2010. C’est au sein de ces corps d’emploi — les secrétaires, les secrétaires d’écoles et de gestion, les agents de bureau de classe I, II et principale, et de techniciennes en administration — que l’on retrouve un des plus hauts taux d’épuisement et de détresse psychologique. Selon la fédération des commissions scolaires du Québec, en 2016-2017, 44 % de l’absentéisme est lié à la santé mentale à la CSDM. L’employeur doit impérativement prendre la juste mesure de ces données alarmantes qui démontrent, sans l’ombre d’un doute, que notre employeur se moque complètement de la santé des travailleuses et des travailleurs de la CSDM», de marteler Michel Picard, président de l’Association professionnelle du personnel administratif (CSN).

«Avec l’application de la Loi 105, le gouvernement néolibéral de Philippe Couillard a gagné son pari d’abolir les commissions scolaires en accordant les budgets directement à chaque établissement. Ce qui apparaît clairement, c’est que la subsidiarité fera disparaître la CSDM qui ne deviendra qu’une coquille vide puisqu’elle ne servira qu’à émettre des chèques. Le jour où les quelque 200  établissements de la CSDM géreront 200 comités de relations de travail, 200 services de ressources humaines et 200 services de paie, les élèves seront-ils mieux servis ? En plein réinvestissement gouvernemental, le plan d’effectifs,

s’il présente de beaux affichages de postes pour certains titres d’emplois, il en va tout autrement pour les 2 psychologues, pour les conseillers en formation scolaire et pour les conseillers en orientation. Comment cela peut-il être possible ? Comment la CSDM peut-elle vraiment abolir des postes de psychologues ? Est-ce une question de subsidiarité ? Est-ce une volonté de certaines directions d’écoles et de centres, qui prennent de plus en plus de place dans les décisions, au détriment du centre administratif ? Pendant ce temps, la CSDM traite ses salariées et salariés avec peu de respect et travaille main dans la main avec des firmes de comptables qui ne cherchent qu’à bénéficier des fonds publics voués à nos écoles», de poursuivre Michel Mayrand, président du Syndicat des professionnelles et professionnels du milieu de l’éducation de Montréal (CSQ).

«Même si ce plan d’effectifs ne touche pas directement les professeures et professeurs, nous en ressentons toujours les effets. Dans le cadre d’une démarche paritaire de collecte des besoins étendue à toutes les écoles, le syndicat réclame et la CSDM reconnaît que, pour répondre aux besoins des élèves HDAA, il nous faudrait combler environ 300 postes d’enseignantes-orthopédagogues, de TES, de psychoéducateurs, d’orthophonistes et de psychologues. Sans ces professionnels en soutien, ce sont les professeurs qui doivent faire face à des élèves qui méritent déjà toute notre attention. Entre autres, la pression qui en résulte devient trop souvent insupportable pour les professeures et professeurs, ce qui ne favorise en rien l’attraction et la rétention des professeurs. Dans un contexte d’intégration massive d’EHDAA, nous nous retrouvons de plus en plus confrontés à des enjeux de violence et de sécurité quand les services ne sont pas au rendez-vous», de conclure Catherine Renaud, présidente de l’Alliance des professeures et professeurs de Montréal.

À propos

L’Intersyndicale CSDM regroupe les 16 000 membres du Syndicat national des employées et employés de la Commission scolaire de Montréal (CSN), de l’Association des concierges des écoles du district de Montréal (ACEDM–CSN), de l’Association professionnelle du personnel administratif (CSN), du Syndicat des professionnelles et professionnels du milieu de l’éducation de Montréal (CSQ) et de l’Alliance des professeures et professeurs de Montréal.

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Source : Intersyndicale CSDM

Information : Yves Parenteau, 514 910-3195

Martin Petit, 514 894-1326

Négociation de la convention collective locale

Entente de principe entre l’Alliance des professeures et professeurs de Montréal et la Commission scolaire de Montréal

À la suite de négociations intensives, l’Alliance des professeures et professeurs de Montréal et la Commission scolaire de Montréal ont conclu une entente de principe tard hier soir.

L’entente de principe sera soumise aux instances de l’Alliance et l’Assemblée générale de l’unité de négociation CSDM (AUN-CSDM) sera convoquée le 26 avril pour que les membres se prononcent sur celle-ci.

Dans l’intervalle, les parties ont convenu que les détails de cette entente ne seront pas rendus publics ni commentés de part et d’autre, avant que les membres de l’Alliance aient pu en prendre connaissance.

La journée de grève prévue le 1er mai est annulée et les moyens de pression sont suspendus jusqu’à ce que l’AUN-CSDM de l’Alliance se prononce sur l’entente de principe.

« Le Conseil d’administration de l’Alliance recommandera cette entente de principe à son Assemblée des personnes déléguées étant entendu que c’est l’Assemblée générale qui décidera de l’accepter ou de la rejeter », de déclarer madame  Catherine Renaud, présidente de l’Alliance.

« Du côté de la CSDM, nous voulions arriver à une entente avec nos enseignantes et enseignants tout en nous assurant que les élèves puissent poursuivre leur année scolaire sans perturbation», d’ajouter madame  Catherine  Harel  Bourdon, présidente de la Commission scolaire de Montréal.

Rappelons qu’avec ses 191 établissements, la Commission scolaire de Montréal est le plus grand réseau d’écoles publiques du Québec. Entre autres responsabilités, elle organise les services éducatifs pour 113 000 élèves. L’Alliance représente les quelque 9000 enseignantes et enseignants (près de 10 % des profs du Québec) des écoles primaires et secondaires ainsi que des centres de formation professionnelle et d’éducation des adultes de la CSDM.

En riposte à l’ultimatum de la CSDM

Montréal, le 13 avril 2018 – Réunis en Assemblée générale, les membres de l’Alliance des professeures et professeurs de Montréal de l’unité de négociation Commission scolaire de Montréal (CSDM) ont voté à 77 % pour un mandat de grève d’une journée à être exercée le 1er mai en riposte à l’ultimatum patronal d’arriver à une entente pour le renouvellement de la convention collective avant le 30 avril prochain. En plus de donner une échéance à très court terme, l’employeur, pour comble d’insulte, déclare qu’il fera tomber les arrangements locaux qui contiennent notamment la semaine de relâche en mars et les listes de priorités de l’éducation des adultes et de la formation professionnelle, un droit syndical durement acquis depuis 20 ans pour ces enseignantes et enseignants à statut précaire.

« On n’a d’autre choix que de dénoncer publiquement l’attitude odieuse de la CSDM. Elle n’a aucun souci d’améliorer les conditions d’exercice des enseignantes et des enseignants, même pour certaines de nos demandes à coût nul. Par cette attitude intransigeante, les dirigeants de la CSDM sont les principaux responsables de la pénurie d’enseignants qui sévit dans la plus grande commission scolaire du Québec. Le problème s’aggrave d’année en année, car nos collègues, jeunes et anciens, s’épuisent à la tâche allant jusqu’à la détresse psychologique. Certains choisissent d’aller enseigner ailleurs ou même de quitter la profession. Les conditions d’exercice sont beaucoup plus répulsives qu’attrayantes à la CSDM. », de commenter madame Catherine Renaud, présidente de l’Alliance.

« Si la CSDM veut démontrer que les relations de travail avec ses enseignantes et enseignants sont importantes, elle doit retirer son ultimatum et s’engager à poursuivre la négociation et à prolonger les arrangements locaux jusqu’à la conclusion d’une entente de principe. Sinon la CSDM sera l’unique responsable de ce gâchis et de la grève du 1er mai.», de conclure madame Pascale Besner, vice-présidente et responsable du comité de négociation pour l’Alliance.

Ce mandat de grève touche uniquement les quelque 8?900 membres travaillant à la CSDM.

L’Alliance représente les quelque 9000 enseignantes et enseignants des écoles primaires et secondaires ainsi que des centres de formation professionnelle et d’éducation des adultes de la CSDM de même que le personnel de l’École Peter-Hall et du Centre Académique Fournier.

Information : Yves Parenteau, 514-910-3195

 

 

 

Dates importantes